Posts Tagged ‘euro’

BNS today, 100 milliards de pertes

mardi, octobre 4th, 2011

Quand je vous écrivais que la BNS devra rendre des comptes: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8051

Voici une analyse de Monsieur Chevallier: http://chevallier.biz/2011/10/bns-100-milliards-de-francs-de-pertes/ qui conforte encore mieux ma prise de position: « Un jour noir pour la Suisse. »

100 milliards de pertes ! 13’000 francs par suisse (y.c. nos chères têtes blondes), on a tapé dans les réserves !

Comme l’écrit Monsieur Chevallier, il n’y a que peu de solutions. Soit on essaie de devenir aussi un mauvais élève par crainte de sa propre force (C’est évidemment le choix le plus facile) soit un assume sa différence et ON SE BAT.

Le monde dans lequel nous vivons est un monde « du nivellement par le bas ». Je pense que nos aïeux doivent de retourner dans leurs tombes, eux qui économisaient et connaissaient la valeur de l’argent.

« Et maintenant que vais je faire ? de tous ces euros  ? qui m’indiffèrent ! »

Vidéos: Le Grèce doit elle-sortir de l’euro ? (ou d’autres)

jeudi, septembre 22nd, 2011

Voici quelques émissions récentes sur le sujet:

François Asselineau invité de Nicolas Doze sur… par UPR-TV


Crise: et maintenant la panique? – Ce soir (ou… par MinuitMoinsUne


Des entreprises fuient les banques françaises par BFMTV


Mots croisés – Faut-il sortir de l’euro par evildead208

Jacques Attali qui dit que l’Union Européenne n’a pas de dettes (à la minute 7 (lien ci-dessosu)) en disant que les pays européens sont endettés, mais pas l’Union Européenne. Il prône les euro-obligations, etc.

http://www.itele.fr/emissions/magazine/les-cles-de-leco/video/14718

et il avoue que le traité de Maastricht n’a pas inclu une sortie d’un pays et il a l’air de trouver cela sympathique ( M. Asselineau dit lui que c’est prévu)


Jacques Attali à propos du Traité de Maastricht… par UPR-TV

La BNS renoue instantanément avec les bénéfices

vendredi, septembre 9th, 2011

C’est ce que nous dit le Blick: Nationalbank macht schon wieder Gewinn

Car d’après l’article, la BNS a gagné 20 milliards de CHF (dont 10 sur la hausse du cours de l’or), a acheté des euros à 1.12, qu’elle possède aussi des réserves dans d’autres devises (USD), de l’or et que par la baisse du franc suisse, les réserves de devises sont montées (189 milliards).

Soit, j’en prends acte, c’est dès lors génial cette stratégie. C’est limite du délit d’initié (ou Front Running). On achète lourdement des euros à 1.12 et on lance une O.P.A. sur l’euro à 1.2.

Je suis aussi d’accord qu’une hausse soit « comptablement parlant » enregistrée sur quelques jours, mais qu’en est-il des euros acheté à 1.43 et 1.40 ? Ah oui j’oubliais! On remet les compteurs à zéro tous les trimestres. On agit comme les sociétés cotées en bourse avec un trimestre bénéficiaire à 10 millions – qu’on applaudit – oubliant au passage les 10 trimestres déficitaires à 100 millions.

Revenons à notre mouton BNS (qui ne se laissera pas tondre)

J’ai été catastrophé par la fixation du plancher à 1.2 pour les raisons que j’ai évoquées ici: « La BNS devra rendre des comptes » . Mais je ne suis pas aussi borné que cela et je vais essayer de prendre du recul.

  • Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité.
  • D’autres pensent que la BNS a agit avec grande intelligence et qu’elle est en train de revendre les euros qu’elle a acheté. L’idée est que le prix moyen des euros à 1,43, puis 1,40, puis, puis..on obtient un cours d’achat moyen à 1.2 et que la BNS est en train de vendre pour s’en sortir. Elle annoncera par la suite ne plus soutenir le plancher. Cela relève plus de la stratégie d’un trader plutôt que celle d’une banque centrale, j’ai de la peine à y croire.
  • D’autres encore pensent que c’est pure folie: Unlimited Spelled Backwards Is Zimbabwe et que la BNS va devoir dépenser 200 milliards: Swiss May Spend 200 Billion Euros on Peg, BMO Says (alors que nous ne détenons que 1040 tonnes d’or soit 55 milliards de CHF) ou que c’est suicidaire: swiss-move

L’avenir nous dira donc si c’est un coup de génie, un coup monté ou un coup pour se faire démonter.

Je me demande de plus en plus s’il ne faut pas acheter du dollar…..mais là aussi je doute.

 

La BNS intervient ce matin

mardi, septembre 6th, 2011

et annonce qu’il fixe un plancher sur l’euro à 1,20 CHF. Je trouve cette décision incroyablement inquiétante!

Je m’exprimerai dans un prochain article, comme je l’ai fait précédemment, ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

La BNS ne pourra pas soutenir cette parité éternellement, j’en met ma main au feu !

ZURICH, Sept 6 (Reuters) – The Swiss National Bank said on Tuesday it would
set a minimum exchange rate target of 1.20 francs to the euro and would enforce
it by buying foreign currency in unlimited quantities.

« With immediate effect, it will no longer tolerate a EUR/CHF exchange rate
below the minimum rate of CHF 1.20. The SNB will enforce this minimum rate with
the utmost determination and is prepared to buy foreign currency in unlimited
quantities, » it said in a brief statement.

The franc has soared against the euro  and the dollar
in recent months and nearly touched parity with the common currency on Aug. 9,
as investors anxious about debts in the euro zone and slowing global growth
sought a safe haven.

To cushion the economy from a downturn as the strong franc hurts exports, the
SNB cut an already low interest rate target to nil on Aug. 3. It is also
boosting the amount of liquidity in the banking system, and it had threatened
further measures.

L’Euro à 1.1 contre CHF et alors ?

vendredi, août 12th, 2011

Plusieurs personnes m’ont félicité de ma prévision de cours de change à 1.1 pour l’euro contre le CHF (prononcée alors que le cours était de 1.45 – 1.5). Et Maintenant ?

Il est temps de fournir quelques détails, explications, articles, graphiques etc. avant de poursuivre.

Tout d’abord le graphique de l’euro contre CHF (source Reuters):

et 2 derniers jours (nouvelle intervention dès ce matin ?)

La BNS n’a pas fait de commentaire sur une possible intervention. Le Franc suisse c’est déprécié fortement contre toutes les monnaies du monde ces derniers jours après avoir touché la parité contre euro. Je crois grandement qu’une intervention de la BNS a été orchestrée.

A mon avis, l’espoir (ou la volonté non affichée) semble être: Parvenir à faire remonter l’euro vers 1,2 et ensuite d’annoncer son arrimage à la monnaie unique.

C’est possible à réaliser, mais…

  1. Tout d’abord, il faudra acheter massivement de l’euro (ou vendre massivement du franc suisse) afin d’obtenir le cours désiré.
  2. Il faut ensuite faire une annonce (un décret ? une loi ? appelez cela comme vous voulez qui fixe la parité euro/chf à 1,20
  3. Il faut défendre cette parité coûte que coûte. Cela signifie simplement acheter de l’euro dès qu’il est à 1.1990 et vendre de l’euro dès qu’il est à 1,2010, ceci en permanence
  4. Il faut donc avoir un interventionnisme permanent sur la paire de devises et cela aura un coût énorme à terme. Cette stratégie n’est pas viable à long terme et l’Argentine (en arrimant son Pesos au USD) en avait fait l’amère expérience

J’ai des propositions beaucoup plus décalées pour affaiblir le CHF

  1. Augmenter l’endettement de la Suisse au même niveau que les pays européens et américain….soit 100% du PIB (en résumé ne plus être le moins mauvais (ou le meilleur selon la perception que l’on affiche de la dette suisse))
  2. Instaurer des taux d’intérêts négatifs (la plus plausible) sur les comptes courants (pour les non-résidents). Problème de taille, le cash CHF se déplacera probablement sur les obligations qui- à force d’être achetées – offriront finalement un rendement négatif (hausse du cours des obligations), puis le cash ira sur les actions suisses (dont certaines possèdent des P/E de 4 et des rendements au dividende de 3-4% annuels. Nestlé par exemple ou Kudelski, pour autant que les bénéfices restent stables) ou sur de l’immobilier.
  3. Laisser UBS ou Credit Suisse faire faillite (intérêt national de les maintenir en vie sinon la Suisse est à genoux. UBS + CS = 7x le PIB suisse), ce qui fera s’écrouler le CHF (pas souhaitable du tout !)
  4. Acheter massivement de l’euro ou du USD (je parle de milliers de milliards) en espérant que cela aura un impact. De toute manière les comptes de la BNS seront  dans le rouge et la BNS imprimera de la monnaie de singe aussi (c’est ce qui arrive). Problème, cet afflux de liquidité va provoquer un problème d’inflation en Suisse par la suite.
  5. Adhérer à l’EU…..(eu…là je crois qu’aujourd’hui le peuple voterait massivement contre..)

En tout cas, c’est silence radio de la part du gouvernement et de la BNS (d’ailleurs je ferait de même si j’étais à leurs places)

Je vous livre quelques articles:

l’euro dépasse brièvement 1-09 franc (suite à l’intervention, on verra cela dans les comptes de la BNS)

La BNS prend de nouvelles mesures pour enrayer le franc fort

La Suisse doit-elle plus investir pour s’en sortir

Alors que faire me direz vous ?

Etant donné la forte volatilité de la monnaie à cause d’interventions, je ne prendrais pas de position actuellement en CHF pour des investisseurs qui n’en détiennent pas car il se peut que le CHF s’affaiblisse encore.

Pour ceux qui sont déjà investis, je garderai la position.

A court terme, la chute de l’euro était terminale (tout le monde en parle, les journaux), mais je ne vois pas ce qui a changé en quelques jours dans les économies mondiales. A court terrme l’euro peut remonter assez fort. On va voir ce qui va se passer à plus long terme.

Malheureusement (ou heureusement) la Suisse est un petit pays, maniable et flexible, mais il n’a pas la capacité de contrer avec sa BNS les flux de capitaux mondiaux.

Si les chinois, américains, européens veulent acheter du CHF (ou plutôt vendre leurs monnaies respectives), la seule possibilité offerte à la Suisse sera de les décourager et non de lutter contre cet afflux de capitaux.

 

 

La mort du dollar…..

lundi, avril 18th, 2011

C’est l’idée derrière le livre de Myret Zaki.

Le dollar va mourir, vive l’euro

Je ne fais pas de publicité pour ce livre dont je trouve le titre très racoleur.

Discussion au sujet de cet ouvrage sur la Radio Suisse Romande: forum_20110414_standard_developpement-9_0ad906da-d5f4-4a14-b24b-4db3ac766005-128k

Je veux bien que les USA soient dans la panade (je l’ai écrit plusieurs fois déjà), que les Etats américains soient dans la panade (idem) et que les municipalités soient en difficultés (idem bis), mais c’est comme voir la paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre dans le sien.

Cette dame dit que l’Europe va mieux.

C’est faux et le banquier de Bordier le relève très bien.

Elle dit aussi que ce sont les hedge funds qui sont responsable de la chute de l’euro. Je n’y crois pas. Ils peuvent initier un mouvement, mais très certainement pas décider de la tendance. On l’a bien vu avec la BNS qui a acheté plus de 100 milliards d’euros et n’a pas réussi à faire remonter la monnaie européenne.

Elle écrit aussi dans son livre que si la Grèce fait faillite ce n’est rien, tout au plus comme si un petit canton suisse faisait défaut. Elle occulte tous les pays de la zone euro et le calendrier colossal des emprunts dont le prochain: L’Espagne.

Il existe une similitude entre les USA et l’Europe: Les achats par les banques centrales de dettes pourries.

Il existe de grandes différences entre les USA et l’Europe:

Aux USA on parle la même langue, on mange la même chose, ce qui n’est de toute évidence pas la cas en Europe, d’où une grande différence de mentalité, entre autres. Le poids de la finance est très différent dans l’économie (beaucoup plus lourd en Europe, je ne tiens pas compte des dérivés)

Techniquement, aujourd’hui, les bulls sur le dollar index ne sont plus que 7%.

La sortie de ce livre (pour un contrariant) serait-elle annonciatrice et correspond-elle à d’un jet de l’éponge des positifs sur le dollar ? Cela nous donnerait un rebond du dollar.

Quant à dire que les BRICs vont prendre le relais et qu’un panier de monnaies fortes va être créé, là je souris devant tant de naïveté (et mon article sur le Braise-île – montrant que tout est monté à crédit – le prouve bien) et avancé que le franc suisse c’est comme de l’or……là je doute fort.

Des monnaies fortes vous avez dit ?

Les monnaies sont toutes faibles.

Elles ont toutes perdu leur pouvoir d’achat dans le temps, sans AUCUNE exception et je vous encourage à relire mes articles:

Laquelle choisir ?

Vidéo du jour: Hors l’euro, point de salut !

vendredi, janvier 7th, 2011

Tout d’abord pour commencer, l’intervention de Monsieur Jacques Attali au TJ Suisse du 5 janvier dernier

Maintenant il est temps de mettre les points sur les « i ». Les comiques sont de sorties.

Le deni de grosse dette fait peine à voir et « les mensonges pas vrai »  des pro-européens font pitié. Monsieur Attali a touché le fond dans son intervention.

Comment comparer l’incomparable pour justifier l’existence d’une entité.

Monsieur Attali dit: « Les Etats européens sont comme des cantons suisses. L’Europe n’a pas de dettes alors que la Suisse Oui. Les Etats sont l’équivalent des cantons suisses…. »

Jolie comparaison, mais complétement DEBILE ! Les cantons suisses ne sont pas endettés à la hauteurs des Etats Européens ! Certains canton, comme celui de Fribourg, n’affichent AUCUNE DETTE !

Je pense que tous les lecteurs du blog doivent comprendre qu’aujourd’hui on essaie par tous les moyens de dire que chez les autres c’est pire- en inventant n’importe quel argument falacieux -tout simplement pour jusitifier l’injustifiable.

D’alleurs je ne suis pas le seul à m’indigner de cette intervention: http://www.cartonrougeducitoyen.ch/index.php/component/content/article/1-nouvelles-quotidiennes/1299-attali-prend-il-les-telespectateurs-suisses-pour-des-cretins-des-alpes- (à lire notamment dans l’article: « Oser prétendre que l’Allemagne est « malade » et que la Suisse est « plus endettée que l’Europe » est un affront grossier à notre pays et un jugement de déraison pour ne pas dire une sottise de première grandeur.  Notre franc fort, notre taux de chômage peu élevé, notre indépendance et notre pratique de la démocratie réelle   » à la suisse » agaceraient-ils le brillant et  prolixe intellectuel français à un point tel qu’il en oublie de raisonner ? Ou prend-il son public suisse pour de fieffés crétins des Alpes ? »)

Petite histoire d’un petit garçon qui rentre de l’école.

« Maman j’ai eu 2 (sur 10) de géographie ».

La maman s’indige !

Le petit européen ne se démonte pas:  » Oui mais la moyenne de la classe c’est 1.95, je suis donc meilleur ! »

L’euro va-t-il perdre encore 60% de sa valeur contre le Franc Suisse ?

mardi, décembre 21st, 2010

C’est le scénario qu’aurait laissé sous-entendre M. Hildebrand de la BNS lors d’une réunion avec le Conseil Fédéral. Pour l’instant aucune confirmation de ses dires, mais pas de dénégation non plus.

L’article de « La Tribune de Genève »: Dans un moment d’intimité avec le Conseil fédéral, le patron de la Banque centrale aurait évoqué le risque d’un euro à 50 centimes suisses

Sans vouloir me vanter, ni critiquer (c’est toujours trop facile après)

  1. J’avais vu la chute de l’euro puisque le 7 janvier 2010 j’avais écrit: L’Euro en chute libre alors que son cours était de 1.4790 contre CHF (aujourd’hui 1.2650 soit 14.4% de baisse) et son cours 1.4318 contre USD (aujourd’hui 1.3140 soit 8.2% de baisse)
  2. La chance m’avait souri (ou l’intuition) puisque qu’après un rebond de l’euro, j’ai annoncé sa rechute dans mon article « Préparez-vous à EF2 » du 28 octobre 2010.

En Image cela donne:

J’ai parlé plusieurs fois de l’impuissance, de l’inconscience et des pertes comptables de la BNS (qui s’accentuent).

Le dernier rapport de la BNS: Remarques introductives de Philipp Hildebrand 16-12-2010

 

La question que je me pose est pourquoi acheter de l’EURO contre CHF si on anticipe une valeur finale de 60% de moins ? Faut-il être suicidaire ou est-ce pour se protéger et pouvoir dire par la suite:  » On a tout essayé ! »

Je ne crois pas que l’euro puisse chuter à 50 centimes prochainement. Cela relève d’une idée panique.

Cette annonce me rappelle furieusement le cas du pétrole qui, lorsqu’il se trouvait vers 150 USD le baril, alimentait les spéculations les plus folles avec des objectifs stratosphériques vers 200 ou 300 USD. On a vu ce qui s’est passé ensuite. De manière inverse lorsque le pétrole a chuté vers 35 USD, on pouvait lire qu’il continuerait sa descente vers 9 USD.

En ce qui me concerne, et même si je suis toujours baissier sur l’euro jusqu’à 1.1, on pourrait le voir se stabiliser vers les niveaux actuels pour des raisons techniques (survendu).

Il semble que la crainte d’une franc suisse fort fasse paniquer nos instances dirigeantes alors que les exportations suisses se portent bien, notamment vers l’Asie.

En conclusion, tout est possible sur l’euro, tout dépendra des prochains problèmes politiques et économiques de la zone euro. en ce qui me concerne, je reste toujours à l’écart, les incertitudes étant toujours grande sur le devenir de la zone euro et des dettes des pays composant cette même zone. Pour ceux qui ne voudraient pas acheter du franc suisse parce que trop cher à leur avis, ils peuvent acheter des USD ou d’autres monnaies plus exposées à de meilleurs fondamentaux.

Que va faire la BNS ?

jeudi, juillet 1st, 2010

Le Franc Suisse s’envole:

Contre USD

Contre CAD

Conte Euro

Il semble qu’à nouveau la BNS essaie de contrer cette baisse en achetant encore des euros.

En ce qui me concerne, j’avais anticipé la chute de l’euro.

Je n’aurais par contre jamais imaginé que le franc suisse s’apprécierait si fortement contre les autres monnaies et surtout contre le USD (que je vois toujours remonter prochainement).

Il s’agit d’un mouvement de panique du marché et certainement que les banques centrales de tous pays achètent du bon franc suisse (ou vendent l’euro). Le CHF reste une valeur refuge par excellence et la monnaie d’un pays beaucoup moins endetté que ses voisins directs (la France, etc. sont 2,5x plus endettés que la Suisse)

La BNS semble empruntée , l’USS lui demande d’intervenir (l’euro touche un nouveau plancher – BNS priée d’intervenir) pour contrer cette hausse.

Ces syndicats pensent que la BNS peut faire quelque chose avec ses petits moyens financiers. Que Nenni, elle ne peut pas contrer le monde entier.

Par contre ce qui pourrait arriver est une prise de mesures rapides comme dans les années 70, en imposant des taux d’intérêts négatifs sur les comptes pour les non-résidents !

Dans mon délire je me suis imaginé que:

1) les gens seraient d’accord de payer pour avoir du franc suisse

2) les obligations 0%  (zéro coupon) coteront au dessus du pair… (c’est un petit délire de ma part que de voir un jour une obligation 0% 2012 à 104%)

3) les investisseurs étrangers vont alors investir dans des titres actions suisse en se disant que le dividende leur sera versé en guise rémunération. Cela offrira un soutien aux actions suisses.

4)  un « reverse dividend », à savoir que l’investisseur devra payer la société pour pouvoir détenir les titres en action…là je pousse un peu le bouchon, je vous l’accorde (autre délire de ma part)

5) la BNS allait vendre son or (1000 tonnes environ) pour acheter des euros…aie aie aie.

Et si de guerre lasse la BNS demandait à la suisse d’adhérer à la Zone Euro, cela lui enlèverait une sacrée épine du pied ?  Tout peux arriver en ce bas monde, mais je n’y crois pas un seul instant.

Citation: La qualité tiendra longtemps après que le coût ait été oublié. Henri Royce

La BNS impuissante ?

jeudi, mai 6th, 2010

Depuis quelques semaines le Franc Suisse-  qui s’était renforcé auparavant contre l’euro – semblait très fermement collé aux alentours de 1 euro =  1.43 Chf.

Alors que les monnaies se renforçaient contre l’Euro, le Franc suisse de son côté restant dans les rangs.

Je suppose que cela était dû à l’intervention de la BNS (Banque Nationale Suisse) qui, très certainement, achetait des Euros et vendait des Francs Suisses.

Pourquoi ?

Parce que la Zone euro est un partenaire important pour les échanges commerciaux transfrontaliers et que si leFranc Suisse venait à trop se raffermir, nos exportations en pâtiraient.

Sauf que…

La BNS n’a pas un pouvoir étendu au point de pouvoir régater durant des mois à ce rythme. Le fait d’acheter une monnaie qui subit une défiance internationale semble une hérésie.

J’ajoute que l’Asie peut être aussi une porte de sortie pour nos exportations, tout comme les USA dont la monnaie (et ce n’est pas faute de l’avoir dit à plusieurs reprise sur ce même blog: déjà en 2009 http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2655) se renforce mondialement.

Pour mémoire mon article sur 30 ans d’EURO: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3809 et 200 ans de Franc Français : http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740 (l’horreur ces monnaies !) et je parlais en janvier du Carry Trade: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3703

Ce matin vers 10h00 le franc suisse s’est renforcé contre TOUTES LES MONNAIES.

la preuve en graphiques

La minute culturelle et patriotique du CHF (sans chauvinisme aucun de ma part)

Et si l’Allemagne sortait de la zone EURO ?

vendredi, mars 5th, 2010

On lit et entend, de plus en plus, que l’Allemagne serait entrain de mettre en place une sortie de l’Euro, de créer une nouvelle monnaie, reprendre son ancienne devise et lâcher ses partenaires.

A ce sujet, voici la chronique signature de le RSR: signature-20100304

L’Allemagne veut certainement reprendre son destin en main et ne plus être tributaire des autres pays qui ne jouent pas franc jeu et ne sont pas franc du collier. L’Allemagne se sent certainement flouée, elle qui se doit de payer les pots cassés, les erreurs et  laxisme d’autres pour faire preuve d’une solidarité. angela merkel prise en tenailles

On pourrait dire que « Solidarité bien ordonnée commence par soi-même » et j’estime que la solidarité passe aussi par le fait que les pays dit faibles doivent aussi faire preuve de solidarité et d’empathie envers ceux qui sont les poids lourds de l’Europe et qui financent le paquebot « Europe ».

La solidarité, comme celle qui est aujourd’hui dans les us et coutumes, consiste à voir les plus riches aider les plus pauvres. A aucun moment on ose se poser la question de savoir si les plus pauvres ont vraiment l’envie de s’en sortir et par cet état d’esprit, faire preuve, eux aussi, de solidarité.

Plus on avance et plus on constate que les pays « pauvres » continuent de l’être et aucune amélioration ne pointe à l’horizon. Pourquoi ? Parce que s’ils deviennent riches, ils vont devoir passer à la caisse pour aider les pauvres. Il n’est donc pas dans leur intérêt de s’améliorer.

C’est le nivellement pas le bas qui nous guette et la ruine de tous…

A lire: gata eurorupture 

A la base, l’Euro est une volonté politique et non un volonté économique. Je m’explique.

Les politiques ont toujours de fausses bonnes idées. Ils ont imaginé qu’en alliant les pays européens, ils allaient créer une super puissance qui ferait le contrepoids avec les Etats-Unis. L’idée est bonne, les intentions sont louables, mais…c’est sans tenir compte des disparités de mentalités, de climats, etc.

C’était sans compter avec les différences de culture des pays qui composent la zone Euro. Pour l’anecdote: Il est même parfois difficile de faire s’entendre économiquement un italien du nord avec un italien du sud.

En y ajoutant les pays de l’Est, puis des tentatives de rapprochement avec la Turquie (dont les 9/10 sont en Asie…) et M. Berlusconi qui parle même d’intégrer Israël, l’Europe perd lentement, mais sûrement, sa crédibilité.

Et si les pays riches arrêtent de jouer l’euro-jeu pour survivre ?

L’ECU, puis l’EURO sur trente ans contre CHF

vendredi, février 26th, 2010

Les quotidiens, que nous lisons, font leur choux gras des problèmes budgétaires et monétaires. Mon blog en parle depuis déjà bien longtemps.

Permettez-moi de remettre en perspective l’évolution de l’EURO (anciennement ECU) contre notre franc suisse (CHF).

Au sujet de ce même Franc Suisse, j’avais produit, il y a peu, un graphique contre le Franc Français sur 200 ans, vous pouvez le retrouver ici ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740

Selon Wikipedia, l’ECU (pour European Currency Unit) a été créée en 1979 en même temps que le Système monétaire européen (SME) dans le but de donner aux pays membres de la CEE une zone de stabilité monétaire en limitant les fluctuations des taux de change entre les pays membres.

Ce n’était pas une vraie monnaie, mais un panier de valeurs, et la valeur de l’ECU était mécaniquement plus stable que celle des monnaies qui le composent. La faiblesse éventuelle d’une monnaie du panier étant compensée par la force des autres monnaies. L’ECU a été utilisé comme unité de compte pour les institutions européennes et les banques centrales des pays membres, ainsi que comme monnaie de placement et d’endettement sur les marchés financiers. La livre anglaise en faisait partie.

L’ECU est devenu l’EURO, une monnaie bien réelle cette fois, le 1er janvier 1999 (sans la livre anglaise cette fois)

Voici, pour votre information, un graphique représentant l’évolution du cours de change de ces monnaies (ECU devenu EURO) contre notre cher franc suisse sur trente ans. Pas brillant…

 

En relatif, le franc suisse se comporte mieux, MAIS…

Dans notre système de change flottant (qui devrait être appelé change coulant, car la valeur réelle des monnaies chute tout le temps), les actifs renchérissent en permanence. Les monnaies perdent leurs pouvoirs d’achat durant leurs existences.

Si l’on se réfère à l’indice des prix à la consommation (source BNS), notre franc suisse a perdu près de la moitié de sa valeur (46.6%) au cours de ces trente dernières années et ceci malgré sa hausse face aux autres monnaies. Cela signifie que les autres monnaies se sont…ECROULEES !

Pourquoi une telle perte de valeur ? Parce que banquiers et politiciens, principaux bénéficiaires de ce système, en fabriquent trop. Le bon peuple ne s’en rend pas compte. Avec une inflation moyenne de 2 à 3% l’an, cette sorte d’impôt qui frappe tout le monde, insidieusement, passe complètement inaperçu.

Les pauvres sont les plus durement touchés par cette inflation. Ils ne peuvent s’en protéger, car ils n’ont pas la possibilité d’acheter des actifs qui ne dépérissent pas comme la monnaie fiduciaire. Que se passe-t-il alors ? La fracture sociale augmente et le clivage (terme adorée par Francis Lalanne) grandit chaque jour.

Depuis l’abandon de l’étalon or en septembre 1936, le franc suisse a perdu plus de 87% de son pouvoir d’achat (soit 2.9% par an en moyenne)…