Combien avez-vous dit ? 2500 milles millions de milliards ? hein ?

L’UE pourrait porter la force de frappe du FESF à jusqu’à 2.500 mds euros

Cela me rappelle la fameuse intervention d’Henri Krasucki

Je n’arrive même plus à imaginer ce que ces 2500 milliards représentent, sachant que le niveau de vie mensuel c’est…

Les politiques ont des arguments …désarmants

D’après la vidéo ci-dessous, la baguette de pain a passé de 1 FRF à 6,56 FRF en dix ans c’est normal….juste entre nous c’est une inflation de..20.7% annuelle. Plus sérieusement la baguette valait 1,25 FRF en 1981 et avec l’inflation elle devrait être aujourd’hui à 3,19 FRF, soit 0.49 euro. C’est donc aujourd’hui une baguette au double du prix (inflaté) qui est vendue.

L’inflation c’est bon ou ce n’est pas bon ? Faudrait savoir ! Je crois que les principes de bases de l’économie sont légérement baffoués. On mélange tout. Une dette en euros, une inflation en FRF. enfin ce n’est pas si grave, le but du débat était peut-être de montrer que cela devient de plus en plus absurde et que même les intervenants n’y comprennent plus rien. J’ajoute naïvement que la dette n’est pas remboursée par l’impôt.

Ddepuis 1974 aucun budget à l’équilibre en Franc et une augmentation de la dette pour payer les intérêts et les promesses des gouvernements successifs.

NB (je ne voulais pas écrire PS…): merci d’intervenir en commentaires économiques et non politiques sur ce blog. Il existe d’autres endroit plus appropriés pour les délires partisans

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18 Responses to “Combien avez-vous dit ? 2500 milles millions de milliards ? hein ?”

  1. François78 dit :

    Ils essaient tous de se refaire une beauté avant d’embarquer dans les canots de sauvetage de l’histoire : Trichet, Barroso, Fillon …

    Même Jean Claude Juncker parle d’une décote de 60% sur la dette Grecque (ça pourrait être encore de la langue de bois bois, il est de plus en plus évoqué une décote de 80 %).

    Par ailleurs, pour les 2500 milliards j’espère qu’il sera fait appel aux marchés, au taux du marché !

    Merci pour vos billets.

  2. mike dit :

    Je ne suis pas convaincu que notre monnaie soit le problème!
    la difficulté vient des politiques de l’UE qui ont utilisé cette arme non pas pour servir la collectivité mais pour se servir eux!
    La puissance financière savait parfaitement qu’ils feraient des politiques ce que bon leur semble en les achetant via l’emprunt!
    Il suffit de regarder DEXIA. Le seul problème est que la CHAINE est une et indivisible via ses maillons. Et si un lache, tout lache!

    Les politiques se sont crus invincibles en empruntant par le biais d’une entité (l’UE) considéré comme forte et de façon irraisonnée! Du coup tout passe par un enchérissement de la vie!

    On arrive en fin de parcours et comment alors expliquer aux peuples la force de la monnaie, puisqu’on a tout fait pour éviter que les gens s’intéresse à l’Economie!

    Dire que l’€ est de la « merde » me prend 2 secondes! Expliquer que ça ne l’est pas tant que ça, il me faudrait peut être un bouquin de 200 pages!!! Et encore…

    On ne va pas vers des lendemain tout rose!

  3. Pascal Martin dit :

    Si nous sortions de l’euro, nous serions ruinés, nous dit Kosciusco-Morizet. Mais nous sommes ruinés ! La politique menée depuis trente ans nous a ruinés. C’est cette politique de dettes qui alimente aujourd’hui l’envie de sortir de l’euro et d’en finir avec l’Europe. Les gens sont affolés par le résultat.
    En fait, ce n’est pas l’Europe qui est responsable, mais notre gestion. Seulement, le flou permis par l’Europe est à l’origine de l’accentuation de l’irresponsabilité des états.
    Quand, il y a quelques années, Nicolas Sarkozy disait : Un pays qui a peur de s’endetter n’a pas d’avenir ; tout ça pour justifier sa politique d’endettement, il montrait son incompréhension de la situation économique.
    Malheureusement, nos politiques sont obsédés par le court-terme et n’ont plus de vision pour la France ; quels qu’ils soient. Ils sont dépassés par l’importance et l’urgence des problèmes. Ils jonglent en parant au plus pressé.

  4. Muse dit :

    Il y a une surenchère des montants… plus personne ne sait ce que gagner 1 fr. veut dire… alors 2500 milliard…. on ne sait même pas combien de zéros il faut mettre… ;-)

    A moins que celà ne soit qu’un clin d’oeil au capitaine Haddock « mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest » qu’a voulu faire cette bande de bachi-bouzouks ;-)

  5. zahnd dit :

    Leur inflation n’est pas totalement du au passage du franc à l’euro comme beaucoup raccontent, mais a l’endettement de tous etla planche a billet de l’ombre. Un crédit avec les effets de leviers spectaculaire (la banque a 100 frs, elle crée 1000 en prêts) conduit aussi a une augmentation de la masse monaitaire. C’est juste ou pas?
    Aujourd’hui me semble t’il que nous sommes plus au courant de la dilution monétaire. Grâce a ce genre de blog qui nous informent.

    Hier encore dans ma boîte aux lettre, GE capitale me réserve 37 000 frs liquide en 30 minutes! Dans les année 90 c’était pas comme ça. Les leasings aussi plus personne a de vieilles voitures, moins de pollutions mais plus de dettes.

    J’ai entendu à la radio que des rassemblements de type Wall street sont prévu samedi a Genève. J’y crois pas trop…

  6. fred subtropical dit :

    Il y a moults pays dans l’histoire récente ou ancienne qui se sont endettés et ont ruiné leur population (toujours les classes moyennes) tous seuls et sans monnaie unique.
    MERCI pour la vidéo de Krasu, MDR… Toute une époque !

  7. DOZIER dit :

    Pour l’instant, les USA peuvent se permettre d’augmenter leur dette publique de 2500 Milliards, l’Europe n’a pas cette capacité car l’euro ne sert pas de monnaie de référence dans les échanges.

    A côté des chiffres, il faut regarder les faits :

    – Arcelor-Mital ferme ses aciéries en Europe
    – L’armée grecque s’équipe avec du matériel US payé avec des fonds fournis par l’UE
    – pour le marché des tablettes tactiles à 1euro/mois c’est samsung et apple qui ont été retenus, exit archos (entreprise française)

    La bande de bachi-bouzouks est inféodée aux banquiers. Devinez donc qui est le président de l’eurogroupe, c’est le ministre des finances du Grand Duché. Intégrer le Luxembourg au sein de l’UE c’était faire rentrer le loup dans la bergerie…

  8. fred subtropical dit :

    oui Dozier, quand on pense que c’est Goldman Sachs qui a truandé pour faire rentrer la Grèce dans l’Euro et que c’est l’ex vice-Pdt de GS Europe qui va diriger la BCE à partir de novembre, pas besoin d’être parano pour penser au complot…

  9. fred subtropical dit :

    D’ailleurs il paraît que le statut de banque est trop étroit pour GS (voir news sur Yahoo Finance). Un statut Maître du Monde suffira-t-il ?

  10. sylla dit :

    Pascal Martin dit :
    13 octobre 2011 à 11 h 53 min

    « En fait, ce n’est pas l’Europe qui est responsable, mais notre gestion. »
    Notre gestion de la construction européenne et avec celle ci alors. La plupart des mesures de politique économique sont des décisions à prendre en commun depuis le début de l’europe (CECA), puis imposées en retour moyennement démocratiquement (l’exécutif faisant en plus les lois).

    Plus quelques soucis « accessoires » : le décrochage de l’or et sa conséquence, la création du forex(1972), et surtout cette déjà malheureuse tentative(1972 pour la première) de serpent monétaire européen (prélude à une parité fixe : l’euro) en vue du marché unique (la commission négocie au nom des membres de l’UE depuis 1971). Et le budget OTAN.

    Tous les pays développés sont endettés (certes plus ou moins).

  11. christophe dit :

    Un petit point alors que la grande dépression arrive à grands pas : imaginer les dettes européennes avec des PIB en décroissance de 2 à 4% et des taux en hausse – eh oui tout simplement explosif !

  12. Trustee dit :

    En spéculateur cynique l’on pourraît penser que ce soit un bon moment pour acheter des actions GS.

    Entretemps UBS communique de voir une inéluctable faillite de la Grèce avec un amortissement de sa dette de plus de 60%

    @Christophe : ce que vous mentionnez c’est le grand risque provenent de l’Italie

  13. dominique dit :

    Seuls les pays les moins pénalisés par la monnaie forte pourraient rester dans l’euro: l’Allemagne et ses voisins, les Pays-Bas, l’Autriche. Si les moins bons débiteurs sortent, les marchés internationaux auront davantage confiance dans la monnaie unique. Je doute alors que l’on puisse obtenir une dévaluation importante de l’euro, comme je le souhaite. Or, à supposer que l’euro monte encore, la France devrait alors recourir à une dévaluation majeure qui augmenterait beaucoup sa dette externe. D’où la nécessité d’envisager une rapide sortie. Entre 2012 et 2014, nous allons vivre une phase critique. Si les pays du Sud sortent de la zone euro avant la France, ce sera mauvais pour nous.

    Le cartel multinational de l’euro ne durera pas, la guerre de sécession a déjà commencé, dites-vous…

    Oui, pour toutes les raisons évoquées précédemment: un ensemble de pays pour lesquels une monnaie unique n’est pas un élément positif peut malgré tout fonctionner s’il dispose d’un Etat central et de finances publiques fédérales, comme aux Etats-Unis. C’est ce qu’avaient en tête les partisans de l’euro qui voulaient construire un super-Etat continental. Malheureusement cette erreur de stratégie, historique, a produit des conséquences économiques désastreuses. On s’est engagé dans la voie conduisant à la centralisation pour s’apercevoir finalement qu’elle était impraticable du fait des disparités entre pays. La guerre de sécession a donc commencé.

    Elle n’oppose pas uniquement des Etats entre eux, mais des populations soucieuses de leur niveau de vie, d’une part, et des Trésors publics, grandes banques et grandes entreprises, d’autre part, qui entendent défendre jusqu’au bout leur avantage d’emprunteurs et leurs cartels intra-européens. Cette guerre ne s’arrêtera qu’avec la dissolution de l’euro. Catastrophe économique oblige : le mouvement est amorcé.

  14. Mermoud Jean-René dit :

    La gauche et la droite savent que l’assiette sociale qui est l’unique berceau des ressources (salaires, dividendes, amortissements, intérêts, impôts) provient de la marge réalisée par les entreprises et de rien d’autre. La politique de la droite tend à aligner les dépenses sur les marges. La politique de la gauche tend au contraire à recourir à l’emprunt lorsque la marge des entreprises de suffit pas. Cela s’appelle l’Etat-providence et ce financement s’appelle la planche à billet. Au cours des trente dernières années la tendance de la gauche a prévalu, ce qui a conduit au surendettement massif des Etats. Pour rester dans la course, même la droite s’y est mis, sous prétexte de théories Keynésiennes, ce qui l’empêche aujourd’hui de revenir à une politique correcte. A ce mouvement se sont ajoutés les faux monnayeurs, les banques qui ont créé de pseudo-actifs (participations croisées ou circulaires, titrisation de titres au carré, au cube, etc. instruments de paris etc), qui sont sans doute au moins aussi responsable de la déconfiture que la politique de l’Etat providence puisqu’ils ont conduit au surendettement des citoyens. Tous croyaient que ce surendettement allait frapper les « générations futures », que ce surendettement allait être progressivement avalé par l’inflation. Or, NOUS sommes la génération future et la politique d’une monnaie européenne forte, selon le modèle de Maastricht calqué sur celui du mark allemand, a empêché la résorbsion de la dette par l’inflation. C’est l’échec de l’Etat providence, de la finance folle et le retour à la dure réalité du carnet du lait. En fin de course, l’évolution devient exponentielle et plus rien ne peut arrêter le mouvement de liquidation sinon la liquidation elle-même. Il n’y a qu’une sortie : celle de l’inflation (et/ou de l’effondrement des valeurs) qui telle la marée, lave tout, remet en place le sable bien lisse, emporte les impuretés, ruine la majorité. L’inflation qui sanctionne l’épargnant parce qu’il n’entreprend pas. L’inflation qui oblige de facto le commerçant et l’entrepreneur à amortir malgré lui. L’inflation qui oblige l’épargnant à investir dans l’économie, s’il ne veut pas tout perdre. L’inflation qui permet d’augmenter sans frais les salaires. L’inflation qui permet d’adapter et de conserver les marges. Encore faut-il que l’activité économique subsiste. Que dans un tel contexte, les banques prêtent. Car à défaut, l’inflation se transforme alors en baisse de valeurs. La valeur de marché passe en dessous de la valeur vénale. Belles affaires pour ceux qui seront liquide. Ceci explique sans doute l’immense masse de liquidités d’épargne qui flotte au-dessus du marché des actions, hésitant à investir. Quant à l’injection massive de capitaux, elle maintient l’activité économique en vie parce que son effet dilutif de l’épargne remet une partie de celle-ci dans le circuit de la consommation. Le temps est venu où il vaut mieux investir dans l’entreprise que de rester en l’air avec son épargne. Le rôle de l’Etat atteint dans certaines économies un part énorme du PNB. Or, l’Etat est un très mauvais investisseur. Qu’il retourne à sa case d’origine et l’économie libre (et non libertaire) fera ses preuves : à chacun selon son mérite. Dans ce contexte, l’Amérique reste un modèle à suivre pour autant qu’elle parvienne à faire façon de ses banques, ce qui n’est pas acquis. Il paraît que l’Islande va bien depuis que ses banques d’affaires ont fait faillite. Cela a été comme un soulagement. On y a un carnet d’épargne à la Caisse Raiffeisen du coin et l’on retrousse les manches. On y a mis les banquiers en prison. Qui dit mieux ?

  15. zahnd dit :

    Avec ces programmes qui fonctionnerons 24/24 et pour n’importe qui. Trader non averti.

    http://www.dailymotion.com/video/xjx0sy_demonstration-du-produit-easy-trade-trading-automatique-fr_tech#from=embed

    Avec les robots trading il y aura surement un effet de danse des poisons.

    http://www.youtube.com/watch?v=mq7CIXKiPLk&feature=related

    Avec de gros fonds d’investissements qui interviennent pour plumer les petits.

    http://www.youtube.com/watch?v=_tGOKngtkt4&feature=related

    Les +5 % et -5 % de la bourse en sont peut-être déjà la cause. Plus le temps passe, plus la robotisation sera active et plus ils entreront en résonance.

  16. tloc dit :

    Mermoud Jean rené: bravo et félicitation pour votre synthèse.