Vidéos du jour: Jacques Sapir (2010) et Jean Tulard (2011)

Jacques Sapir en décembre 2010 (bien vu !), on va donc voir ce que va faire l’Allemagne car tout ce qui s’est déroulé en 2011 avait été bien analysé par M.Sapir.

et Jean Tulard en novembre 2011 (j’adore le terme « crétins »). NB: ses étudiants dans leurs appartements place Vendôme…un peu contradictoire: Il aurait dû dire: mes étudiants dans leur ferme du Cantal….

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23 Responses to “Vidéos du jour: Jacques Sapir (2010) et Jean Tulard (2011)”

  1. Milou dit :

    Bonjour Olivier.
    L’euro est faible, en effet. Mais il n’a rien à envier au dollar. Il n’a perdu que 10% par rapport à celui ci depuis décembre 2009.

  2. si je dois choisir entre les deux, je prends Le USD

  3. tloc dit :

    Les lacunes du traité de Maastricht vont se combler.
    Une monnaie unique sans convergence des politiques sociales, budgétaires, de défense, extérieures etc….quelle foutaise !
    Delors et sa clique n’ont pas de raison de pérorer lorsqu’on établit un tel traité absurde dés le départ.le mal est fait , il faut agir dans l’urgence et de l’avis des allemands, tordre le bras à tous les politiciens incompétents et/ou démagogues pour avancer dans cette convergence nécessaire et obligatoire si on veut garder une monnaie unique.Tous les pays du sud y parviennent petit à petit.Ne reste plus que la france et son lot d’anachronisme budgétaire d’une autre époque.Par la suite,je ne me fais pas d’illusion; on fera marcher nous aussi la planche à billet.Malgré les atermoiements des autres centres économiques au monde (Us,Chine etc…), qui dirigent leurs monnaies sans aucune concertation avec les autres,nous sommes encore le premier consommateur au monde et leur premier client (du moins pour les chinois).Notre malaise se répercutera obligatoirement chez eux, montrant au final les limites de leur dumping monétaire et social.

  4. tloc dit :

    Je me méfie de plus de tous ces économistes ultra gauchistes qui quelques années au préalable nous expliquaient que le déficit était normal, bon pour l’activité et prenant par comparaison les Us et le Japon.En France, la haute fonction publique ( prof d’université compris) perdrait inéluctablement ses avantages si une convergence budgétaire avait lieu.Comprennent ils enfin que leurs privilèges (montant des retraites, retraite de reversion, absence de controle d’activité etc….)sont menacés par la méfiance de leur concitoyen qui vont bientôt se délaisser de leurs assurances vie, garant du déficit.Il n’est pas normal que dans une démocratie moderne, on puisse encore faire carrière dans la politique pendant des décennies,qu’on puisse travailler pour un syndicat en bénéficiant de l’évolution de l’ancienneté dans sa fonction publique d’origine etc…Merckel oblige la France à faire sa révolution interne en refusant pour l’instant la monétisation de la dette.Ma génération lui lance pour l’instant un grand merci.

  5. Milou dit :

    Oui, le choix de l’USD est sans doute bon. Philippe Béchade nous donne une raison possible à sa bonne santé :

    http://la-chronique-agora.com/survalorisation-euro-pose-probleme/

  6. Miller dit :

    Si l’on a des économies suffisantes, vaut-il mieux, en Suisse :

    – acheter de la pierre maintenant avant que le système ne s’effondre (s’il s’effondre) et que la monnaie ne vale plus rien?
    – ou justement attendre que les prix de l’immobilier baissent vraiment à cause la crise?

    Dilemme…

  7. Lorsqu’il fait allusion à la place vendôme, il semblerait que Jean Tullard fasse référence à ce qui a déjà été dit, il montre un intervenant. J’imagine qu’il y a eu polémique sur le sujet.
    Il, au demeurant, tout à fait raison! Ceux qui auront du palpable (terre, bien immobiliers, etc…) seront les gagnants de la crise des états et seront les nantis de demain.
    L’objectif de tout le monde devrait être de se garantir un lopin de terre.

  8. BA dit :

    Mardi 22 novembre 2011 :

    Le taux d’emprunt à court terme de l’Espagne s’envole.

    Preuve de la défiance persistante des investisseurs, l’Espagne a émis ce mardi 22 novembre pour 2,98 milliards d’euros de dette à court terme à des taux records depuis 10 ans. Une progression qui était attendue alors que Madrid vit depuis une dizaine de jours un fort regain de tension sur les marchés.

    Par rapport à la dernière émission comparable, fin octobre 2011, le taux des bons espagnols à 3 mois a doublé, à 5,1 %, contre 2,3 % la fois précédente.

    Le taux des bons à 6 mois a également fortement augmenté, à 5,2 %, contre 3,3 % lors de la précédente émission.

  9. tloc dit :

    la BCE a émis pour l’instant 200 milliards euro tandis que les US en sont en 15000 milliards et les GB je ne sais plus combien.
    Je jouerais contre la BCE, je me méfierais quand même d’un tour de cochon pour ratiboiser les méchants spéculateurs….

  10. Yann dit :

    Jacques SAPIR a fait une emission de mots croisés le 19 Septembre 2011 et il est toujours très pessimiste. Il sous-entend à la fin qu’une guerre entre la France et L’Allemagne est possible.

  11. fred subtropical dit :

    Amha l’immobilier est un fil à la patte et une pompe à fric fiscale. Le meilleur investissement anti-crise sera toujours de développer des nouvelles compétences. Pour le côté matériel, cash en plusieurs devises, gold et silver en fonds métal physique hors EU et USA, un petit portefeuille d’actions en long/short. Et déménager dans un pays accueillant. Si quelqu’un se sent obligé de continuer à payer pour les mensonges des élites et l’ignorance des masses, chacun est libre. Bonne journée à tous d’Amérique latine.

  12. BA dit :

    Zone euro : les investisseurs internationaux n’ont plus confiance dans six Etats européens.

    Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.
    Belgique : 5,075 %.
    Espagne : 6,605 %.
    Italie : 6,820 %
    Irlande : 8,207 %.
    Portugal : 11,277 %.
    Grèce : 28,860 %.

    Qu’est-ce qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
    Qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
    Réponse :

  13. Larry dit :

    Le prof. Tulard a parfaitement raison concernant la banqueroute, mais il n’a pas compris qu’il y a des différences substantielles avec 1788, à commencer par le fait que ce sont bien tous les États industrialisés qui sont menacés et pas seulement la F. En outre, il y a une immense bulle de crédit qui n’a fait que commencer à éclater et que son éclatement est déflationnaire et non inflationnaire. Les étudiants de M. le professeur feraient donc bien de se rappeler qu’il est prof. d’histoire et non d’économie.

  14. Sovanna Sek dit :

    Si la crise des dettes européennes s’aggravent, je pense que l’Allemagne sortira de la zone euro pour avoir le contrôle de sa propre monnaie car elle n’a aucune intention de monétiser la dette de ses cancres, c’est à dire en contrepartir faire marcher la planche à billets avec comme conséquence l’hyperinflation, pour des raisons historiques. En effet, cela a provoqué l’émergence du nazisme.

    De plus, ce scénario n’est pas pris en compte sur les marchés donc il y a de fortes chances d’avoir un nouveau krach.
    Pour ma part, j’ai pris des couvertures comme l’or, un tracker sur le VIX et le CAC 40.

  15. fred subtropical dit :

    @Sovanna Sek
    Je ne sais pas si ce sont les frais ou un effet contango sur les futures, mais attention les trackers sur le VIX sont des cochonneries si on les garde ne serait-ce que quelques semaines. Un bon short à fleurs, y’a que ça de vrai ;-)

  16. pierre dit :

    Je ne trouve pas l’analyse de Jacques Sapir très percutante. Recapitalisation des banques européenne à hauteur de 1000 milliards d’euro en 2011 !? : attention … rien ne va plus…. et c’est encore à coté de la plaque. Il reste encore un mois en 2011 mais il va falloir faire vite pour que son scénario catastrophe série z se réalise en 2011. le montant à été estimé à 106 soit à la louche 90¨% d’erreur et encore s’est une projection qui ne sera pas effective en 2011.
    Quand on sait qu’une partie de la crise économique actuelle viens du manque de confiance et de visibilité du devenir du système financier actuel, on se passerai bien volontiers des prophètes de ce type.
    Je n’ai pas suivi la suite de l’interview, hors sujet et sans intérêt pour ma part.

  17. alexandre de perpignan dit :

    j’imagine les anciens élèves de Tulard qui, se rappellant les bonnes idées de leur cher professeur, se mettent à revendre en vitesse les actions qu’ils avaient acheté (vendues au plus bas) pour ensuite acheter de la terre… et quelques années plus tard, les mêmes anciens élèves, les pieds nus dans la boue, au beau milieu d’un champs de patates en train de se dire quel c….. ce Tulard !! si je ne l’avais pas écouté, je serais millionnaire, mes actions auraient montées, et je ne possèderait pas des arpents de terre qui ne produise rien !!

    tout ca pour dire que la spéculation n’est pas un métier d’historien et que d’ailleurs personne ne sait prévoir l’avenir. la dette pourrait très bien se monnétiser et les actions deja tres bas s’averer d’excellent gardes fous contre l’inflation…

  18. Larry dit :

    @ alexandre de perpignan

    La dette ne peut pas « se monétiser »: si d’aventure la BCE tentait d’acheter directement la dette aux États, en vraiment très grande quantité, il y aurait un bank run dans les heures qui suivent et il y aurait hyperDÉFLATION, soit exactement le contraire de ce que tout le monde attend. Delamarche l’a dit et on ne le répètera jamais assez: s’il existait un bouton pour provoquer une inflation, ça se saurait.

  19. lsga dit :

    Jacques Sapir : un véritable économiste libéral et minarchiste.

  20. alexandre de perpignan dit :

    @ Larry

    je suis désolé de ne être si pessimiste mais il y a une grande difference entre racheter une partie de la dette européenne de facon réguliere et ordonnée et provoquer un bank run d’autant qu’un bank run provoquant une déflation sous entend des faillites bancaires en chaine et donc une rupture de la liquidité… or si la BCE rachete de la dette tout en assurant les banques d’obtenir toutes les liquidités qu’elles souhaitent, cela transformerait un retrait massif en hyperinflation… (demandons nous aussi ce que feraient les européens avec des liquidités ? ils acheteraient des biens de consommation courante ??)
    les anglosaxons ont fait du quantitative easing et cela a plutot l’air de faire redemarrer la machine US.
    apres tout cela correspond simplement à une dévaluation et ce ne serait pas la premiere fois dans l’histoire de France.

    la solution parfaite me semblerait etre une plus grande maitrise budgétaire (bien moins de nlles dettes emises) et le règlement par la banque centrale d’une partie des dettes antérieures en prenant soin si on efface un peu de la dette des grecs et des italiens d’effacer aussi un peu de celle des francais et des allemands.

  21. Larry dit :

    @ lsga

    Sapir est un des très rares économistes à encore défendre le protectionnisme et il attribue la crise aux libéralisations sous Thatcher et Reagan. Pour lui, la crise est évidemment la confirmation que lui avait raison et les autres tort, c’est pourquoi il ne cherche pas à embellir les choses.

    @ alexandre de perpignan

    Racheter une partie de la dette européenne en quantité très limitée et en passant par les marchés (opérations « open market »), c’est ce que fait la BCE actuellement, avec le succès qu’on voit.

    En cas de bank run généralisé, il serait déjà trop tard, la BCE n’aurait plus le temps d’intervenir. Dans la réalité, on voit bien qu’elle hésite toujours à sauver une banque en faillite, à cause du moral hazard que ça crée pour les autres, qui sont alors incitées à prendre de plus en plus de risques, surtout que les principaux profiteurs sont les employés et les spéculateurs à court terme, soit des gens qui peuvent toujours aller ailleurs si l’entreprise fait faillite. Vient s’ajouter le fait que les Européens du Nord n’ont aucune envie d’éponger les dettes des PIIGS et préféreront mettre fin à l’aventure (ou plutôt mésaventure) européiste, soit par repli national, soit par la création d’un nouveau club des États encore solvables.

    Le QE n’est que l’échange de cash contre du quasi-cash, il n’a donc pas le moindre effet, si ce n’est de pousser les banques à investir dans les actions et autres matières premières plutôt que les obligations d’État, dans le but de gonfler de nouvelles bulles et d’accroître ainsi l' »effet de richesse » chez les détenteurs d’action. Ça crée donc au maximum un feu de paille de quelques années, avec un nouveau crash encore plus grand à la clé. Mais au fur et à mesure que l’opération se répète, les investisseurs y croient de moins en moins et les rallies s’écourtent (5 ans après la baisse de 2000-02, 2 ans après celle de 2007-09).

    Les périodes d’inflation sont celles au départ d’un nouveau cycle, lorsque l’économie est désendettée (« Trente glorieuses », Argentine après la banqueroute). Nous, nous nous trouvons en fin de cycle, au début de la déflation.

    Les plans d’économie ne font que diminuer les liquidités et donc accroître la crise, cf. les années 1930.

  22. alexandre de perpignan dit :

    @ larry

    Désolé toujours pas d’accord. si on autorise la BCE à dire aux marchés voila nous décidons de creer 20 à 30 % de masse monétaire en plus (et sans contrepartie) cela équivaut à une dévaluation dans un système de change flottant. (cela équivaut également à un défaut de paiement si l’on considere que certains investisseurs ont achetés des euros avec des dollars US par exemple).. la BCE pourrait alors se substituer aux etats membres pour honorer leurs créances et ainsi effacer leurs dettes.
    qd à l’exemple argentin il n’est tout simplement pas valide puisqu’ils avaient leur propre monnaie et ont choisi de s’endetter dans une autre (le dollar us )… ils n’avaient donc pas le choix de la dévaluation mais seulement celui du défaut pur et simple

    cordialement

  23. Larry dit :

    @ alexandre de perpignan

    Oubliez la « masse monétaire », c’est un concept foireux (cf. lien en cliquant sur mon pseudo). Une banque d’émission, même quand c’est une banque centrale bénéficiant d’un monopole public, n’émet JAMAIS de monnaie sans contrepartie, car la monnaie n’est pas un bien en soit, c’est toujours un titre d’emprunt, une créance. Dans le pire des cas, la banque centrale échange directement du moyen de payement légal (« legal tender ») contre des obligations étatiques à échéance de plus en plus brève, c’est ainsi qu’ont été causées les pires hyperinflations (Weimar, Zimbabwe), dans des circonstances particulières qui ne sont pas comparables à la situation actuelle (il n’y avait pas de gigantesque bulle de crédit pouvant éclater, l’État ayant été le seul à s’être fortement endetté). Inutile donc d’espérer vouloir désendetter les États via une hyperinflation, car celle-ci est toujours provoquée par un nouvel endettement étatique, cf. le niveau d’endettement de l’D ou du Zimbabwe après l’hyperinflation.

    Et encore une fois: si la BCE s’aventurait à imiter la Reichsbank du début des années 1920 ou la Reserve Bank of Zimbabwe en échangeant massivement et directement auprès des trésors étatiques du MPL contre des obligations, les gens se rueraient illico à la banque pour convertir leurs avoirs (« monnaie scripturale ») en biens réels. Cela mettrait le système bancaire en faillite avant même que la BCE ou les États n’aient eu le temps de dire « ouf » (surtout qu’aujourd’hui, il n’y a plus besoin de se déplacer à la banque, tout peut se faire électroniquement ou par un simple coup de fil).