Inflation/Déflation dans le monde

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Où est la stagflation ?

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40 Responses to “Inflation/Déflation dans le monde”

  1. BA dit :

    Nouvelle envolée des prix du pétrole face au soulèvement égyptien.

    Les prix du pétrole ont connu une nouvelle envolée lundi, le soulèvement populaire en Egypte ayant contribué à porter le baril à de nouveaux plus hauts depuis deux ans à New York et à Londres, à plus de 100 dollars.

    Sur New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en mars a terminé à 92,19 dollars, pour un gain de 2,85 dollars (+3,19%). Il a atteint 92,84 dollars, son plus haut niveau depuis octobre 2008.

    Dans le même temps, le Brent a dépassé la barre des 100 dollars, franchi pour la dernière fois à cette même époque.

    « De plus en plus, les spéculations vont bon train sur le fait de savoir si le canal de Suez va pouvoir maintenir son flux de trafic », a expliqué John Kilduff, d’Again Capital.

    « Le marché se demande qui va émerger comme nouveau leader. S’ils sont vraiment anti-occidentaux ou anti-Israël, la prime (sur les prix) politique sera gonflée pour un long moment », a expliqué John Kilduff.

    http://www.romandie.com/ats/news/110131195710.9hsdvgbs.asp

  2. Fabrice dit :

    Bonjour Olivier, je ne vous suis plus.

    Vous-aussi, vous passez « inflationniste » et ne croyez plus en la déflation par le dégonflement de la dette ?

  3. @Fabrice. Non je ne change pas d’avis, c’est juste un tableau interactif pour consultation.

  4. Amora dit :

    Je ne comprends pas davantage comment les chiffres sont calculés et n’ai trouvé aucune information sur CEIC sauf que cet organisme(espionnage économique?) soit américaine et intimement liée à « Internet Securities, Inc. » qui se dit spécialisée dans « l’intelligence » des marchés émergents via le net. Il n’y a aucun nom pouvant être mis sur cette société plutôt discrète.

    Par principe je suis plutôt réticent à tout ce qui se définit comme « intelligence » ouvertement!

    Olivier, pouvez-vous nous donner plus d’infos sur ce graphique interactif et savez-vous qui est derrière cette société?

  5. DOZIER dit :

    D’après les données fournies par ce tableau, les pays pétroliers, à commencer par le Venezuela ont un taux d’inflation élevé (~ 10%/an).

    Pour qu’une période déflationniste survienne, il faut que le système bancaire « tombe en panne », alors effectivement arrêt du crédit = déflation.
    je n’y crois pas car le pouvoir régalien de reflation des actifs par création monétaire est quasi sans limite et ce quel que soit le montant des dettes accumulées.

    Et il ne faut pas perdre de vue que certains pays émergents comme l’Inde sont sur le point de changer de modèle économique avec pour effet une hausse durable des prix des matières 1ères.

    Nous ne sommes plus dans les années 30 avec des marchés protégés et le gold exchange standard et ceux qui pensent que l’on reviendra à ce système se bercent d’illusions.

  6. cecile dit :

    Bon a contrario, admettons qu’il y ait une réelle déflation…

    Donc en Occident la dette diminue, nos salaires diminuent, les denrées et services diminuent, les taxes diminuent(premier miracle !)… >>> comme tout diminue : notre pouvoir d’achat reste constant (deuxième miracle !)

    …et soit les salaires des autres pays (d’Asie, Inde, Afrique) ne diminuent pas >>> le pouvoir d’achat moyen du monde entier s’accroit (troisième miracle !)

    …soit les salaires des autres pays diminuent aussi …
    mais dans ce cas même si le prix de l’or est plus bas il achète toujours la même chose, que ce soit ici ou ailleurs >>> peu de risque dans ce placement.

  7. bonjour Cécile, vous oubliez un point important dans votre démonstration….LA DETTE !

  8. cecile dit :

    PS : Si même elle pouvait y suffire… la terre elle-même ne saurait survivre à l’augmentation du pouvoir d’achat moyen dans le monde.

  9. cecile dit :

    Bonjour Monsieur Crottaz, je n’ai pas de problème particulier avec la dette. Ce n’est qu’un jeu d’écriture et de papier. Cette dette peut-être monétisée, payée en monnaies de singe ou effacée, restructurée, déplacée, déformée. Ce n’est rien de réel finalement. Et comme le papier monnaie, cela repose sur la confiance que l’on remboursera + que cela vaudra toujours la même chose + que cela tiendra dans le temps. C’est donc du vent finalement, si on y réfléchi bien.

  10. non pas du tout, dans votre démonstration vous avancez que tous les prix baisseront et que le pouvoir d’achat s’en trouveras renforcé. Là je vous suis, mais cela n’est valable que dans le monde sans dettes. Les dettes elles restent au même niveau et que vous le vouliez ou non, le poids de la dette augmente car les salaires baisses, les prix baissent, mais pas la dette. Tous les particuliers sont endettés (enfin presque) et ils vont comprendre ce que signifie la dette quand leurs revenus chuteront. C’est sur ce point que vous oubliez que le monde joue à l’effet de levier. certains feront faillite entrainant les autres dans la spirale de la dette. C’est exactement ce qui se passe aux USA avec l’immobilier.
    Vous me parlez de l’Etat, moi je parle du particulier.
    D’ailleurs l’Etat c’est nous et qui va renflouer l’Etat.. ?

  11. cecile dit :

    Finalement à quoi sert cette dette sinon à mieux vivre que ses voisins et à acheter leurs réelles richesses avec du vent.

  12. tloc dit :

    Tout le monde parle d’inflation.Or l’inflation implique une augmentation des salaires qui entretient l’augmentation des prix qui entretient l’augmentation des salaires etc……
    Nous voyons effectivement une augmentation importante des matières premières mais voyons nous partout une augmentation des salaires ? Dans les pays ou les salaires n’augmentent pas nous sommes en stagflation.Et lorsque la stagflation touche les plus pauvres qui ne peuvent plus se nourrir, alors nous avons de grandes chances d’assister à des révolutions.(1789 est l’exemple type d’une stagflation suivie d’une faillite).
    Nous pensons évidemment au maghreb mais aussi à l’afrique au sens large et pourquoi pas à la chine…….Voilà la contrepartie d’une monnaie faible qui augmente l’envolée des prix, qui augmente le pouvoir d’achat moyen de la population mais rend beaucoup plus intenable la situation des laissez pour compte.(sauf lorsqu’il existe un système social digne de ce nom).Pour l’Egypte, si elle venait à changer sa politique vis à vis d’Israel, il semble évident qu’elle risquerait de perdre l’appui financier des USA.Existe t il un pays suffisamment riche pour remplacer économiquement et stratégiquement les US et qui ne craindrait pas de se mettre à dos toute la communauté occidentale ?

  13. cecile dit :

    La dette c’est du vent, suite :

    Cf quantitative easing qui est une injection de nouvelle monnaie sans dette en contrepartie >>> la dette est diluée et ainsi effacée.

    Cf l’Islande qui a nationnalisé ses banques et refusé de rembourser ses prêts aux banques, c’est les banquiers qui ont été arrêtés.

    Cf les faillites des pays : tloc parle de 1789, mais il y a aussi la Russie après les emprunts russes, etc.

    Qui va renflouer l’état ? Mais personne ! Cela dit cela ne nous rendra pas plus riche : la population aura été pressée avant, et c’est ce qui se passe à l’instant…

  14. DOZIER dit :

    Une chose est certaine, la faillite des finances d’un état débouche toujours sur une phase d’hyperinflation (Cf : John LAW).

    « la population aura été pressée avant, et c’est ce qui se passe à l’instant… »
    Un contribuable « pressé » consommera moins, aura tendance à plus frauder et à partir d’un certain seuil le pressage du dit consommateur ne donnera plus grand chose.

    A la question qui va renflouer l’Etat, et bien l’Etat se renfloue lui-même en créant de la dette.

    Pour ne parler que de l’Europe, je vois plutôt une Europe en cale sèche avec des consommateurs pris entre une inflation galopante et la hausse des taxes.

    Dans le même registre, j’ai entendu dans les médias qu’il était question d’expérimenter un système de chambres individuelles payantes dans les hôpitaux parisiens, cela dénote un manque cruel d’idées, en effet, pourquoi ne ferait- on pas payer les visites des proches (ex 5euros l’entrée) avec un tarif majoré les samedis et les dimanches.

  15. @Cécile: vous devez confondre les dettes. Vous ne me parlez que de l’Etat. et les entreprises ? Et les particuliers ? du vent ?
    Si les banques n’ont plus d’argent, elles ferment et qui perd de l’argent ? Les particuliers ? Je ne comprends pas votre théorie ? L’Etat sera toujours là, sur ce poitn je vous suis, mais pas sur le reste.
    Vous parlez des emprunts russes. Qui a perdu de l’argent, fait faillite ? les porteurs. C’est ce que je vous dit. cela ne va pas relancer quoi que ce soit si des faillites surviennent.

  16. tloc dit :

    Lors des emprunts russes, le tiers de l’économie totale des petits porteurs français a disparu du jour au lendemain.

  17. cecile dit :

    Bonsoir, je ne pense pas confondre car ce n’est qu’un système de vases communiquants : les banques sont en dettes >>> les états s’endettent pour renflouer les banques >>> d’autres états renflouent les premiers >>> la population finit par payer le tout ! Alors la dette de qui ??? Je ne confonds pas : en réalité tout est confondu !

  18. Voilà vous y arrivé. Les seuls à ne pas être renfloues sont les derniers à payer. Ils ont donc la dette donc deflation. Est ce quelqu un peut expliquer à Céline mieux que moi?

  19. cecile dit :

    Mais non pas déflation…car ils ne possèdent pas les matières premières, ni surtout l’énergie qui montent donc indépendamment de leur mauvaise fortune (d’autant qu’elles se raréfient, que les pays émergents se développent, que la population mondiale augmente, etc) >>> toujours stagflation CQFD

  20. cecile dit :

    PS : Cher Didier Crottaz, je m’appelle Cécile

  21. cecile dit :

    C’était de l’humour ;-)

  22. Stagflation puis déflation

  23. cecile dit :

    C’est votre blog, mais je ne vois pas comment une hémorragie de papier couplée à une pénurie de matières premières + une augmentation de la population pourrait aboutir à de la déflation.
    Par ailleurs vous dites plus haut que tout diminuera, seule la dette restera (et avec un poids croissant)… mais aussi (et c’est incompatible) que ceux qui feront faillite entraineront les autres dans la spirale de la dette >>> c’est encore une manière d’effacer la dette et non de l’assumer : car au gré des faillites, la dette se dégonflera !

  24. cecile dit :

    Donc les seuls à ne pas être renfloués ne payeront pas mais feront défaut… C’est encore une autre manière de dire que la dette c’est du vent !

  25. cecile dit :

    Là-dessus, je vous souhaite une bonne nuit ;-)

  26. cecile dit :

    Bonjour Monsieur Crottaz,
    Quelque part je vous comprends : on aurait pu croire qu’au siècle dernier avec le développement de la technologie, plus l’énergie bon marché et l’accroissement des populations on allait tout droit vers la déflation. Ce qui aurait été vrai pour chaque paramètre envisagé si la quantité de monnaie était restée égale. Mais au contraire l’augmentation de cette quantité de monnaie a forcé l’inflation.
    Alors on pourrait croire que maintenant puisque les paramètres sont pour la plupart contraires la situation va se retourner et nous mener à la déflation.
    Mais justement ces paramètres contraires (par exemple la fin de l’énergie bon marché) appellent l’inflation…
    Alors qu’une déflation nécessiterait une diminution de la quantité de monnaie, et donc aussi par conséquent une diminution de la dette puisque la monnaie c’est aussi de la dette.
    MAIS si la dette diminuait cela ne pourrait être que par défaut ou suite à un remboursement.
    Rembourser réellement est impossible car il faut alors créer plus de monnaie que de dette (pour payer dette + intérêts) mais donc si on crée plus de monnaie alors soit on crée plus de dette (!) soit on crée de la monnaie sans dette en contrepartie (et cela s’appelle de la monnaie de singe menant à l’inflation !)
    Tandis que le défaut est une autre façon de ne pas réellement rembourser la dette ; un défaut généralisé menant à la révolution, à la perte de valeur du papier et à un nouveau départ recentré sur les actifs réels ; pas à la déflation.

  27. On ne nous mettra pas d’accord, mais je continue de dire que ce que vous décrivez c’est de la stagflation et non de l’inflation.
    quant à moi je dis trop de dettes menera à la déflation (dépression) nous verrons.

  28. cecile dit :

    Oui stagflation pour les occidentaux, inflation pour les autres.
    Bonne journée Monsieur Crottaz.

  29. Amora dit :

    Cécile vous dites: « mais je ne vois pas comment une hémorragie de papier couplée à une pénurie de matières premières + une augmentation de la population pourrait aboutir à de la déflation. »

    Mais votre axiome n’est pas vérifié. Vous parlez d’augmentation de population comme si ce paramètre était constant depuis Adam et Eve!

    En 2010, plus de 200 pays font face à une diminution de leur population en âge de travailler(généralement considérée comme étant les personnes âgées de 15 à 64 ans). En 1950, il y avait 12 personnes en âge de travailler pour chaque personne âgée de 65 ans ou plus. En 2010, ce nombre a baissé à 9. D’ici 2050, on estime que ce rapport de dépendance pour le soutien sociétal des personnes âgées, devrait chuter à 4 (C’est une projection, non un fait vérifié). En 2010, on compte environ 7 Mia d’habitants, dont la croissance se situe presque entièrement dans les pays en développement. En revanche, dans les pays dits « développés », qui représentent une population totale de 1,2 Mia, les populations continuent de vieillir tandis que le nombre des personnes en âge de travailler continue de décroître. Ainsi, au Japon, l’indice synthétique de fécondité est de 1,4 enfant par femme, tandis que le rapport de dépendance est de 3 ; avec l’Allemagne et l’Italie, ce sont les chiffres les plus bas au monde. D’ici 2050, le Japon aura seulement un adulte en âge de travailler pour chaque personne âgée. En Allemagne et en Italie, ce chiffre sera de 2 adultes.

    Il a fallut 12 ans seulement pour passer de 6 à 7 Mia. Il a fallu également 12 ans pour passer de 5 à 6 Mia d’habitants. La grande question est de savoir quand nous atteindrons les 8 milliards?

    Il y a un autre paramètre dans la démographie non pris en compte: les courbes évoluent différemment d’un pays à l’autre et dans le temps. Exemple la Russie: sa population diminue, les femmes productives partent à l’étranger, les hommes boivent la vodka, la natalité baisse. Vietnam, la natalité d’enfants malformés par l’agent orange augmente, les vieux aussi. En Chine comme dans tout pays asiatique, les courbes affrontent le mythe du « mâle »: La politique de l’enfant unique conduit à un effet pervers; on veut un garçon donc après le premier enfant fille, on l’abandonne pour faire une autre grossesse cachée jusqu’à obtenir un garçon! Donc plus de filles que de garçons avec les problèmes coûteux que cela engendre et non contrôlés! De plus les vieux augmentent aussi. Et qui dit vieux dit maladies… qui apparaissent dès l’âge de 40 ans car c’est l’âge de l’arrêt de la croissance et le début de l’involution! Personne n’y échappe! Si les coûts de la Santé augmentent de façon pratiquement exponentielles, ce n’est pas grâce aux progès de la médecine plus sophistiquée, mais bien parce que les morbidités augmentent grâce à notre mode de vie et nos « progrès » technologiques! Donc votre paramètre démographique n’est pas une constante mais une variable! Il est même possible qu’avec la crise, les populations diminuent…

    Les matières premières? Pour les minéraux non seulement les quantités sont finies, mais l’industrie et les nouvelles technologies empêchent la reconstitution minière! L’or en est l’exemple parfait: il n’y a plus de mines d’or exploitable massivement à moindres frais et l’or recyclé coûte cher, sauf celui de la bijouterie! Mais là encore sans commune mesure avec une exploitation minière! Je ne vous apprends rien pour savoir la quantité de tonnes de minerai à traiter pour un gramme d’or et au prix écologique gigantesque.

    Votre raisonnement semble fragile parce qu’il ne tient pas compte de tous les paramètres qui interagissent. Vous avez 3 variables et non 3 constantes: la dette papier, la matière première, la démographie.

    Et comme le dit Olivier, c’est toujours l’individu le plus démuni qui payera la dette car même les dettes papiers sont de vraies dettes puisqu’on les injectent dans la vraie économie.

  30. cecile dit :

    Bonjour,

    Oui je suis consciente que ce sont des variables et non des constantes, mais il n’empêche que ces variables ont à chaque instant une valeur déterminée et que l’on peut donc en tenir compte.
    Aujourd’hui on assiste bien à une hémorragie de papier et à une raréfaction des matières premières + à une augmentation de la démographie (et même si de plus en plus de personnes sont inactives et ont un revenu plus bas, elles consomment néanmoins… ) ce qui donne une fois encore stagflation et non déflation.

    Au sujet de la démographie, un des articles les plus intéressant que j’ai lu est celui-ci (c’est le lien de sa traduction en français… + ou – bonne mais le sens est là) : http://old.globalpublicmedia.com/transcripts/738
    Vous le connaissez sans doute ?

    Cordialement,
    Cécile

  31. Thierry dit :

    Bonjour à tous,

    Cécile,

    Je suis de la « vieille école » et suis un peu surpris de la définition donnée aujourd’hui au mot inflation.
    A mon époque l’inflation était la baisse de valeur d’une monnaie, la hausse des prix n’en étant que sa conséquence. Car en fait il peut y avoir hausse de prix sans inflation pour différentes causes, taxation, spéculation, raréfaction ou pénurie, monopole, etc… .
    En fait la baisse de la valeur d’une monnaie venait de l’expansion de cette même monnaie, plus il y en avait et moindre était sa valeur.
    Les outils pour mesurer cette masse d’argent existent, il s’agit de M1 (pour simplifier la planche à billets des banques centrales car ce sont-elles qui émettent billets et pièces) mais qui ne représente que 5% de l’argent existant. En fait 95 % de l’argent est créé ex-nihilo (à partir de rien) par les banques commerciales quand elles font des prêts, c’est M3 (bon en fait c’est un peu plus complexe mais je simplifie).
    Cet argent est détruit au fur et à mesure du remboursement du prêt seul les intérêts reste, en contrepartie la banque doit détenir des réserves (pour la zone euro, 2%).Vous comprenez peut-être maintenant pourquoi nos dirigeants tentent de relancer le crédit, pas uniquement pour relancer l’activité économique mais aussi et surtout pour éviter la DEFLATION.
    En effet si il y a moins d’emprunt et en même temps remboursement des crédits (ou faillite de particuliers ou d’entreprises laissant une ardoise), l’argent est détruit.
    Je crois qu’un point essentiel pour comprendre se qui se passe actuellement est de savoir comment est créée la monnaie, c’est crucial pour comprendre tous les mécanismes.
    Hors, si l’on prend l’euro, que constatons nous : (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_monétaire )
    De 2002 à 2008 M3 a cru de près de 7% en moyenne annuelle or depuis 2008 malgré tous les plan de relances, les QE etc, que constatons nous ? La masse monétaire stagne, signe on ne peut plus clair qu’il n’y a aucune inflation.
    Donc Cécile les chiffres sont têtue, la masse monétaire stagne (elle a même diminué légèrement). Je dirais presque au vu des chiffres que l’inflation est derrière nous car la BCE avait prévu une augmentation de la masse monétaire de 4,5% par an (2,5% de croissance et 2% d’inflation) et elle nous en a servi 7%.

    Excellent blog monsieur Crottaz dont je partage vos points de vue à une exception près concernant le pétrole et sa pseudo rareté mais ceci est un autre débat.

  32. cecile dit :

    @ Thierry,

    Bonjour Monsieur,

    Je vous remercie pour votre message. En réalité vous avez tout à fait raison… sauf que vous oubliez, à mon sens, une chose essentielle : l’inflation peut aussi provenir des matières premières et des marchandises importées.

    Pour moi, c’est justement là le problème et notre masse monétaire peut diminuer, cela n’empèchera pas une inflation importée (d’où son nom de stagflation).

    En effet, par l’absurde, imaginez une société moribonde, sans ressources ni biens, uniquement de services, et dont la population serait vieille et même pourquoi pas grabataire. Et bien pour une telle société, je crois que la masse monétaire aurait beau s’effondrer, elle n’aurait aucun pouvoir d’achat à l’étranger !

    Bien à vous,

    Cécile

  33. Amora dit :

    Bonjour Cécile, pour répondre à votre commentaire 31, certes, il y a une augmentation démographique mais ce n’est pas l’augmentation qui me gêne sinon ses composantes intrinsèques. Oui, les personnes invalides, inactives consomment, mais elles consomment de l’énergie et créent plus de produits passifs qu’actifs! Je ne pense pas qu’elles soient un facteur économique de consommation déterminant.

    Merci pour votre lien très intéressant que j’ai pris la peine de lire en entier. C’est vrai que la traduction est exécrable!! Vive les logiciels de traduction! S’ils fonctionnent comme les algorithmes financiers on comprend mieux les indices déconnectés de la situation économique réelle! :)

    Oui je connaissais l’histoire de l’échiquier et des grains de riz! On apprend cela pour le Bac!( en Suisse le Bac s’appelle la Maturité!)et cette histoire correspond en fait à une légende: un vizir aurait créé le jeu d’échec pour son calife. Le calife voulant remercier son vizir, celui-ci se contenta de réclamer des grains de blé: un grain sur la première case, 2 grains sur la deuxième, 4 grains sur la quatrième, 8 grains sur la cinquième… etc., combien de grains il y aura sur la dernière case?! La coquette somme de tous ces grains de blé est au total de 18’446’744’073’709’551’615 grains! Si on considère qu’un grain de blé pèse 0,035gr, on arrive à un poids de 650 milliards de tonne. La production mondiale de blé par année est de 230’000’000 tonnes par an… Voir l’échiquier pour bien visionner la courbe exponentielle: http://image.mabulle.com/l/le/leplacard-d-elle.mabulle.com/Divers/echiquier.jpg

    Et c’est sur ce modèle que vous basez votre raisonnement pour dire que l’économie ne tombera pas en déflation mais restera en stagflation, soit une croissance nulle et une inflation forte sur chômage aussi élevé. Pour l’instant je suis d’accord avec vous sur l’inflation des matières premières des pays émergents. Le keynésianisme avec ses politiques visant à faire baisser le chômage(sans trop se préoccuper de l’inflation) n’y réussirent pas, on le vit même augmenter considérablement. Ce sont les monétaristes de l’école de Chicago et les néolibéraux(Ordoliberalismus en allemand)qui visaient la baisse de l’inflation sans y réussir pour autant!

    Ce qui est étrange c’est que vous acceptez un pic pétrolier prenant la forme d’une cloche de Gauss et vous ne voyez pas la déflation parce que vous vous focalisez sur la courbe exponentielle! Or l’exponentielle en mathématique n’a pas le sens figuré. En maths, c’est une équation dont l’exposant est variable ou inconnu. Au sens figuré, c’est une augmentation régulière et rapide. L’exponentielle dans les mathématiques s’utilise surtout en physique(radioactivité), en chimie, en biologie et en dernier dans les Sciences humaines surtout pour en comprendre l’épistémologie. Dans la déflation ce sont les prix à la consommation qui diminuent, puis ceux des biens et services. Je n’aime pas la notion de coût de la vie car trop vague. Reprenons nos vieux inactifs et malades: ils consomment des soins, des services de transports par train, par voiture, mais ils coûtent très cher aux Etats parce qu’en Occident ce sont les Etats qui paient cette consommation! Si les Etats font faillite et doivent se restreindre, ces services ne seront plus disponibles alors que les progrès scientifiques eux ont des prix inflationnistes!il y aura une société à deux vitesses, celle qui est en pleine déflation et celle en inflation!

    C’est un casse-tête! On arrive forcément au minarchisme dont la définition actuelle ressemble plus au… « laisser-faire » qu’à une politique raisonnée et raisonnable! Le minarchisme débouche-t-il sur la déflation ou l’inflation?! :)

  34. cecile dit :

    Bonjour Monsieur ou Madame Amora,

    Je vous remercie d’avoir lu l’article que j’ai renseigné.
    Moi ce dont je ne me lasse pas c’est l’histoire des bactéries :

    « Les bactéries croissent en se dédoublant. Une bactérie se divise et devient deux, les deux se divisent et deviennent 4, qui deviennent 8, 16 et ainsi de suite.
    Supposons que nous avons des bactéries dont le nombre double chaque minute.
    Supposons que nous placions une de ces bactéries dans une bouteille vide à onze heure du matin, et observions que la bouteille est pleine à midi pile.
    C’est juste un cas ordinaire de croissance régulière, le temps de doublement est une minute, et il se passe dans un environnement fini qui est une bouteille.

    Je veux vous poser trois questions.

    Numéro une : à quel moment la bouteille était-elle à moitié pleine ?
    Bien, le croiriez-vous, à 11h59, une minute avant midi, parce que les bactéries doublent en nombre chaque minute.

    Seconde question : si vous étiez une bactérie quelconque dans cette bouteille, à quel moment réaliseriez-vous que vous allez manquer de place ?
    Examinons juste la dernière minute dans la bouteille. A midi pile elle est pleine, une minute avant elle à moitié pleine, deux minutes avant elle est au quart, avant 1/8, avant 1/16. Laissez moi vous demander, à 5 minutes avant midi quand la bouteille est seulement 3% pleine et qu’il y a 97% d’espace libre qui aspirent au développement, combien d’entre vous réaliseriez qu’il y a un problème ?

    Maintenant supposons que deux minutes avant midi, certaines des bactéries réalisent qu’elles vont manquer d’espace et lancent une grande recherche de nouvelles bouteilles. Elles cherchèrent au delà des mers et sur les plateaux continentaux extérieurs et dans l’Arctique, et elles trouvèrent trois nouvelles bouteilles.
    C’est une découverte incroyable, trois fois le total des ressources connues auparavant, maintenant il y a quatre bouteilles, avant leur découverte il n’y en avait qu’une. Maintenant cela donnera surement une société durable, n’est ce pas ?

    Connaissez-vous la troisième question ? Pendant combien de temps la croissance peut-elle continuer en résultat de cette magnifique découverte ? A midi, une bouteille est pleine, il en reste trois. Midi une, deux bouteilles sont pleines il en reste deux. Et à midi deux les quatres sont pleines et c’est fini.
    Maintenant vous n’avez pas besoin de plus d’arithmétique que ça pour évaluer l’absolue contradiction des affirmations que nous avons tous entendues et lues originaires d’experts qui nous disent d’abords que nous pouvons continuer d’accroître nos taux de consommation de combustibles fossiles et ensuite de ne pas nous inquiéter, nous serons toujours capables de faire des découvertes des nouvelles ressources dont nous avons besoins pour satisfaire les exigences de cette croissance. »

    C’est grandiose, n’est ce pas ;-)

    Sinon oui je suis tout à fait d’accord avec vous, il va y avoir deux vitesses : mais pour moi c’est stagflation et non déflation pour la majorité des occidentaux (et autres les pays pauvres sans ressources), et inflation pour les autres. Oui bien sur des tas de choses seront moins chères car sinon personne ne saura acheter… mais comme vous dites ce ne sera plus la même chose !
    Par exemple j’ai pu remarquer en rénovant puis en faisant construire : les plastiques des tuyauteries de décharge des eaux usées se sont affinés : de 8mm d’épaisseur, ils sont passés à 6 puis 4 mm ! Alors bien sur les salaires baissent >> les prix baissent… mais ces prix ne concernent pas le même produit !

    Je m’oppose à la notion de déflation car cela voudrait dire que tout va baisser >>> Pour ceux qui n’ont pas de dettes, ou ceux dont les salaires restent constant, ou ceux qui ont de l’épargne, ou tous ceux qui finissent par faire défaut : le pouvoir d’achat est préservé et voire même renforcé ????
    Non ce serait trop facile : je pense que cela va être bien pire que cela !

    Bien à vous,

    Cécile

    PS : Au sujet de la consommation des personnes âgées j’ai vu des statistiques montrant que pendant les 6 derniers mois de leur vie les personnes agées dépensent PLUS en frais médicaux (honoraires de médecin, hopitaux, médicaments ) que pendant tout le reste de leur vie !

  35. Raphaël dit :

    Bonjour Monsieur Crottaz,

    Je suis avec intérêt votre blog, pour lequel je ne peux dire tout le bien que j’en pense: on m’accuserait de faire du texte.

    Depuis 2006 je suis persuadé – pour de nombreuses raisons – que votre thèse de la déflation est la plus pertinente.
    Que pensez vous d’un paramètre que sauf erreur de ma part vous n’avez pas développé: le vieillissement de la population en Europe. N’y voyez vous pas un paramètre puissamment déflationniste à long terme?
    Cordialement,

  36. cecile dit :

    @ Raphael,

    Bonjour Monsieur,

    Je vous prie de m’excuser mais je trouve cela absurde. Expliquez-moi ?

    Car envisager que plus de personnes âgées soit un facteur qui mène à la déflation signifierait donc que ces personnes âgées (et donc sans dettes) auraient avec leur pension un niveau de vie croissant !
    Elles seraient donc toujours plus nombreuses à être inactives et sans revenu mais profiteraient plus ?
    Mais qui payerait tout cela ???

    Ou alors vous pensez que leur pension vont diminuer aussi. Mais alors ce n’est plus une réelle déflation, c’est un statut quo…
    Sauf pour les quelques travailleurs restants et endettés qui se retrouvent donc enchainés à leur dette.
    Et sauf pour l’état hyperendetté mais sans revenu pour lequel faire défaut deviendra donc quasi irrésistible, non ? >>> Exit la déflation

  37. Raphaël dit :

    @ cecile

    Bonjour madame,

    J’ai bien noté votre opinion sur la déflation en général, celle qui nous attend(rait) en particulier.
    Je définis la déflation par sa conséquence la plus visible comme une augmentation du pouvoir d’achat du cash. On peut être contre, comme le sens du courant. Mais si le phénomène est observé, il faut bien se rendre à l’évidence. Il a déjà eu lieu, plus souvent qu’on ne le dit, et personne n’aime ça…
    Pour autant, je crois qu’il faut faire un bilan des forces, comme en physique, pour se faire une idée exacte. Je ne nie pas que certaines forces inflationnistes soient à l’œuvre dans la situation présente. Elles sont considérables.
    Mais la dette est une force déflationniste plus puissante que le QE. C’est une opinion certes controversée, mais je crois, de mon point de vue, que d’autres forces déflationnistes sont à l’œuvre, le vieillissement de la population en particulier.

    Car ce n’est pas une question de revenus – encore que – mais surtout une question de transmission de patrimoine. A laquelle s’ajoute le problème du chômage des « jeunes » (voyez l’Espagne, la France…) qui sont de moins en moins nombreux. On pourrait facilement sortir du sujet en explorant les conséquences prévisibles du suicide démographique de l’Europe (lisez Emmanuel Todd, Alfred Sauvy, pour ne citez qu’eux): elles sont catastrophiques, mais pas toutes au cœur du sujet…

    Mais je vois mal des retraités multi-propriétaires vendre un bon prix à des jeunes bientôt moins nombreux qu’eux et déjà endettés. Cette pression à la baisse sur des actifs comme l’immobilier aggraverait significativement la tendance déflationniste exercée par la Dette.

    Donc? Je pose la question…

  38. cecile dit :

    Vous êtes plus optimiste que moi.

  39. cecile dit :

    L’inflation, de la Chine à l’Inde… en passant par les matières premières

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    La Chronique Agora
    Paris, France
    Lundi 07 Février 2011
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    Bonjour,

    Inflation : vraie menace ou fausse crainte ?

    Simone Wapler

    ▪ « La BCE recadre le marché sur l’inflation », titrait l’Agefi vendredi 4 février. En effet, nos élites gouvernantes pilotent leurs politiques monétaires non pas sur des mesures mais sur des « anticipations ». « Le point mort d’inflation anticipé à cinq ans s’établit un peu au-dessus de 2% », mentionne L’Agefi Hebdo. La dernière enquête de la Commission européenne sur les anticipations d’inflation montre une perception à la hausse, mais rien de grave. « Anticipé », c’est le mot fort à retenir. Vous connaissez les capacités d’anticipation de notre élite politico-financière qui sait si bien voir venir les crises. Cela mérite de se pencher sur la question.

    Vous devez savoir qu’il existe un marché des obligations indexées sur l’inflation. Ce marché reflète lui aussi les anticipations d’inflation. Il y a quelques jours, ces anticipations ont reflué de 2,08 à 2,03%. Ca vous paraît en contradiction avec ce que vous vivez quotidiennement ?

    Malheureux ! C’est que vous confondez inflation et hausse des prix ou hausse du coût de la vie. Je vous rappelle que pour les économistes, inflation = hausse des prix ET des salaires. Comme il n’y a pas de hausse des salaires pour cause de chômage, il ne vous reste que la hausse des prix… et vos yeux pour pleurer.

    ▪ Anticipations d’appauvrissement
    Dans un encadré de son numéro 261, l’hebdomadaire professionnel qu’est L’Agefi donne la parole à un économiste de PrimeView qui nous aide à comprendre la perception de la situation par le milieu financier.

    Selon ce monsieur, l’Europe reste sur une voie déflationniste.

    « Nous importons certes de l’inflation de Chine où les pays développés dits industrialisés ont massivement délocalisé ces dernières années leur industrie, la Chine et les autres émergents devant faire face à l’envolée des cours des matières premières et à des hausses de salaire. [...] Mais cette inflation importée est fondamentalement déflationniste [...]. Cette inflation ponctionne le pouvoir d’achat des ménages et les marges des entreprises. L’inflation considérée comme les indices de prix globaux prend le dessus dans un premier temps. Mais ce mouvement est temporaire et à la fin, les déflationnistes l’emportent ».

    Nous vivons dans un monde merveilleux, cher lecteur. Les prix montent, mais ils vont baisser car, face à l’appauvrissement des ménages et des entreprises, il faudra bien qu’ils baissent ! Il y aura plus de chômeurs, plus d’entreprises qui s’assiéront sur leurs marges pour survivre.

    ▪ Ne vous souciez pas de l’inflation. Tout ira bien… puisqu’on vous le dit
    Dans les pays à population jeune, cependant, on n’hésite pas à se soulever parce que les prix de l’alimentaire montent (voir la Tunisie ou l’Egypte). Mais chez nous, les vieux hésitent à ériger des barricades. Les vieux font rarement la révolution, c’est plutôt un truc de jeunes.

    Dans les pays autrefois riches, on n’hésite plus à risquer sa vie pour chaparder du cuivre. Le Charleston Daily Mail se faisait l’écho d’un fait divers l’été dernier. Cela ne s’est pas amélioré depuis, vu que les prix du cuivre ont continué à augmenter. Ce n’est pas une anecdote, les accidents se multiplient en Illinois, en Californie, en Caroline du Nord.

    La perte de pouvoir d’achat ou l’appauvrissement, c’est très sournois. Les jeunes peuvent espérer voir leurs revenus augmenter s’ils échappent au chômage, quitte à émigrer. Mais pour ceux dont la vie professionnelle est derrière eux, l’érosion est vite irrattrapable. Pour les Etats, en revanche, l’inflation est une très bonne chose. A 5% par an, une dette de 100 milliards d’euros n’en vaut plus que 50, 10 ans plus tard.

    ▪ Votre intérêt n’est pas nécessairement celui de votre Etat
    Lorsque les intérêts des Etats et des citoyens divergent, même dans nos belles démocraties, des voyants rouges doivent s’allumer dans votre cervelle. Vous allez bientôt être marqué du label rouge fermier « pigeon élevé démocratiquement et prêt à plumer ».

    La situation actuelle est à terme intenable. Nos élites ne sont pas stupides et le savent. Elles essaient donc de vous enfumez avec des histoires désinflationnistes. Mais vous constatez que vous vous appauvrissez.

    Parallèlement, les pays, comme la Chine, qui connaissent l’inflation (hausse des prix ET des salaires) vont bientôt se lasser de nous prêter de l’argent pour rien, surtout si leur monnaie s’apprécie face à la nôtre.

    Nous nous dirigeons donc vers une hausse des taux. Cette hausse des taux sera en retard sur la hausse des prix. Si cette hausse des taux est brutale — ce que nous entrevoyons, en raison du manque de clairvoyance de nos autorités — elle aura des conséquences dramatiques sur votre épargne et votre assurance-vie. Vous pouvez dès maintenant prendre les bonnes mesures.

    [Simone Wapler est analyste, journaliste et ingénieur de formation. Elle a déjà contribué à des publications telles que Le Point, Enjeux, Les Echos, Chart's... Spécialisée dans les valeurs industrielles, les matières premières, les énergies, l'or, les minières Simone Wapler est passionnée par les investissements "tangibles" et c'est ce qu'elle met chaque semaine au service des abonnés de L'Investisseur Or & Matières. Elle analyse chaque mois le secteur aurifère dans la lettre d'investissement Vos Finances. est aussi la rédactrice en chef du magazine MoneyWeek, dont cet article est extrait.]

    Première parution dans MoneyWeek le 04/02/2011

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