Les politiques de relance pour faire face à la crise ont creusé les déficits budgétaires. Ces derniers sont, bien évidemment, financé par des dettes qui viennent s’ajouter à celles accumulées depuis des décennies. Les Etats ont vécus au-dessus de leur moyens durant toute cette période. Les marchés financiers testent désormais les Etats: les marches mettent l europe au defi de sauver la grece
Le ratio de dette par rapport au PIB (PIB = Produit Intérieur Brut, soit la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays) approche ou dépasse les 100% dans de nombreux pays (maximum exigé de 60% dans les accords de Maastricht)
Les économistes et les politiques ne semblent pas trop s’en inquiéter et osent s’aventurer dans des pronostics de retour des hausses d’impôts et de croissance pour stabiliser la situation et renflouer les caisses (vides).
Au sujet des impôts, ils auront certainement raison car c’est le seul moyen (mauvais) que trouve les politiques pour se financer, plutôt que de bien vouloir réduire les trains de vie de l’Etat (très impopulaire et peu électoraliste). Au sujet de l’imposition, je vous renvoie à mon article au sujet de Monsieur Laffer: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2353
ils persistent alors dans ce qu’ils savent le mieux faire depuis la nuit des temps, des beaux discours et des promesses.
« Les belles promesses rendent les fous joyeux ».
Justement, de nombreuses promesses ont été faites dans le passé concernant la couverture santé et les retraites principalement. Ces promesses constituent la base même de nos Etats-providence, de moins en moins de ‘capitalisme’ et de plus en plus de ‘social’ ou de ‘socialisme’. C’est ce que la majorité des gens voulaient.
Le cas de notre voisin, la France, en constitue un bel exemple.
Par les taxes et les impôts, l’Etat prélève près de 50% des richesses produites annuellement. Le dernier budget en équilibre de l’Etat remonte à 1975.
Depuis 35 ans donc, il vit au dessus de ses moyens, finançant une partie des dépenses courantes (dont une bonne part est redistribuée) par l’émission de dette. Celle-ci représente 80% du PIB aujourd’hui et est amenée à dépasser les 100% prochainement, même en tenant compte des prévisions les plus optimistes. Lire aussi: le deficit le plus lourd de son histoire

Mais cette dette n’est que la partie visible de l’iceberg des engagements futurs. Tous les Etats sont dans la même situation.
Monsieur Woerth a même déclaré dernièrement à la télévision: « Aujourd’hui les retraites sont financées par l’emprunt, alors que dans nos prévisions cela ne devait pas arriver avant 2030« .
Pour un ex-ministre du budget, cet aveux est une honte. Ce qui m’étonne, c’est que finalement personne ne tique et ne bouge. Personne ne veut voir les choses en face. Il est toujours plus facile de se complaire dans l’ignorance ou le déni.

Conclusion : il sera bientôt impossible à nos Etats-providence de faire face à leurs engagements.
Toutes ces promesses sont l’équivalent d’une chaîne ou pyramide de Ponzi (ou de Madoff). C’est un gigantesque jeu de l’avion organisé par les politiciens (de droite comme de gauche) depuis des décennies avec la bénédiction de la majorité des électeurs où la couverture santé et des retraites permettant de vivre n’auront pu profiter qu’à un nombre restreint de participants durant un certain laps de temps.
Comment va-t-on vivre la faillite des Etats-providence ou de très sévères coupes dans les dépenses et programmes sociaux ? Quelles vont en être les conséquences économiques, sociales et politiques ?
Si l’histoire doit nous servir de guide, ce n’est guère réjouissant…