Posts Tagged ‘faillite’

Vidéo: La troisième guerre mondiale d’après Max Keiser

Mercredi, août 17th, 2011

Investir dans des actions bancaires ?

Vendredi, août 12th, 2011

Légende urbaine: Les actions montent sur le long terme

Voici pour démonstration les graphiques des indices STOXX600 banks et BKW sur 20 ans.

 

C’est pourquoi l’être humain a inventé…la régulation, les lois.

Voici la dernière en date de l’AMF: amf short selling banques10108_1

On interdit les shorts (ventes à découvert): Mike Sheldock (un des blogs les plus lus aux USA et dans le monde) trouve cela risible (tout comme moi): France Selectively Bans Short-Selling of 11 Banks Spain Bans Shorting and Derivatives Based Shorting; Why the Bans Will Fail

Cela montre que même si on ne peut vendre à découvert, on ne peut pas forcer les investisseurs à acheter des titres.

Le seul remède pour les banques (et accessoirement les Etats puisque le risque a été transmis des financières aux Etats (USA et Europe et UK etc.) c’est que les bilans des banques s’améliorent et qu’elles arrêtent d’avoir des engagements qui sont des multiples des fonds propres. Ou on adopte la solution de Marc Faber: Il faut laisser les Etats et les banques faire faillite

Prochaine loi: On interdit les marchés de baisser !

Vidéo: L’homme optimise son bien-être

Jeudi, juillet 21st, 2011

Voilà une preuve de plus que:

  1. Les politiques dépensent sans réfléchir (vision court terme)
  2. Les contribuables optimisent leur portemonnaie

Si avec cela les politiques pensent que la reprise va venir en augmentant les taxes en tous genres (TVA, etc..) et en coupant les salaires, je pense qu’ils se mettent le doigt dans l’oeil.

J’ajoute une image qui montre L’évolution du point de vue industriel et de la finance dans le système américain.

On constate simplement que les services ont supplanté l’industrie. Il en est de même en France. L’Allemagne a, quant à elle, gardé son tissu industriel.

Etat en faillite, l’impact obligataire

Mardi, juillet 19th, 2011

En 2001 l’Argentine a fait défaut sur ses émissions obligataires.
Quel a été l’impact pour les détenteurs d’obligations Argentine ?
Si mes souvenirs sont bons (il y a déjà 10 ans de ça), on négociait sur le marché les obligations « Argentina » à des taux élevés (normal, le débiteur était moyennement fiable) et notamment un emprunt 10% Argentine 2009 en USD. Il devait, je pense, se négocier au dessous du pair (en dessous de 100%) et le rendement devait être donc bien supérieur à 10% annuel.

Lorsque que l’Argentine fit défaut que se passa-t-il ?

On changea tout simplement les règles ! En lieu et place du fameux coupon de 10%, on attribua un ….0% et en lieu et place de 2009……on décida d’une échéance 2035.
Ce qui revient à dire. Je ne paie plus aucun intérêt et je me laisse tellement de temps pour éventuellement te rembourser le principal que tu seras décédé entre-temps. On paie parfois un intérêt ou pas. C’est comme si vous prêtez de l’argent à un ami sans le sous et que de temps en temps il vous donne 10 francs quand il vous voit au bistrot et qu’il n’a pas tout bu.

L’avantage de l’Argentine, c’est qu’elle est entrain de s’en sortir, notamment grâce au fait qu’elle possède bien des ressources (mines, pétrole, etc.) et qu’elle peut agir sur SA monnaie, tout le contraire de la Grèce.

L’histoire de la crise argentine d’après Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_argentine

Ci-après, un article qui explique la faillite du pays (source:http://caderange.canalblog.com/archives/2011/07/19/21624583.html):

La signification d’une faillite ou d’un défaut de paiement de la Grèce reste faible pour l’européen,- et pour le grec-, moyen qui ne comprennent pas vraiment quel est le risque, qu’est ce qui se passerait concrètement dans ce cas pour eux , et pourquoi ils se battent en essayant de l’éviter à coup de privations et de sacrifices personnels.

La dernière faillite d’un état en date est celle de l’Argentine en 2001 dont elle n’est d’ailleurs pas encore sortie. La cause en était pourtant la même, plus de dépenses que de recettes pendant des années. A l’époque, l’Argentine était un pays exportateur de denrées agricoles, affichait un déficit budgétaire de 3.2 pct de PIB, avait une dette de 54 pct de son PIB mais avait sa monnaie propre et donc de la liberté de manoeuvre monétaire.

L’avant faillite 1990/2000 fut une période d’hyperinflation en Argentine, de taux d’intêret internationaux en hausse qui rendirent les refinancements de la dette impossibles car trop couteux. La vente massive des bijoux de famille, entendez les privatisations; se traduirent par des licenciements massifs également et par du chômage, de la pauvreté et des tensions sociales. Après la faillite de 2001, les argentins quittèrent leur pays par vagues avec la sensation que tout était perdu pour leur pays. Huit grèves successives eurent lieu en 2001 et pas moins de cinq nominations d’un président nouveau. Ce fut ce cinquième, Eduardo Duhalde, qui décida d’une autre dévaluation en 2002 et de la reconnaissance par la Congrès du défaut de paiement.

La politique de maintien d’un peso faible permit d’engranger de l’argent en exportant beaucoup de produits agricoles et en décourageant les importations. Par ailleurs les « dégraissages » brutaux d’après privatisation redonnèrent de la compétitivité à l’industrie argentine ce qui permit de revenir lentement à un meilleur équilibre primaire (avant service de la dette) des recettes et dépenses budgétaires.

Restait à restructurer les dettes existantes ce qui fut fait au détriment des préteurs/investisseurs étrangers qui y perdirent les 2/3 de leurs prêts/investissements. Seul le FMI fut intégralement remboursé.Reste encore à rembourser 9 milliards de dollars aux créanciers du Club de Paris avant de pouvoir revenir sur le marché financier international. Encore faudra t il soit payer très cher, soit donner des garanties en béton pour y arriver. Ce n’est donc pas gagné mais l’économie et donc les emplois prospèrent.

Quel parallèle avec la Grèce ou les autres pays de la zone euro? Le fait que chacun de ces pays n’a plus de capacité de manoeuvre pour dévaluer qui est la vraie réponse, à mon sens, à de telles crises de manière socialement acceptable. Le fait également que les créanciers privés laisseront des plumes inévitablement dans le cadre d’une restructuration de la dette ultérieure. Vous comprenez maintenant pourquoi l’Allemagne en particulier pousse les investisseurs privés, cad les banques, à faire d’ores et déjà leur deuil de 30pct de leur dette. Vous comprenez aussi pourquoi il est demandé à la Grèce de privatiser massivement pour rendre le tissu industriel compétitif, mais bien sur au détriment de l’emploi.

Par contre, l’Argentine des années 2001 était en bien meilleur état économique que la Grèce d’aujourd’hui: 3.2 de PIB de déficit au lieu de 10,5, 54 pct de PIB de dette au lieu de 150 pct, une bien plus forte situation exportatrice. Et pourtant elle n’a pas échappé à la faillite et à une longue remontée à la surface. Ca fait frémir.

Pourquoi avoir un compte en Suisse (déclaré !)

Dimanche, juin 19th, 2011

C’est un français qui le dit:  http://www.jpchevallier.com/article-garanties-des-banques-helvetes-76658207.html

Juste une correction pour le titre de M.Chevallier, on dit banques helvétiques. (un helvète c’est pour l’habitant de la confédération helvétique).

Effectivement chaque titre (obligation, actions etc..) appartient au titulaire du compte et ceci en entier, ce qui ne semble pas être le cas ailleurs (je ne connais pas les subtilités de tous les pays)

http://www.admin.ch/ch/f/rs/952_0/a37d.html

La seule exception suisse, c’est dans le cas où la banque fait signer un document autorisant (contre petite somme) le « securities lending ». Dans ce cas, le titulaire accepte que la banque prête les titres du client en nom de la banque.

En conséquence, si vous craignez un défaut de la banque, et que vous désirez garder vos titres sans risque de les perdre, vous ne devez en aucun cas autoriser le prêt de vos titres. Quant au cash, il sera garanti selon les règles en vigueur.

(garantie augmentée à 100’000 CHF lors de la panique bancaire 2008: http://www.admin.ch/ch/f/rs/952_0/a37b.html)

Bank Run en Corée du Sud

Lundi, février 28th, 2011

J’avais déjà parlé du bank run ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4319

il est possible que cela arrive aussi plus proche de nous…


Panique bancaire en Corée du Sud 5 banques fermées

Dans quel état se trouve réellement le système bancaire européen ?

Jeudi, décembre 16th, 2010

Telle est la question posée ce matin à la RSR : le-journal-du-matin_20101216_Dans quel état se trouve réellement le système bancaire européen

Dans cet audio, M. NicolasVeron dit qu’il faut identifier les mauvaises banques…….et ensuite ? Il n’y a aucune solution proposée (tout est imbriqué et il le sait très bien)

Les enseignements à tirer de ce reportage:

  1. L’effet domino, l’effet contagion toujours présent
  2. Les banques suisses très peu exposées aux dettes européennes des Etats (2% vers PIIGS)
  3. Le système est basé sur la confiance: Pas de confiance, pas de prêts, pas de circulation de la monnaie.

Si vous désirez une réponse comptable, je vous suggère de vous rendre sur le site de monsieur Chevallier qui décortique, avec qualité, les ratios des différentes banques mondiales: http://www.jpchevallier.com/article-big-bang-des-big-banks-60364038.html, plus précisément la BNP et la Société Générale.

Comme je vous l’ai souvent fait remarquer, la taille de la finance bancaire est bien moindre aux USA qu’en Europe et surtout qu’en Suisse (UBS + Credit Suisse = 7 fois le PIB)

Cette réalité me fait dire que, de ce point de vue là, les USA sont certainement bien mieux placé que l’Europe et la FED est aussi en meilleure posture que la BCE : http://www.jpchevallier.com/article-bce-contes-et-comptes-62868590.html

En ce qui concerne la Suisse, elle semble – encore pour l’instant - bien placée: http://www.jpchevallier.com/article-position-nette-helvetie-france-63115475.html

Je vous livre encore quelques articles (« Le Temps » excellent journal, sera peut-être interdit un jour……):

Sept questions pour comprendre la crise de la dette européenne

La Grèce et l’Irlande doivent faire défaut

Le vrai rôle des banques centrales

Le dernier rapport de la BRI: http://www.bis.org/press/p101213_fr.pdf

Je vous livre ma réflexion du jour:

Aujourd’hui c’est la crise financière.

Les Etats cherchent, par tous les moyens, des revenus additionnels,.

L’égoïsme, l’individualisme des Etats se fait de plus en plus grand, les menaces de plus en plus précises.

Les pseudo-nouveaux accords sont coercitifs (j’adore ce mots !) et les anciens accords deviennent caduques ou sont sujets à renégociations.

La pression sur les partenaires (ou du moins ceux à qui l’on fait croire qu’ils le sont) augmente.

Le but non-avoué est de se sauver au détriment des autres, j’en veux pour preuve le diktat européen de Bruxelles (dénoncé pas Nigel Farage, encore lui) sur les pays de la Zone Euro. J’ajoute le diktat financier exercé sur le FMI pour qu’il mette la main à la poche parce que s’il ne le fait pas, c’est tout le système qui saute !

Et pour terminer, la BCE qui n’en fait qu’à sa tête (Cet article date de mai, mais est plus que jamais d’actualité): http://www.robin-woodard.eu/spip.php?article1036)

Tout cela n’est qu’une colossale erreur de politique(s). Il faut laisser les faillites survenir pour, justement, sauver le système. Ce sera douloureux, mais nécessaire.

Le marché s’en chargera, tout comme il se charge de la monnaie: Sous une pression accrue, l’Espagne fait chuter l’euro

Malheureusement, je crois que notre avenir se retrouve dans les mains de politiques près à tout pour ne pas perdre leur hégémonie et leurs avantages, mais tout cela prendra fin un jour et peut-être même plus vite que prévu.

Ale jacta est

Deni de grosse dette

Samedi, novembre 27th, 2010

Sans vouloir me mettre à dos certains lecteurs qui me disent que je suis obnubilé par la France, je désire m’inquiéter des finances de cet Etat.

Tout d’abord un article du Monde: La France en plein déni de grosse dette

Mais un petit indice me rend soudainement méfiant:  Un emprunt pour payer les fonctionnaires

Sachant aussi que les retraites des fonctionnaires ne sont en fait qu’une ligne au bilan de l’Etat…

Les russes avaient déjà vu venir l’Irlande, voient l’Espagne, verront-ils la France ? Russia Bars Irish, Spanish Debt From Sovereign-Wealth Fund Investment List

Je me permets de vous mentionner un blog sur la dette de la France (Philippe Herlin): http://ladettedelafrance.blogspot.com/ et une vidéo de LCI dans laquelle monsieur Herlin intervient.

Il dit à la fin de l’émission ce que j’écris depuis longtemps, investir dans des actifs tangibles…(au sujet du franc suisse, je ne suis pas sûr qu’on puisse le dire tangible). Les assurances vie sont effectivement investies dans des emprunts d’Etat, tout comme certaines banques..on comprend dès lors l’empressement des politiques de sauver certains pays (M.Sarkozy a pressé l’Eurozone de sauver la Grèce car les banques françaises notamment avaient des expositions énormes à ce pays)

La vidéo: http://www.ubest1.com/index.php?video_user=23927%7CTonino17%7CTonino17_1287675148_video.flv

Les recettes et dépenses de la France (Les recettes ne représentent que le 50% des dépenses !)

 

Voici une comparaison « européenne » qui montre que la France n’est finalement pas mieux placée que le Portugal. On remarque que les pays nordiques ont fait des efforts comparativement.

Sachant que la France est un poids lourd européen, je continue de penser qu’il va se passer un changement important dans la zone. Quand à l’Italie, la grande partie de sa dette est détenue de manière domestique, ce qui est totalement différent des autres pays de la Zone Euro.

Quand on me dit que ça sent le sapin….

Maintenant l’Irlande, et demain ?

Lundi, novembre 22nd, 2010

Tout le monde connaît: « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit un claquette »

Depuis quelques temps c’est:  « je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette »

Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)

Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Voici deux graphiques (minute par minute) de l’euro contre CHF et contre USD

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?

Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.

Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique  ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?

Loïc Abadie l’explique très bien dans son dernier article et je le rejoins: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/loic-abadie-a-quel-prix-un-pays-peut-il-repudier-sa-dette

Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5899

Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les « forts » et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?

Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.

  • Utilisation des retraites pour financer les déficits
  • Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats (voir mon article d’il y a bientôt 2 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202)
  • vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence.

On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire: http://www.jlgagnaire.com/pouvoir-d-achat-et-economie/vente-des-stocks-d-or-de-la-banque-de-france-par-nicolas-sarkozy

Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit:

« En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait « perdre » (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris »

Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

Le bas de laine des suisses

Vendredi, novembre 19th, 2010

Chaque suisse possède une richesse moyenne de CHF 333’000 dont le tiers se trouve dans la prévoyance (caisse de pension/fonds de pension/retraite).

On attribue cette fortune au coté écureuil des suisses, à la hausse des marchés boursiers et le fait qu’aucune bulle immobilière (pour l’instant) n’a frappé la Suisse. Cette fortune est donc plus virtuelle que réelle.

On apprend  aussi dans le reportage que les allemands sont des épargnants au contraire des anglo-saxons.

Un mot typiquement suisse: Crousille (signifie tirelire)

Des Fortunes existantes pour autant que les détenteurs de ce pactole ne fassent pas faillite. Voici un reportage touchant sur l’histoire de faillite de sociétés familiales.

Vidéo du jour: RSR passé-présent

Mardi, mai 4th, 2010

Ce matin, la Radio Suisse Romande dans son Emission « Passé-Présent » est (re)venue sur le sujet de la faillite de l’Argentine en 2001, sur déroulement de celle-ci, sur les similitudes avec la Grèce et surtout les différences (de taille).

Tout d’abord l’Argentine - qui était en hyper inflation - a trouvé la géniale idée de lier son Pesos au dollar américain et de se mettre ainsi sous domination du billet vert.

L’idée semblait bonne, l’inflation était sous contrôle.

C’était sans compter sur la hausse du USD qui, redevenant très fort, a pénalisé l’Argentine.

Finalement, ce lien monétaire imposé a explosé et l’Argentine s’est retrouvée dans l’impossibilité d’honorer ses créances, sa dette. Elle l’a, tout bonnement, re-échelonnée..

Comment ?

démonstration par l’exemple: Vous étiez l’heureux détenteur d’une obligation 10% Argentine 2009 en USD. Fort de cette possession, vous étiez au bénéfice d’un coupon généreux de 10% annuel et il était convenu que vous recevriez votre capital (le principal) en retour en 2009. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin.

Soudainement , les règles changent: L’obligation se transforme en 0% Argentine 2040. Vous ne recevez plus d’intérêts…..et votre remboursement aura lieu après votre mort en 2040. Il est bien évident que vous pouvez, dès cet instant, négocier à la vente votre obligation Argentine, mais son cours a passé de 95% (un exemple) à 22% !

Il ne vous reste plus qu’à prendre une grosse perte ou attendre, qu’un jour peut-être, un quelconque paiement intervienne. Pour mémoire, les emprunts russes ont déjà fait des dégâts par le passé.

Revenons à nos olives: La Grèce

Dans l’émission que je cite plus haut et dont voici le fichier audio:passe-present-20100504  , il est abordé que l’Argentine possédaient des richesses (blé, etc.) (ils oublient aussi les métaux) et que cela a permis à ce pays de s’en sortir, car les échanges commerciaux ont repris rapidement et la crise bancaire (banques fermées) a été de courte durée.

Dans le cas de la Grèce,  les similitudes sont intéressantes: La monnaie n’est plus la sienne (l’Argentine avait lié son destin pesos avec le USD, c’était aussi le cas de « pieds et poings liées »), le peuple descend dans la rue (idem en Argentine) et les grève se mettent en place.

La grande différence réside dans le fait que les grecs n’ont rien à vendre d’après l’émission radio, sauf du tourisme et des olives.

Si c’est bien le cas, je ne vois pas comment peut-on espérer un quelconque retour de tout l’argent que NOUS (je précise que le Suisse devra verser 690 millions de CHF (480 millions d’euros) au travers du FMI) avançons.

Ce qui me désole, c’est qu’à nouveau les mesures prises par les politiques ne sont que dans un sens, à savoir:

  1. Réduction des privilèges des fonctionnaires (ça cela me semble logique de réduire le train de vie de l’Etat avec des retraites passant de 53 ans à 60 ans)
  2. Annulation des 13ème et 14ème salaires. Je n’ai pas d’avis sur ce point, je travaille 12 mois.
  3. Une hausse de la TVA de 2 points (là je reste beaucoup plus dubitatif, car les prix vont monter, les habitants vont voir leurs revenus fondre, ce qui va engendrer une baisse de la consommation et il semble probable que les recettes ne vont pas augmenter, voire pourraient même diminuer à cause de cet l’impôt)

Et des plans de stimulation ? Y’en a point m’sieur ?

Aucune idée pour relancer la consommation, les investissements ? pour faire revenir des capitaux en Grèce ? Il y a plein de grecs fortunés avec de l’argent à l’étranger qui pourraient investir en Grèce non ?

A moins que le combat ne soit déjà perdu….

Payez, payez et vous verrez….le néant

Mercredi, avril 28th, 2010

La Grèce aura besoin de 100 à 120 milliards d’euros sur 3 ans

BERLIN – La Grèce aura besoin de 100 à 120 milliards d’aides d’ici fin 2012, ont affirmé mercredi des parlementaires allemands, à l’issue de rencontres à Berlin avec le président de la Banque centrale européenne (BCE) et celui du Fonds monétaire international (FMI).

Un tel montant signifierait une contribution de l’Allemagne d’au moins 25 milliards d’euros sur trois ans, a déclaré le député social-démocrate Thomas Oppermann à l’issue de ces réunions.

« Les 45 milliards d’euros dont il était question jusqu’à présent ne sont que le début« , a commenté un député vert, Jürgen Trittin.

Le président du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn, dont M. Oppermann a affirmé qu’il n’avait « pas enjolivé les choses » dans ses discussions avec les parlementaires, a toutefois refusé de confirmer ces chiffres lors d’un point de presse.

Les discussions entre le FMI, la Commission européenne et le gouvernement grec sont en cours, a-t-il indiqué, et un montant ne pourra être publié qu’à leur issue.

MM. Strauss-Kahn et Jean-Claude Trichet, président de la BCE, ont tenté dans leurs discussions de convaincre les députés allemands, dont beaucoup sont réticents à voter l’aide à la Grèce, de l’urgence de la situation.

La Grève refuse les coupes salariales:

La Grèce a refusé de prévoir des coupes salariales demandées par la Commission européenne, le FMI et la BCE, lors des discussions menées à Athènes avec le gouvernement grec, a indiqué mercredi le ministre de l’Emploi Andréas Loverdos.
« L’essentiel des discussions (avec le FMI et les européens) concerne la politique salariale, les 13ème et 14ème mois touchés par les Grecs; il nous ont demandé leur suppression, ce que nous n’(avons pas) accepté », a indiqué M. Loverdos, cité dans un communiqué.
Le ministre a fait cette déclaration, à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Union grecque des industriels (Sev).
Dans un premier train de mesures d’austérité adoptées en mars dernier, le gouvernement grec avait déjà supprimé plusieurs primes et la quasi totalité du 14ème mois de salaire dans le secteur public. Le 14ème mois de salaires en Grèce est versé sous forme de primes touchées au moment des fêtes de Pâques et des vacances d’été.
Les syndicats se sont prononcés contre l’éventualité de nouvelles coupes salariales, la Confédération des travailleurs grecs (GSEE), le grand syndicat des salariés du privé, ayant fait part de son intention de s’opposer à des réductions de salaires

Un influent économiste allemand a raison: Le grèce ne remboursera jamais:La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière

Prêter pour paraître royal, magnanime alors que c’est cause perdue, cela s’appelle de la politique de branquignols

et les politiques s’insurgent, je suis mort de rire !!!!! On peut acheter leurs dettes de m….mais pas les vendre c’est un scandale de dire des choses pareilles. On veut toujours faire payer les petits !

Fillon appelle à l’arrêt de la spéculationcontre la Grèce et l’euro

Un jour de grâce ?

Vendredi, avril 23rd, 2010

j’écrivais ceci:

Le 22 décembre 2008 j’écrivais cet article: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=424

ce qui signifie que j’avais bien senti les Etats.

aurais-je raison sur les moyens que ces derniers vont trouver pour se financer….J’espère que non (3 février 2009) http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202

Si tel devait être le cas…tous aux abris !

Mieux vaut vendre trop tôt que trop tard: seekingalpha.com_article_26769-john-hussman-make-rothsch

Certains Pays sont insolvables

Vendredi, avril 9th, 2010

Les politiques de relance pour faire face à la crise ont creusé les déficits budgétaires. Ces derniers sont, bien évidemment, financé par des dettes qui viennent s’ajouter à celles accumulées depuis des décennies. Les Etats ont vécus au-dessus de leur moyens durant toute cette période. Les marchés financiers testent désormais les Etats: les marches mettent l europe au defi de sauver la grece 

Le ratio de dette par rapport au PIB (PIB = Produit Intérieur Brut, soit la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays) approche ou dépasse les 100% dans de nombreux pays (maximum exigé de 60% dans les accords de Maastricht)

Les économistes et les politiques ne semblent pas trop s’en inquiéter et osent s’aventurer dans des pronostics de retour des hausses d’impôts et de croissance pour stabiliser la situation et renflouer les caisses (vides).

Au sujet des impôts, ils auront certainement raison car c’est le seul moyen (mauvais) que trouve les politiques pour se financer, plutôt que de bien vouloir réduire les trains de vie de l’Etat (très impopulaire et peu électoraliste). Au sujet de l’imposition, je vous renvoie à mon article au sujet de Monsieur Laffer: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2353

ils persistent alors dans ce qu’ils savent le mieux faire depuis la nuit des temps, des beaux discours et des promesses.

« Les belles promesses rendent les fous joyeux ».

Justement, de nombreuses promesses ont été faites dans le passé concernant la couverture santé et les retraites principalement. Ces promesses constituent la base même de nos Etats-providence, de moins en moins de ‘capitalisme’ et de plus en plus de ‘social’ ou de ‘socialisme’. C’est ce que la majorité des gens voulaient.

Le cas de notre voisin, la France, en constitue un bel exemple.

Par les taxes et les impôts, l’Etat prélève près de 50% des richesses produites annuellement. Le dernier budget en équilibre de l’Etat remonte à 1975.

Depuis 35 ans donc, il vit au dessus de ses moyens, finançant une partie des dépenses courantes (dont une bonne part est redistribuée) par l’émission de dette. Celle-ci représente 80% du PIB aujourd’hui et est amenée à dépasser les 100% prochainement, même en tenant compte des prévisions les plus optimistes. Lire aussi: le deficit le plus lourd de son histoire

Mais cette dette n’est que la partie visible de l’iceberg des engagements futurs. Tous les Etats sont dans la même situation.

Monsieur Woerth a même déclaré dernièrement à la télévision: « Aujourd’hui les retraites sont financées par l’emprunt, alors que dans nos prévisions cela ne devait pas arriver avant 2030« .

Pour un ex-ministre du budget, cet aveux est une honte. Ce qui m’étonne, c’est que finalement personne ne tique et ne bouge. Personne ne veut voir les choses en face. Il est toujours plus facile de se complaire dans l’ignorance ou le déni. 

Conclusion : il sera bientôt impossible à nos Etats-providence de faire face à leurs engagements.

Toutes ces promesses sont l’équivalent d’une chaîne ou pyramide de Ponzi (ou de Madoff). C’est un gigantesque jeu de l’avion organisé par les politiciens (de droite comme de gauche) depuis des décennies avec la bénédiction de la majorité des électeurs où la couverture santé et des retraites permettant de vivre n’auront pu profiter qu’à un nombre restreint de participants durant un certain laps de temps.

Comment va-t-on vivre la faillite des Etats-providence ou de très sévères coupes dans les dépenses et programmes sociaux ? Quelles vont en être les conséquences économiques, sociales et politiques ?

Si l’histoire doit nous servir de guide, ce n’est guère réjouissant…

Les Etats vont faire défaut les uns après les autres

Mardi, février 16th, 2010

Marc Faber dixit

 

Les journalistes n’en croient pas leurs oreilles. Pour l’instant la pensée unique continue de dire que les Etats ne peuvent pas faire défaut.

C’est FAUX ! archi-faux

La preuve que les Etats font faillite.

Suisse – Islande 0-0 (0-0)

Vendredi, février 20th, 2009

Hier dans le Tagesanzeiger, journal très réputé, un article important: tagesanzeigerch_wirtschaft_konjunktur_der-schweiz-d

Il est en allemand, mais la teneur est la suivante: La Suisse risque la faillite comme l’Islande.

Pourquoi ? Parce qu’elle est victime de Carry Trade. Ce dernier « montage/arbitrage » – dont j’ai déjà parlé – très risqué si les choses ne se déroulent pas comme prévu, semble devoir être le prochain déclencheur qui engendrera des pertes importantes pour les établissements bancaires.

Il s’agissait, il y a quelques années, pour les individus des pays de l’est (Hongrie, Pologne, Croatie etc.) d’emprunter en francs suisses à un taux très bas pour financer l’achat d’un bien immobilier en zloty, forint ou Kuna ou simplement comme crédit à la consommation.

fringale-des-polonais-et-hongrois-pour-le-franc

prets-en-chf-en-europe-hors-zone-euro

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que les monnaies restaient stables contre le franc suisse. Mais Hélas, ce qui devait arriver, arriva et les monnaies sont parties dans la tourmente contre CHF (et contre EURO) (source: l’excellent Letemps dont les archive sont consultables sur simple inscription ici: http://www.letemps.ch/Signup).

plongeon-des-bourses-et-des-devises-de-la-region-est-europe2

Dans l’article du TagesAnzeiger, Arthur P.Schmidt parle même de l’abandon du CHF au profit de l’Euro pour la Suisse. Je n’y crois pas. Pourquoi?  Parce que je pense que l’Europe n’est pas mieux placée avec ses problèmes internes et structurels. L’Autriche (qui arbore aussi un secret bancaire juste pour la petite histoire tout comme le Luxembourg) a aussi beaucoup prêté en franc suisse au pays de l’est, parce que la Grèce va mal, parce que le déficit de la France sera de plus de 5% en 2009 et parce que l’Angleterre est au bord du gouffre.

Est-ce que l’Europe n’est pas au bord de l’explosion (sociale, institutionnelle)? Rien n’est moins sûr. En tous les cas, la Suisse comme îlot au centre de l’Europe n’échappera pas à la crise, la fin de l’Etat providence.

Historiquement le franc suisse a toujours joué son rôle de valeur refuge et se comportait toujours un peu « comme l’or ».

Un lecteur assidu me fait parvenir un graphique qui montre que le franc suisse fait face à une défiance du marché. Il n’est plus celui qu’on croit invincible, mais plutôt celui qui flanche. (merci JB)

franc

Les investisseurs quittent le franc suisse et on aurait tort de les blâmer. Aujourd’hui plus aucun certitude n’existe (sauf celle que nous retournerons à la terre).

Pour mémoire, le poids des deux grandes banques suisses représente 7 fois le PIB auquel il faut ajouter les autres banques (un peu plus de 2x) et les assurances etc. à relire ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1430

La confédération suisse n’a pas les moyens de sauver le système bancaire suisse. Une nationalisation ?

Un système bancaire général et mondial qui commence à être fortement et vertement critiqué aussi aux USA par les américains eux-mêmes. Le président Obama a dû avoir les oreilles qui ont sifflé. On reste bouche bée devant le « courage » de ce journaliste, M. Rick Santelli

Qui va faire défaut ?

Mercredi, décembre 24th, 2008

On parle de l’Equateur qui est en tête de liste avec un possible défaut de paiement en 2012, voire plus rapidement.

L’Argentine va devoir en appeler au FMI et d’autres aussi.

Les Etats s’endettent, les dépenses des gouvernements ne freinent pas. Où allons-nous? Peut-être dans le mur.

Pour mémoire, voici une liste qui montre -historiquement- les pays qui ont fait défaut.

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On remarque que la France a fait défaut 8 fois entre 1500 et 1800, mais plus depuis (fort heureusement)

Ces « faillites »  furent très certainement dues aux dépenses des rois et à leurs trains de vie royaux.

Sans vouloir faire de politique, en est-il vraiment autrement de l’Elyée aujourd’hui ? Il semble que les dépenses ont augmenté alors qu’il est demandé au peuple un peu d’austérité et serrage de ceinture.

Est-ce vraiment un bon exemple? Les révolutions n’ont toujours pas servi de leçon.

Dans un de mes prochains commentaires, je vous livrerai mes anticipations et vues pour 2009 au sujet des marchés, matières premières, problèmes politiques, risques systémiques, etc.

En attendant, bonnes fêtes à vous tous sous le signe de la famile, des retrouvailles et d’un Noel emprunt de simplicité