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Pourquoi les actions montent ? Parce que les banques centrales en achètent !

Mardi, mars 13th, 2012

Dans mes prévisions 2012, je vous avais pronostiqué:

Actions:

Sélectivité dans le choix des actions (vous voyez je ne dis pas de rester l’écart comme l’année écoulée) et dans les secteurs.

Contre toute attente, je ne vois pas l’année 2012 comme celle de la fin du monde, ni celle de la mort des économies mondiales (le chant du cygne, peut-être).

Les marchés seront volatils, mais termineront l’année dans le vert ou étale (je dois bien être le seul qui voit ça !), mais pas dans le rouge.

Je privilégie les actions métaux et particulièrement les minières qui ont un retard colossal. Je privilégie les titre dans l’uranium, à part la triste réalité de Fukushima, rien n’a changé bien au contraire. Il existe des fonds dans les métaux et terres rares, je recommande cette idée d’investissement »

 

 

Pourquoi anticipais-je que les actions allaient monter ? Parce que je pensais que le sentiment négatif avait envahi le marché et qu’il était difficile d’être plus pessimiste que le niveau atteint. La majorité de ce que je lisais annonçait la fin du monde (là il reste encore quelques mois), la faillite de la Grèce (c’était déjà intégré), la fin de l’Euro (pas encore cette année) etc.

Il y a, par contre, un élément que je n’avais pas imaginé. LES BANQUES CENTRALES QUI ACHETENT DES ACTIONS ! Oui vous avez bien lu. Les banques centrales regorgent de liquidité (totalement artificielles, je vous le concède), de devises et d’obligations. Désormais, il faudra compter sur des actions (diversification ?)

Israel to Begin Investing Reserves in U.S Equities Today

Et la BNS qui possède 9% d’actions dans les réserves de devises et titres en francs (fin 2011) (cela m’avait échappé)

On peut désormais imaginer que les banques centrales du monde entier se mettent à chercher des alternatives de placements (liquides) pour y investir tout le cash qu’elles ont créé et les actions semblent être l’objectif.

 

BNS today

Jeudi, mars 8th, 2012

Il y a une heure, la BNS vient de publier son rapport d’activité dont le contenu a retenu toute mon attention.

Notre Banque Centrale a acquis des devises étrangères, je cite:

« La banque centrale a tout de même acquis des devises pour une contre-valeur de 17,8 milliards de francs en 2011. Les achats ont été conclus « avec un large cercle de contreparties en Suisse et à l’étranger », selon le rapport d’activité paru jeudi »

Le fonds de stabilisation a rapporté 440 millions de CHF: Le fonds de stabilisation UBS a apporté 440,2 millions à la BNS

Grâce à cette fixation de taux plancher la BNS a réalisé un gain de plus de 13 milliards (contre une perte de plus de 20 l’année précédente), surtout à la hausse des actifs comme l’or notamment.

la banque centrale confirme son retour au bénéfice en 2011

voici deux graphiques du cours de change euro contre franc suisse

Je me permets de vous proposer à nouveau deux articles que j’avais rédigés concernant le bilan de la BNS et aussi sur le fait qu’elle devrait rendre des comptes.

- La BNS devra rendre des comptes

- Les bilans des banques centrales

Son intervention n’est pas anodine. Pour l’instant le maintien du plancher n’a pas engendré de coûts massifs, mais que se passera-t-il au cas où l’euro se trouve dans de graves turbulences ?

La question est posée et je suppute que même les dirigeants de la BNS ne savent pas ce qu’il pourrait se produire. Devoir acheter des dizaines de milliards d’euros n’est pas à la portée de toute les banques centrales.

N’est pas le FED qui veut !

à lire ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

 

Les billets de banque en francs suisses sont-ils couverts par de l’or ?

Vendredi, février 10th, 2012

La réponse est oui, mais plus précisément à quel niveau ?

Comme presque chacun le sait les banques centrales possèdent plus ou moins d’or.

La Banque nationale Suisse ne fait donc pas exception à cette situation.

Il me revient à l’esprit un article que j’ai publié en 2009 et décide de le mettre à jour.

Tout était parti d’une question posée par un auditeur qui assistait à une présentation d’économiste (la question posée reste toujours d’actualité !)

L’interrogation était simple: « Aux Etats-Unis les déficits sont catastrophiques, idem en Europe, qu’en est-il de la couverture or de notre monnaie en Suisse ? »

Je vais vous montrer la réponse à cette question en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS

Soit 1025,1 tonnes d’or qui représente 43,349 milliards (au cours de 42’291 CHF le kilo (au 31.12.2010) qui représente presque le cours du marché, il ne faut donc pas espérer une quelconque réserve de ce côté là)

Quel est la quantité de billets en circulation ?

Si je sais bien lire (je prends le dernier chiffre, car il me semble que les réserves or n’ont pas bougé)  55.7 milliards soit une couverture or de 77.82 % (en augmentation par rapport à 2009 alors à un peu plus de 60%). Mais le propos ne s’arrête pas là, car il faut tenir compte des autres « billets » qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargne qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3…..

et sa merveilleuse évolution (surtout après la crise de 2008)

Toutes données peuvent être compulsées ici: annrep_2010_komplett.fr

Si on prend M3, soit 781,717 milliards cela offre une couverture or de 5.54%%……..je défaille !

Ce sont les chiffres fin 2010, soit bien avant l’intervention de la BNS pour affaiblir le franc suisse. Dès que le rapport annuel au 31.12.2011 sort, je m’attelerai à la tâche de vous reproduire le même article avec les nouvelles données.

En attendant:

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: « Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères ».

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: « D’après mes anticipations environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse. »

Le comptable: « Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse ! »

Les bilans des banques centrales en % du PIB

Vendredi, janvier 27th, 2012

On m’a conseillé de lire l’article de MISH : http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2012/01/chart-of-day-central-bank-balance-sheet.html dans lequel on trouve un graphique intéressant.

On remarque que le bilan de la Banque Centrale Européenne rejoint bientôt celui de la Banque du Japon en terme de taille par rapport au PIB.

Il m’a tout de suite sauté aux yeux que le bilan d’une grand banque centrale (qui veut se faire plus grosse que le boeuf en achetant une quantité astronomique d’euros) manquait à l’appel.

Sans plus attendre voilà le graphique du bilan de la Banque Nationale Suisse en pourcent du produit intérieur brut (nominal)

Source: BNS: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/statmon/stats/statmon

Comme je l’ai écrit: La BNS devra rendre des comptes et tous mes billets concernant la BNS:

L’argent n’est plus moral et c’est cela le plus grand problème

Jeudi, janvier 5th, 2012

Il fût un temps (je vous parle de feu mon grand père) où l’argent avait une signification éthique, morale et le fruit d’un travail. Il fallait bosser dur pour gagner sa croûte. On travaillait (7 jours sur 7) pour gagner de quoi vivre, sans plus.

Aujourd’hui à tous les échelons, l’argent n’est plus la récompense d’un travail fourni, c’est un moyen. Un moyen d’assoir sa suprématie, un moyen de paraître, et - pour quelques-uns – un moyen de survivre. Combien de fois n’ai-je pas entendu:  »On me paie et après je travaille ». Il me semble que les données ont été inversées depuis quelques lustres.

Dans les hautes sphères on se remplit les poches,  dans la classe moyenne haute on veut briller de tous les feux, dans la classe moyenne basse on essaie de parader (en devenant bling bling) et dans la classe basse on reçoit des subsides car on ne veut ou ne peut pas trouver de travail (et cela touche toutes les classes: Polytechniciens, énarques… et malgré tout chômeurs).

Beaucoup de repères de notre société tournent autour de l’argent, l’argent facile, l’argent qui permet d’exister. L’argent a tronqué les données. L’argent a corrompu la vision du travail.

Aujourd’hui, tout passe par l’argent. Il suffit bêtement de regarder la télévision (que je fuis si possible) pour s’en rendre compte. C’est le matraquage permanent. Il faut, acheter, il faut consommer etc. Achetez aujourd’hui et payez dans 48 mois.

On voit où tout cela mène. L’argent a perdu sa moralité. Même les Etats n’ont plus aucune idée de leurs dettes, de leurs dépenses.

Pas plus tard que hier, on apprend que le président de la BNS aurait lui-même donné des ordres d’achats sur les devises (alors qu’en premier lieu il a annoncé que c’était sa femme (petit mensonge, grandes conséquences ?)) alors qu’il est à la tête de l’institution qui dirige la politique monétaire du pays (la Suisse)

Les médias demandent de la régulation ou la démission: La presse exige des règles plus strictes, voire la démission

Il me vient deux interrogations.

La première: Comment se fait-il qu’une personne proche du pouvoir puisse agir personnellement dans un domaine qu’il maîtrise ?

Quand un dirigeant d’un conseil d’administration d’une société (par exemple) cotée en bourse détient des informations sensibles (ou même simplement le début d’une campagne d’exploration minière, pétrolière, etc.), il devient « restricted », c’est à dire qu’il n’y plus le droit ni de vendre, ni d’acheter les titres de la société avant publication des informations ou résultats.

La deuxième: Comment se fait-il qu’on puisse violer si facilement le secret bancaire (rappel: punissable de l’amende ou/et de l’emprisonnement) et se faire remettre des informations si sensibles ?

Pour terminer et en démonstration du préambule, on triche à tous les étages:

Les riches, les pauvres, les magasins etc: raid du fisc dans station de luxe

A mon humble avis, trop d’impôts tue l’impôt. Si l’imposition était plus basse, il se pourrait (c’est une supposition) que les gens sont moins tentés de soustraire des revenus au fisc.

Merci à Philippe pour cette vidéo que j’avais oubliée !

Action coordonnée, faute à moitié pardonnée

Jeudi, décembre 1st, 2011

Hier, les grandes banques centrales du monde se sont concertées et ont agit de concert (le tout en musique sonnante et trébuchante) sur les marchés en approvisionnant les banques en USD.

Un des nombreux articles sur le sujet d’actualité: 5 questions clé de l’accord

Que se cache-t-il là derrière ?

Tout simplement, ce que Monsieur Chevallier répète depuis des semaines. Certaines banques de la zone euro n’arrivent plus à s’approvisionner en dollars américains sur le marché régulier.

voir un de ses articles: http://www.jpchevallier.com/article-bnp-pas-de-90511949.html qui n’était que le nième qui dénonçait cet état de fait. Je lui avais fait suivre cette copie de journal:

 

Il paraît qu’il faut dire merci aux petits suisses: http://www.jpchevallier.com/article-merci-les-petits-suisses-90687328.html parce que nous possédons des dollars et que nous sommes d’accord de les prêter (accord valable jusqu’en 2013) voir le communiqué de la BNS: pre_20111130.fr

Les banques ne se prêtent plus entre elles ! Elles ne se font, comme en 2008, plus confiance et à mon avis le « Credit Crunch » n’était pas loin.

Cette injection de dollars ne règle rien, cela met simplement un peu d’huile dans les rouages.

Réaction immédiate: Baisse du dollar, hausse de l’or (la fameuse relique barbare)

 

Comme le remarquent plusieurs intervenants ce problème de liquidité n’est que le pendant du problème de solvabilité.

Prochainement les pays vont devoir se refinancer sur les marchés:(vu sur le blog a LUPUS merci)

et que l’européen naît déjà endetté

Et Egan-Jones (agence de rating source Zero Hedge) nous dresse un tableau qui montre que la France, l’Allemagne, l’Espagne, etc. ne méritent pas leurs notations (rating). Egan-Jones passe la France à A (alors que techniquement elle devrait avoir encore moins comme le montre le tableau ci-après) en attendant la suite. L’Allemagne devrait avoir BB entre autre. Intéressant non ?

En conclusion du billet du jour, un petit souffle pour les marchés, mais pour combien de temps ?

La BNS serre les cordons de sa bourse

Lundi, novembre 21st, 2011

Comme je vous l’avais mentionné plusieurs fois et notamment dans l’article: Les cantons assistés ?

La BNS va réduire drastiquement ses distributions généreuses (automatiques et sans travail des récipiendaires):

Préparez-vous aux augmentations d’impôts (très probables)….et aux coupes budgétaires (moins probables que les hausses d’impôts).

 

Revue de Presse: La BNS

Lundi, octobre 31st, 2011

La BNS annonce ce matin un bénéfice sur 3 mois de près de 6 milliards !

Bénéfice en hausse pour la Banque nationale suisse

communiqué officiel ici: http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111031/source/pre_20111031.fr.pdf

et d’après certains économistes c’est très courageux: La BNS a été extrêmement courageuse, selon Charles Wyplosz (mais il a y des risques !)

et Jean-Pierre Chevallier applaudit en faisant remarquer

1) qu’il s’était trompé sur un poste de la BNS: http://www.jpchevallier.com/article-bns-franc-et-87259565.html

2) en admirant le tour de passe-passe de la BNS: http://www.jpchevallier.com/article-bns-bravo-les-artistes-87651264.html

Tout cela c’est bien et me rassure quelque peu, mais…

Pour l’instant la BNS ne s’est pas vraiment frotté à ce fameux plancher et n’est pas dû défendre les 1,20 chf pour 1 euro.

Si l’euro part en vrille à cause de dissentions dans la zone euro, que va-t-il se passer ?

La court allemande va se pencher sur la légalité de la décision d’augmenter le fonds de soutien: UPDATE 2-German court suspends parliament’s bailout committee

Les Tchèques voudraient sortir de l’euro par référendum: http://euobserver.com/843/114118

Les CDS ne servent-ils à rien ? (une assurance payées pour rien ?): Greece Default Swaps Failure to Trigger Casts Doubt on Contracts as Hedge

5 millions de chômeurs en Espagne: spanish unemployment 21,5%

Je pense que la BNS va relever le plancher car les pressions sont de plus en plus grandes au sujet du franc toujours trop fort: L’OMS songe à délocaliser une partie du personnel, franc fort oblige: http://www.24heures.ch/actu/suisse/franc-fort-oblige-oms-delocaliser-partie-personnel-2011-10-27

Je continue de dire que vouloir fixer un plancher est une erreur, mais effectivement que faire d’autres ? Il reste encore une marge de manoeuvre de 45 milliards à la BNS et afficher des fonds propres négatifs ne fait pas peur à la BNS.

Pour l’instant, je dois dire chapeau ! (vous voyez je suis aussi parfois en admiration)

face je gagne, pile tu perds (pour combien de temps ?)

 

1,2,3 robinet coule !

Lundi, octobre 10th, 2011

Qui n’a pas joué à ce jeu étant enfant (ou à 1,2,3 soleil).

Le robinet des dividendes de la BNS va se tarir de manière importante et peut-être durable.

Essorée par le franc fort, la BNS envisage de fermer le robinet aux collectivités publiques

Les phrases comme:   »le dividende, comme d’habitude », me font froid dansle dos. Nous sommes aujourd’hui dans une telle globalisation de l’habitude de recevoir, l’habitude de faire, l’habitude de dire, etc.

Je vous avait écrit un article sur les cantons suisses assistés et je pense qu’il va falloir que les grands argentiers des provinces suisses trouvent une solution pour remplacer ce qui tombait automatiquement, comme un dû, dans les poches des cantons.

Prochain jeu: la bague d’or ?

 

 

BNS today, 100 milliards de pertes

Mardi, octobre 4th, 2011

Quand je vous écrivais que la BNS devra rendre des comptes: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8051

Voici une analyse de Monsieur Chevallier: http://chevallier.biz/2011/10/bns-100-milliards-de-francs-de-pertes/ qui conforte encore mieux ma prise de position:  »Un jour noir pour la Suisse. »

100 milliards de pertes ! 13’000 francs par suisse (y.c. nos chères têtes blondes), on a tapé dans les réserves !

Comme l’écrit Monsieur Chevallier, il n’y a que peu de solutions. Soit on essaie de devenir aussi un mauvais élève par crainte de sa propre force (C’est évidemment le choix le plus facile) soit un assume sa différence et ON SE BAT.

Le monde dans lequel nous vivons est un monde « du nivellement par le bas ». Je pense que nos aïeux doivent de retourner dans leurs tombes, eux qui économisaient et connaissaient la valeur de l’argent.

« Et maintenant que vais je faire ? de tous ces euros  ? qui m’indiffèrent ! »

La BNS renoue instantanément avec les bénéfices

Vendredi, septembre 9th, 2011

C’est ce que nous dit le Blick: Nationalbank macht schon wieder Gewinn

Car d’après l’article, la BNS a gagné 20 milliards de CHF (dont 10 sur la hausse du cours de l’or), a acheté des euros à 1.12, qu’elle possède aussi des réserves dans d’autres devises (USD), de l’or et que par la baisse du franc suisse, les réserves de devises sont montées (189 milliards).

Soit, j’en prends acte, c’est dès lors génial cette stratégie. C’est limite du délit d’initié (ou Front Running). On achète lourdement des euros à 1.12 et on lance une O.P.A. sur l’euro à 1.2.

Je suis aussi d’accord qu’une hausse soit « comptablement parlant » enregistrée sur quelques jours, mais qu’en est-il des euros acheté à 1.43 et 1.40 ? Ah oui j’oubliais! On remet les compteurs à zéro tous les trimestres. On agit comme les sociétés cotées en bourse avec un trimestre bénéficiaire à 10 millions – qu’on applaudit – oubliant au passage les 10 trimestres déficitaires à 100 millions.

Revenons à notre mouton BNS (qui ne se laissera pas tondre)

J’ai été catastrophé par la fixation du plancher à 1.2 pour les raisons que j’ai évoquées ici:  »La BNS devra rendre des comptes«  . Mais je ne suis pas aussi borné que cela et je vais essayer de prendre du recul.

  • Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité.
  • D’autres pensent que la BNS a agit avec grande intelligence et qu’elle est en train de revendre les euros qu’elle a acheté. L’idée est que le prix moyen des euros à 1,43, puis 1,40, puis, puis..on obtient un cours d’achat moyen à 1.2 et que la BNS est en train de vendre pour s’en sortir. Elle annoncera par la suite ne plus soutenir le plancher. Cela relève plus de la stratégie d’un trader plutôt que celle d’une banque centrale, j’ai de la peine à y croire.
  • D’autres encore pensent que c’est pure folie: Unlimited Spelled Backwards Is Zimbabwe et que la BNS va devoir dépenser 200 milliards: Swiss May Spend 200 Billion Euros on Peg, BMO Says (alors que nous ne détenons que 1040 tonnes d’or soit 55 milliards de CHF) ou que c’est suicidaire: swiss-move

L’avenir nous dira donc si c’est un coup de génie, un coup monté ou un coup pour se faire démonter.

Je me demande de plus en plus s’il ne faut pas acheter du dollar…..mais là aussi je doute.

 

La BNS devra rendre des comptes

Mardi, septembre 6th, 2011

J’avais parlé de la possibilité de fixer un plancher de cours pour l’euro à 1,20 ou d’arrimer le franc suisse à l’euro.

Ce matin la BNS a donc tranché en faveur du plancher à 1,20 à défendre coûte que coûte avec selon le communiqué tous les moyens nécessaires et illimités.

Voici le communiqué de la BNS: BNS communique pre_20110906.fr

Et la presse, les syndicats applaudissent à tout rompre, le commun des mortels qui ne s’y intéresse pas croît que les décisions sont de toute manière prises par des gens qui « savent ce qu’ils font » et moi je pleure (heureusement je ne suis pas le seul dans cet état).

Par chance mon blog est un espace de liberté et après avoir réfléchi, analysé cette décision, il me vient des idées, des conclusions et une prise de position. Exceptionnellement les commentaires sont ouverts, car le sujet est important (pour autant qu’ils concernent le sujet).

Je suis fâché, oui vous avez lu, je suis fâché.

Désormais, la Suisse au travers de la BNS acquiert de l’euro jusqu’à 1.20.

Croyez vous que l’euro va remonter à 1.4, voire 1.60?

En ce qui me concerne, je n’y crois pas, car la mise en place d’un plancher va créer une nouveau sport: L’arbitrage devise Euro/CHF, à savoir que dans le marché il y a une donnée certaine: La BNS vous rachète votre euro à 1,2 quoiqu’il arrive !

Toutes les idées se bousculent dans ma tête et je vous les livre en bloc.

  1. Que va-t-il se passer si la zone euro explose et que l’euro s’écroule ?  Ou si l’Allemagne sort de l’euro, ou si les pays de la zone euro font faillite. La BNS va-t-elle acheter de l’euro comme une folle et va faire s’écrouler le franc suisse de concert ? Il va dès lors falloir rendre des comptes aux citoyens suisses et leur expliquer pourquoi la BNS est en faillite ou en difficulté. Je tiens à faire remarquer que la BNS est une S.A. dont les actionnaires sont les cantons pour 1/3, les banques cantonales pour 1/3 et les particuliers pour 1/3. La confédération n’est pas actionnaire. En conséquence, il faudra – en cas de gros problèmes - que les actionnaires passent à la caisse et très certainement les contribuables. (ici mon article: « N’est pas la FED qui veut ! »). Les grands argentiers des cantons vont devoir se préparer à avoir un sacré trou dans leurs budgets, eux qui se plaignent déjà de ne probablement plus recevoir le dividende de la BNS qu’ils considèrent comme acquis: (relire mon article: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446)
  2. Les nations qui ont essayé de défendre leurs monnaies ont lamentablement échoué! L’Angleterre et sa livre (attaquée) :1992 George Soros fait chuter la livre et l’Argentine et sa parité avec le USD:  crise Argentine (SI L’HISTOIRE DOIT NOUS SERVIR DE GUIDE…)
  3. Finalement en achetant de l’euro à tour de bras (on a vu le succès de la BNS depuis 1,43 euros…) on renfloue la Grèce et la zone euro. Nous sommes en train d’acheter des dettes pourries ! Est-ce vraiment légal ? Ne doit-on pas demander au peuple ce qu’il en pense ?
  4. La BNS a pris cette décision seule: La Banque centrale européenne (BCE) a dit qu’elle avait pris note de la  décision de la BNS qui a été prise « sous sa propre responsabilité« , a précisé le conseil dans un communiqué. C’est la première fois qua le BCE commente directement les efforts de la BNS pour limiter la force du franc.
  5. Le Conseil Fédéral laisse la responsabilité de cette opération à la BNS. C’est le délire M. Hildebrand est devenu ce matin le roi des suisses ? Le roi soleil ?
  6. Et si tout cela n’était qu’une manoeuvre déguisée ? Certains ministres qui forment le conseil fédéral n’ont depuis longtemps qu’une seule idée en tête: Adhérer à la zone euro. Le peuple s’est déjà prononcé plusieurs fois contre cette adhésion. Et si on mettait la Suisse dans une position qui fait qu’elle ne peut plus revenir en arrière, à savoir être tellement liée à la zone euro qu’on ne peut plus faire autre chose que de se plier au dictat de Bruxelles.
  7. Que va-t-il se passer maintenant  ? Dans l’immédiat deux problèmes (je cite un ami avec lequel je suis d’accord)
  • « Le capital de la BNS a fondu comme neige au soleil ces derniers mois, à cause des pertes qu’elle a subies sur le marché des changes en voulant lutter, sans aucun succès, contre l’appréciation du franc contre l’Euro. Pour mémoire, son capital était de 66 milliards de francs à la fin 2009 contre 16 à fin juillet dernier. De nouvelles pertes, inévitables si la pression sur l’Euro ne cesse pas par enchantement, et la BNS devra être re-capitalisée. Qui passera à la caisse ? La Confédération (et les Cantons ?), donc vous et moi contribuables et consommateurs via les impôts, TVA et autres taxes que nous payons. L’Europe et l’Euro sont dans la mouise, mettons la Suisse et son franc dans la mouise aussi ! Voilà le message, un message de nivellement par le bas. D’ailleurs, quand la BNS parle de créer de l’argent en « quantité illimitée », elle a quand même une limite : sa taille. L’institut a vu son bilan croître par un facteur de 2.3 depuis fin 2005, principalement par la création de monnaie à partir de rien. Avec un bilan passé à 250 milliards à fin juillet dernier, cela
    représente près de 50% du PIB suisse ! Impossible de continuer ainsi bien longtemps sans ruiner complètement le pays ! La BNS fait donc un pari dangereux.
  • L’autre problème majeur se fera sentir plus tard. Ces énormes injections monétaires ont le grand risque de provoquer de l’inflation à terme comme cela a été le cas dans les années 70 (où notre chère BNS avait pris une décision similaire). L’inflation a alors provoqué une hausse des prix, donc une baisse de notre pouvoir d’achat, ainsi qu’une hausse des taux d’intérêts. Ainsi, en se focalisant sur le court terme et essayer de sauver quelques emplois (nos exportateurs souffrent de cette hausse du franc), la BNS a décidé de sacrifier le futur et faire payer tout le monde. Cette hausse des prix et des taux d’intérêts auront de fâcheuses conséquences pour tout le monde je le répète. Une baisse du pouvoir d’achat de tous les habitants, des problèmes de compétitivité pour nos entreprises (et exportateurs aussi qu’elle essaye d’aider), des problèmes accrus de financement pour les entreprises et particuliers (les taux hypothécaires seront plus élevés), un chômage plus élevé, etc. Bref, on se rapprochera ainsi des conditions que vivent les autres pays européens. On nous forcera probablement ainsi à entrer dans la zone Euro alors que le peuple suisse s’y est refusé et s’y refuse toujours. » fin de citation.

En résumé: « Un jour noir pour la Suisse ».

Le cours de change s’est, bien entendu, approché des 1.20. La BNS espère probablement que le cours ira plus haut (par quel miracle ? il faudrait que les conditions économiques de la zone euro soient bonnes, ce qui n’est, de toute évidence, pas le cas) pour vendre les euros accumulés.

Ma vision est que le cours va rester vers les 1.2 – le fameux plancher - et que le marché va commencer à tester la solidité de ce plancher en lui tapant bien fort dessus. A chaque passage au-dessous de 1.2, le BNS achète de l’euro, pour combien de temps ? Telle est la question.

On se fige sur ce cadavre, on s’arrime au Titanic, la BNS est dos au mur et ne voudra pas revenir en arrière sauf si on l’y contraint.

 

 

 

 

La BNS intervient ce matin

Mardi, septembre 6th, 2011

et annonce qu’il fixe un plancher sur l’euro à 1,20 CHF. Je trouve cette décision incroyablement inquiétante!

Je m’exprimerai dans un prochain article, comme je l’ai fait précédemment, ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

La BNS ne pourra pas soutenir cette parité éternellement, j’en met ma main au feu !

ZURICH, Sept 6 (Reuters) – The Swiss National Bank said on Tuesday it would
set a minimum exchange rate target of 1.20 francs to the euro and would enforce
it by buying foreign currency in unlimited quantities.

« With immediate effect, it will no longer tolerate a EUR/CHF exchange rate
below the minimum rate of CHF 1.20. The SNB will enforce this minimum rate with
the utmost determination and is prepared to buy foreign currency in unlimited
quantities, » it said in a brief statement.

The franc has soared against the euro  and the dollar
in recent months and nearly touched parity with the common currency on Aug. 9,
as investors anxious about debts in the euro zone and slowing global growth
sought a safe haven.

To cushion the economy from a downturn as the strong franc hurts exports, the
SNB cut an already low interest rate target to nil on Aug. 3. It is also
boosting the amount of liquidity in the banking system, and it had threatened
further measures.

La confédération helvétique gagne de l’argent en empruntant !

Mardi, août 30th, 2011

100.19% c’est le prix de l’émission d’aujourd’hui pour un emprunt de la confédération à court terme (du doux nom de créance comptable)  et ceci après 100.508% pour l’avant dernière du 23 août dernier.

Cela signifie qu’il faut payer pour prêter de l’argent à la confédération helvétique.

Sont trop forts ces suisses !!

source : http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/claims_res/source/claims_res.fr.pdf

 

 

N’est pas la FED qui veut ! (et la BNS l’apprendra à ses dépens)

Lundi, août 15th, 2011

Discussion avec un ami qui amène certaines questions et remarques:

Le cours de l’action de la BNS:

Dans un article du quotidien 24 heures, on pouvait lire ceci :

« Les interventions de la Banque nationale suisse (BNS) et l’hypothèse que le cours du franc pourrait être provisoirement arrimé à celui de l’euro ont amené quelque répit dans l’appréciation du franc, valeur refuge mais considérée actuellement comme nettement surévaluée. »

Question 1: Le BNS est une Société Anonyme, cotée en bourse et dont le capital est détenu:

  1. Par les Cantons suisses
  2. Par les Banques Cantonales
  3. par les particuliers (1 tiers)

La Confédération Helvétique ne possède aucune action.

Cette idée d’un arrimage du franc suisse à l’euro me paraît totalement folle. Pourquoi ?
Il suffit d’aligner quelques chiffres:

PIB suisse (à fin 2009) : 536 milliards de francs

Dette Confédération: 111 milliards de francs soit 20.7% du PIB

Dette Confédération., Cantons et communes  : 210 milliards de francs soit 39.2% du PIB

Bilan de la BNS (à fin juin 2011) : 258 milliards de francs soit 48.1% du PIB !!!

 

La BNS a essuyé une perte de 19.17 milliards de francs en 2010.

Cette année, la perte se monte à 10.8 milliards au premier semestre. Le capital de BNS a fondu de moitié en un an  à 28.6 milliards à fin juin 2011 (l’euro était au-dessus de 1.20 pour mémoire).

Et si cela continue, qui viendra renflouer la BNS ?

réponse: Les actionnaires : Cantons et banques cantonales pour 55%,et les particuliers pour le reste.

Pour comparaison, après toutes les folies réalisées par la Banque centrale US, la Fed, son bilan représente « seulement » 20% du PIB américain.

Arrimer le franc suisse à l’euro ne fera qu’accentuer les problèmes pour les caisses de pension. Elles devront vraiment encaisser la perte sur la devise européenne car celle-ci ne pourra plus monter !

50 mias partis en fumee

Il me semble que cette histoire d’arrimage est une rumeur pour enfumer -un peu plus - les marchés.

je vous livre les quelques articles au sujet de la BNS que j’ai rédigé depuis quelques mois.

Les réserves monétaires de la BNS 2003-2010: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7206

Les cantons suisses assistés: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446

La BNS toujours impuissante ! et inconsciente ?: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4584

 

 

Les réserves monétaires de la BNS 2003-2010

Jeudi, mars 10th, 2011

Un lecteur m’a fait remarquer le graphique suivant (qu’il est possible de trouver dans le rapport 2010 de la BNS à la page 60)

compte rendu activité BNS

Tout cela pour voir que les réserves sont principalement constituées de monnaies fiduciaires (vive l’euro) et que l’or baisse, baisse,..

Je vous renvoie à mon article de l’époque (mai 2009) qui montrait déjà la faible couverture or de nos billets de banques (et c’est bien pire dans d’autres pays comme l’Angleterre par exemple)

Les billets sont grantis par l’or…mon oeil 

Le cours de l’or en Franc Suisse (CHF)

Lundi, février 21st, 2011

L’évolution de l’or montre un chemin vertigineusement incliné vers le haut.

Même contre le franc suisse, la hausse commence à être impressionnante. Voici deux graphiques du kilo d’or exprimé en CHF.

Depuis 2001

Depuis 1993

Je ne me lasse pas de revenir sur la mention maintes fois rapportée sur ce blog, à savoir:

Les super ventes de réserves d’or  de nos Etats à des prix défiants toute concurrence.

Ainsi, on félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or: Entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a plus que quadruplé.

Quant à notre Banque Nationale Suisse, on ne peut pas dire que ce fût un timing parfait.

Si ces personnes commencent à en (r)acheter, je vends tout mon or…..

Audio/vidéo: Les dividendes de la BNS et le carry trade sur le CHF

Mardi, janvier 25th, 2011

Ce matin sur RSR: le-journal-du-matin_20110125_standard_passe-present_Les dividendes de la BNS

Je vous ai déjà parlé des dividendes attendus par les cantons dans un article précédent: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446

Dans le fichier audio de la RSR ci-dessus, on peut entendre: 

A. « Les réserves monétaires devenaient phénoménales, des dizaines et des dizaines et de milliards qui n’avaient aucun sens. Le franc suisse est la monnaie la plus réputée au niveau mondial et c’est elle qui court le moins de risque du point de vue monétaire international. »

B. « C’est pour cela que la BNS a vendu une partie de son or en 2004 (une tonne environ) pour combler le trou de l’AVS »

C. « Le bilan de la BNS affiche une perte de 21 milliards due aux achats massifs de l’euro pour freiner le renchérissement du franc suisse »

D. « Dans les pays de l’est, en particulier en Hongrie, les particuliers et entreprises hongroises se sont endettés en franc suisse. Quatre-vingt pourcent de l’endettement hypothécaire en Hongrie est réalisé en franc suisse auprès d’établissements suisses. » Je vous encourage grandement à écouter le reportage de la RSR: le-12h30_20110124_les hongrois pieges par les emprunts en chf

A la suite de quoi, il m’est possible d’aborder les points mentionnés précédemment.

A. Je vais me faire le porte-parole du diable.

Effectivement le franc suisse est une monnaie refuge.

Effectivement, le franc suisse est la monnaie d’un pays moins endetté que les autres pays.

Si je peux me permettre deux remarques qui me semblent importantes: La première est que la couverture or des billets en Suisse est aussi faible que dans les pays environnants. Pour ceux qui n’avaient pas lu mon article à ce sujet, je vous renvoie à « Les billets sont couverts par l’or….mon oeil » (mai 2009). Avec un taux de couverture de 4.17%, la Suisse ne peut pas de vanter d’être en bonne posture. La seconde, c’est qu’avec des banques dont le poids économique est aussi important, le franc suisse présente une faiblesse (le poids du secteur bancaire). Pour l’instant, les objectifs des ratios de Bâle III et les mesures prises dans les grandes banques suisses semblent porter leurs fruits, mais gare à l’effet domino ! En effet, si des banques venaient à être en difficulté dans d’autres pays, il se peut que l’impact (mondial) sur les banques helvétiques se fasse ressentir (et très certainement vice-versa)

(Source Reggie Middleton 2010)

 (Source Zero Hedge 2008)

B. On félicitera la vente de l’or à un moment historique de prix bas (brader semble être le terme idoine):

C. Je me suis largement exprimé sur ces achats massifs d’euros (ou cette vente massive de CHF c’est selon). On peut noter que la BNS ne possède pas la puissance de feu nécessaire pour endiguer le flots/flux massifs d’achat de franc suisse par des intervenants sur le marché des changes. (Tous mes articles au sujet de la BNS : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns)

D. Le carry trade: Déjà évoqué en mai 2009: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1529, il semble que les leçons du passé sont rarement tirées. Entendre une économiste (le cordonnier le plus mal chaussé ?) dire qu’elle engage 80% de ses revenus pour payer sa dette en franc suisse me fait sourire…(jaune). Si des économistes sont capables de prendre de tels risques, imaginez dès lors les petits épargnants ou investisseurs qui ne possèdent pas les connaissances suffisantes et nécessaires. De plus, le carry trade pourrait avoir un effet non pris en compte par la BNS: L’appel d’air.

Cette expression bien connue voudrait signifier que plus le franc suisse se renforce, plus la dette des emprunteurs augmente et plus ils doivent ACHETER du franc suisse pour rembourser les crédits.

Si l’histoire doit nous servir de guide !

Ca sent l’intervention B-N-eSque

Vendredi, janvier 21st, 2011

Bizarre que le franc suisse corrige ainsi contre euro et contre dollar….

Tout d’abord un graphique de l’euro contre franc suisse

puis celui du dollar américain contre franc suisse

Il est très étrange de voir comment - de concert - ces deux monnaies ont rebondi contre le franc suisse

On peut y voir plusieurs explication:

  1. La BNS est intervenue et intervient encore (mon scénario favori)
  2. Les Hedge Funds couvrent de grande position à découvert qu’ils avaient créés durant la chute de l’euro (mais cela ne durera qu’un temps)
  3. Une vision des investisseurs qui pensent que momentanément les attaques sur la zone euro vont se calmer suite aux dernières déclarations des gouvernants

Voici le graphique euro contre dollar sur 10 ans

Et si le rebond de l’euro n’était que passager et qu’à la moindre étincelle:

  1. La BNs ne puisse plus soutenir le CHF
  2. Les Hedge Funds recommencent la valse des monnaies
  3. Les investisseurs se remettent à douter

En ce qui me concerne, et du point de vue fondamental, rien n’a beaucoup changé par rapport à ma vision sur EF3 (Euro Fall 2 du 28 octobre 2010: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5751).

Je reste toujours humble face au marché et je me dis souvent qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.

Préparez-vous donc à EF3…..

Les cantons suisses « assistés » ?

Samedi, janvier 8th, 2011

Pascal Broulis le grand argentier du canton de Vaud s’inquiète de plus recevoir son dividende de la part de la BNS !

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

et certains proposent des remèdes contre la force du franc suisse qui a pénalisé la BNS dans ses résultats: Vendre l’or de la BNS ou payer les salariés en euros et Des pistes pour contenir la force du franc

Pour mémoire, voici la liste de mes articles au sujet la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Pour revenir sur la BNS, elle se doit d’essayer de réguler le marché et juguler les hausses et baisses du franc suisse.

Au sujet de ce dernier, ce n’est pas lui qui monte, mais l’euro et le dollar américain qui baissent. Preuve en est que le YEN, le dollar australien sont en hausse 2010 contre le CHF et d’autres monnaies périphériques n’ont pas chuté comme les devises européennes et américaines.

La BNS distribue ses bénéfices aux cantons, mais ce n’est pas un dû contrairement à ce que Pascal Broulis semble dire.

Evidemment si la BNS fait des pertes, il semble logique qu’elle ne distribue pas de dividendes.

Un ménage ne réclamera pas de prime, si aucun bonus de fin d’année n’est accordée pas l’employeur.

Un ménage ne compte pas sur ce « sucre », le budget pour le loyer étant fixé sur le salaire annuel sans revenu extraordinaire.

Il serait bienvenu que nos politiques arrêtent de gérer nos deniers en tant compte de revenus aléatoires aussi importants. Je sais bien qu’il est difficile de prévoir les rentrées fiscales et dépenses. Je tiens à faire remarquer que, contrairement à ce qu’avance monsieur Attali, les cantons ne sont pas endettés à la hauteur des pays européens et que la dette des cantons et de la confédération ont été réduites de manière importante durant ces dernières années, au contraire des pays européens qui la creusent. (ici en exemple le Vaud, vers 25% du PIB vaudois. Ce canton fait d’ailleurs figure de cancre par rapport à d’autres cantons sans dettes)

 

poids de la dette vaud