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Revue de presse du 19 août 2010

Jeudi, août 19th, 2010

Les dernières informations ont montré que l’Allemagne tire la croissance européenne vers le haut: la croissance européenne repart tirée par l’allemagne

Les diverses interprétations de cette croissance vont de « l’Allemagne tire les boulets européens » à « l’Europe se redresse c’est merveilleux ».

Alors que penser de l’inquiétude des allemands (qui ne sont pourtant pas les derniers de la classe dans l’Euro-Zone) ?: La dette publique, principale inquiétude des Allemands

Fort de ces derniers chiffres de croissance, les journaux,les  politiques, les économistes,etc. se gargarisent de superlatifs

Mais alors au diable pourquoi les Etats bradent leurs bijoux de famille? Italie, France, Grèce ils bradent leurs bijoux de famille

Certains, dont je fais partie, y voient l’annonce d’une rechute de l’économie et par la même occasion de la monnaie unique (en ce qui me concerne, elle chutera aussi contre USD): Le franc n’a pas fini de s’apprécier face à l’euro

Monsieur René Lasserre directeur du Cirac (Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine) s’exprime sur le modèle allemand:

http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel11&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel11%2F20100818_interview_1.mp3

La grèce va très mal: Tensions Rise in Greece as Austerity Measures Backfire (comme dirait quelqu’un qui m’est proche: « Bienvenue dans la très grande dépression »

Les 17 conseils à suivre si vraiment ça tourne mal: Warning, bear market 2010 11 sells. Only 6 buys

Pour vous remonter le moral, cliquez sur le lien pour obtenir la page d’un tableau interactif qui montre le classement des meilleurs pays du monde: http://www.newsweek.com/2010/08/15/interactive-infographic-of-the-worlds-best-countries.html 

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Pourquoi la France…

Dimanche, mai 9th, 2010

veut absolument renflouer le paquebot « Grèce ».

On le sait désormais.

Nicolas Sarkozy presse Angela Merkel d’aider la Grèce pour se sauver lui-même, car la France et notamment ses banques ont des expositions importantes aux emprunts grecs en tout genre,

le france tres exposee a la dette grecque

Notamment Crédit agricole et BNP (pour mémoire Jérôme Kerviel avait (soi-disant) perdu 5,3 milliards))

bnp 5 milliards

Les découvertes de mutliplient, comme les pains.

« If you give peanuts, you get monkeys »

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Vidéo du jour: RSR passé-présent

Mardi, mai 4th, 2010

Ce matin, la Radio Suisse Romande dans son Emission « Passé-Présent » est (re)venue sur le sujet de la faillite de l’Argentine en 2001, sur déroulement de celle-ci, sur les similitudes avec la Grèce et surtout les différences (de taille).

Tout d’abord l’Argentine - qui était en hyper inflation - a trouvé la géniale idée de lier son Pesos au dollar américain et de se mettre ainsi sous domination du billet vert.

L’idée semblait bonne, l’inflation était sous contrôle.

C’était sans compter sur la hausse du USD qui, redevenant très fort, a pénalisé l’Argentine.

Finalement, ce lien monétaire imposé a explosé et l’Argentine s’est retrouvée dans l’impossibilité d’honorer ses créances, sa dette. Elle l’a, tout bonnement, re-échelonnée..

Comment ?

démonstration par l’exemple: Vous étiez l’heureux détenteur d’une obligation 10% Argentine 2009 en USD. Fort de cette possession, vous étiez au bénéfice d’un coupon généreux de 10% annuel et il était convenu que vous recevriez votre capital (le principal) en retour en 2009. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin.

Soudainement , les règles changent: L’obligation se transforme en 0% Argentine 2040. Vous ne recevez plus d’intérêts…..et votre remboursement aura lieu après votre mort en 2040. Il est bien évident que vous pouvez, dès cet instant, négocier à la vente votre obligation Argentine, mais son cours a passé de 95% (un exemple) à 22% !

Il ne vous reste plus qu’à prendre une grosse perte ou attendre, qu’un jour peut-être, un quelconque paiement intervienne. Pour mémoire, les emprunts russes ont déjà fait des dégâts par le passé.

Revenons à nos olives: La Grèce

Dans l’émission que je cite plus haut et dont voici le fichier audio:passe-present-20100504  , il est abordé que l’Argentine possédaient des richesses (blé, etc.) (ils oublient aussi les métaux) et que cela a permis à ce pays de s’en sortir, car les échanges commerciaux ont repris rapidement et la crise bancaire (banques fermées) a été de courte durée.

Dans le cas de la Grèce,  les similitudes sont intéressantes: La monnaie n’est plus la sienne (l’Argentine avait lié son destin pesos avec le USD, c’était aussi le cas de « pieds et poings liées »), le peuple descend dans la rue (idem en Argentine) et les grève se mettent en place.

La grande différence réside dans le fait que les grecs n’ont rien à vendre d’après l’émission radio, sauf du tourisme et des olives.

Si c’est bien le cas, je ne vois pas comment peut-on espérer un quelconque retour de tout l’argent que NOUS (je précise que le Suisse devra verser 690 millions de CHF (480 millions d’euros) au travers du FMI) avançons.

Ce qui me désole, c’est qu’à nouveau les mesures prises par les politiques ne sont que dans un sens, à savoir:

  1. Réduction des privilèges des fonctionnaires (ça cela me semble logique de réduire le train de vie de l’Etat avec des retraites passant de 53 ans à 60 ans)
  2. Annulation des 13ème et 14ème salaires. Je n’ai pas d’avis sur ce point, je travaille 12 mois.
  3. Une hausse de la TVA de 2 points (là je reste beaucoup plus dubitatif, car les prix vont monter, les habitants vont voir leurs revenus fondre, ce qui va engendrer une baisse de la consommation et il semble probable que les recettes ne vont pas augmenter, voire pourraient même diminuer à cause de cet l’impôt)

Et des plans de stimulation ? Y’en a point m’sieur ?

Aucune idée pour relancer la consommation, les investissements ? pour faire revenir des capitaux en Grèce ? Il y a plein de grecs fortunés avec de l’argent à l’étranger qui pourraient investir en Grèce non ?

A moins que le combat ne soit déjà perdu….

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Payez, payez et vous verrez….le néant

Mercredi, avril 28th, 2010

La Grèce aura besoin de 100 à 120 milliards d’euros sur 3 ans

BERLIN – La Grèce aura besoin de 100 à 120 milliards d’aides d’ici fin 2012, ont affirmé mercredi des parlementaires allemands, à l’issue de rencontres à Berlin avec le président de la Banque centrale européenne (BCE) et celui du Fonds monétaire international (FMI).

Un tel montant signifierait une contribution de l’Allemagne d’au moins 25 milliards d’euros sur trois ans, a déclaré le député social-démocrate Thomas Oppermann à l’issue de ces réunions.

« Les 45 milliards d’euros dont il était question jusqu’à présent ne sont que le début« , a commenté un député vert, Jürgen Trittin.

Le président du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn, dont M. Oppermann a affirmé qu’il n’avait « pas enjolivé les choses » dans ses discussions avec les parlementaires, a toutefois refusé de confirmer ces chiffres lors d’un point de presse.

Les discussions entre le FMI, la Commission européenne et le gouvernement grec sont en cours, a-t-il indiqué, et un montant ne pourra être publié qu’à leur issue.

MM. Strauss-Kahn et Jean-Claude Trichet, président de la BCE, ont tenté dans leurs discussions de convaincre les députés allemands, dont beaucoup sont réticents à voter l’aide à la Grèce, de l’urgence de la situation.

La Grève refuse les coupes salariales:

La Grèce a refusé de prévoir des coupes salariales demandées par la Commission européenne, le FMI et la BCE, lors des discussions menées à Athènes avec le gouvernement grec, a indiqué mercredi le ministre de l’Emploi Andréas Loverdos.
« L’essentiel des discussions (avec le FMI et les européens) concerne la politique salariale, les 13ème et 14ème mois touchés par les Grecs; il nous ont demandé leur suppression, ce que nous n’(avons pas) accepté », a indiqué M. Loverdos, cité dans un communiqué.
Le ministre a fait cette déclaration, à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Union grecque des industriels (Sev).
Dans un premier train de mesures d’austérité adoptées en mars dernier, le gouvernement grec avait déjà supprimé plusieurs primes et la quasi totalité du 14ème mois de salaire dans le secteur public. Le 14ème mois de salaires en Grèce est versé sous forme de primes touchées au moment des fêtes de Pâques et des vacances d’été.
Les syndicats se sont prononcés contre l’éventualité de nouvelles coupes salariales, la Confédération des travailleurs grecs (GSEE), le grand syndicat des salariés du privé, ayant fait part de son intention de s’opposer à des réductions de salaires

Un influent économiste allemand a raison: Le grèce ne remboursera jamais:La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière

Prêter pour paraître royal, magnanime alors que c’est cause perdue, cela s’appelle de la politique de branquignols

et les politiques s’insurgent, je suis mort de rire !!!!! On peut acheter leurs dettes de m….mais pas les vendre c’est un scandale de dire des choses pareilles. On veut toujours faire payer les petits !

Fillon appelle à l’arrêt de la spéculationcontre la Grèce et l’euro

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Allemagne contre Grèce

Vendredi, avril 9th, 2010

Si vous aviez investi 100 sur le marché grec début 1998 soit il y a 12 ans, vous n’auriez, aujourd’hui rien gagné car c’est redescendu à 100 !

On constate une « corrélation » entre l’évolution du marché grec avec celui de l’Allemagne sur 20 ans sauf que depuis octobre 2009, une évolution opposée s’est mise en place.

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Certains Pays sont insolvables

Vendredi, avril 9th, 2010

Les politiques de relance pour faire face à la crise ont creusé les déficits budgétaires. Ces derniers sont, bien évidemment, financé par des dettes qui viennent s’ajouter à celles accumulées depuis des décennies. Les Etats ont vécus au-dessus de leur moyens durant toute cette période. Les marchés financiers testent désormais les Etats: les marches mettent l europe au defi de sauver la grece 

Le ratio de dette par rapport au PIB (PIB = Produit Intérieur Brut, soit la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays) approche ou dépasse les 100% dans de nombreux pays (maximum exigé de 60% dans les accords de Maastricht)

Les économistes et les politiques ne semblent pas trop s’en inquiéter et osent s’aventurer dans des pronostics de retour des hausses d’impôts et de croissance pour stabiliser la situation et renflouer les caisses (vides).

Au sujet des impôts, ils auront certainement raison car c’est le seul moyen (mauvais) que trouve les politiques pour se financer, plutôt que de bien vouloir réduire les trains de vie de l’Etat (très impopulaire et peu électoraliste). Au sujet de l’imposition, je vous renvoie à mon article au sujet de Monsieur Laffer: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2353

ils persistent alors dans ce qu’ils savent le mieux faire depuis la nuit des temps, des beaux discours et des promesses.

« Les belles promesses rendent les fous joyeux ».

Justement, de nombreuses promesses ont été faites dans le passé concernant la couverture santé et les retraites principalement. Ces promesses constituent la base même de nos Etats-providence, de moins en moins de ‘capitalisme’ et de plus en plus de ‘social’ ou de ‘socialisme’. C’est ce que la majorité des gens voulaient.

Le cas de notre voisin, la France, en constitue un bel exemple.

Par les taxes et les impôts, l’Etat prélève près de 50% des richesses produites annuellement. Le dernier budget en équilibre de l’Etat remonte à 1975.

Depuis 35 ans donc, il vit au dessus de ses moyens, finançant une partie des dépenses courantes (dont une bonne part est redistribuée) par l’émission de dette. Celle-ci représente 80% du PIB aujourd’hui et est amenée à dépasser les 100% prochainement, même en tenant compte des prévisions les plus optimistes. Lire aussi: le deficit le plus lourd de son histoire

Mais cette dette n’est que la partie visible de l’iceberg des engagements futurs. Tous les Etats sont dans la même situation.

Monsieur Woerth a même déclaré dernièrement à la télévision: « Aujourd’hui les retraites sont financées par l’emprunt, alors que dans nos prévisions cela ne devait pas arriver avant 2030« .

Pour un ex-ministre du budget, cet aveux est une honte. Ce qui m’étonne, c’est que finalement personne ne tique et ne bouge. Personne ne veut voir les choses en face. Il est toujours plus facile de se complaire dans l’ignorance ou le déni. 

Conclusion : il sera bientôt impossible à nos Etats-providence de faire face à leurs engagements.

Toutes ces promesses sont l’équivalent d’une chaîne ou pyramide de Ponzi (ou de Madoff). C’est un gigantesque jeu de l’avion organisé par les politiciens (de droite comme de gauche) depuis des décennies avec la bénédiction de la majorité des électeurs où la couverture santé et des retraites permettant de vivre n’auront pu profiter qu’à un nombre restreint de participants durant un certain laps de temps.

Comment va-t-on vivre la faillite des Etats-providence ou de très sévères coupes dans les dépenses et programmes sociaux ? Quelles vont en être les conséquences économiques, sociales et politiques ?

Si l’histoire doit nous servir de guide, ce n’est guère réjouissant…

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Stiglitz vs Hendry!

Lundi, mars 1st, 2010

M. Stiglitz (prix Nobel) et ses théories remis en question par le pragmatique gérant de fonds Hugh Hendry (au sujet de la Grèce et de l’Europe). Monsieur Hendry ne mâche pas ses mots face à des « politiques », toujours aussi mous…….pour prendre des mesures.

Ce qui me fait peur, on entend toujours les phrases: « on n’est pas pire que les autres… » le gouvernement US peut imprimer de la monnaie….. » et « ce n’est pas bien de spéculer sur la faillite… ».

Au risque de me répéter, on peut acheter la dette des pays, mais pas la vendre….c’est un loser game pour les investisseurs

Et les politiques se marrent quand quelqu’un leur parle sérieusement des problèmes de dettes.

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CDS

Lundi, novembre 30th, 2009

D’après le niveau des CDS (Credit Default Swap), l’islande est considérée comme en faillite, la grèce en est très proche (voir graphique de l’évolution de la prime), et l’Irlande (le pays qui allait si bien en attirant les entreprises) les talonne de près.

Cette crise n’est de loin pas terminée et ceci malgré l’avis de tous mes détracteurs qui m’écrivent pour me dire que le marché me donne tort. Le marché c’est une chose, le timing en est une autre. Il est toujours difficile d’être juste au jour près, mais quand ça va commencer, ça risque de faire très mal.

Dubai n’est qu’un amuse bouche et je vous rappelle qu’une ville, une province, voire un Etat peu faire faillite, les exemples ne manquent pas dans l’histoire.

cds pas 27-11-09

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