Courte retrospective 2010

L’année 2010 a été marquée par la valse des monnaies. Une valse à plusieurs temps.

Le temps du dollar pour les premiers mois, puis le temps du franc suisse. Cette dernière monnaie a envoyé valser (valdinguer) toutes les autres monnaies (à l’exception du Yen).

On le constate clairement sur le graphique de l’évolution des monnaies contre le CHF

Au risque de me répéter, je vous avais prédit « l’euro en chute libre » en janvier 2010.

En appliquant cette vision, il était possible de gagner de l’argent pour les européens en investissant sur d’autres monnaies et ceci même si certains marchés des actions terminaient en baisse.

Voici pour commencer les évolutions des marchés et commodités en monnaie locale. A part le DAX et l’AEX hollandais, les autres places européennes principales ont terminé dans le rouge. C’est donc sans surprise que le STOXX50 a fini aussi en territoire négatif.

Les divers marchés et commodités US ont terminé l’année 2010 dans un positivisme (un gros +) étonnant.

Le positionnement sur les divers marchés des actions, pour les investisseurs européens (intégrant aussi le gain monétaire) offre des rendements positifs, voire très positifs. Ainsi le SMI qui a bouclé l’année 2010 sur une perte en CHF de 1.68%, offre pour un européen un gain plus important que le DAX. Les marchés nord américains ont ainsi fortement contribué au bon résultat des portefeuilles européens car ces derniers encaissent un gain sur le sous-jacent et un gain sur la monnaie.

En se plaçant de l’autre côté de la lorgnette, que s’est-il passé pour un investisseur suisse ? 

L’année 2010 fût éprouvante, car la force du CHF a atténué les gains sur les investissements effectués sur des devises étrangères, comme on peut le remarquer sur le graphique ci-dessous.

En résumé, il était très très très difficile pour un portefeuille dont la monnaie de référence est le CHF, d’offrir un rendement positif sauf en investissant dans le nasdaq et, comme nous le verrons après, sur de l’or ou de l’argent.

Comme personne n’investit 100% des ses avoirs dans un seul véhicule d’investissement, il était quasiment impossible d’avoir une performance positive pour un investisseur suisse, ou si peu.

Je résume: Si votre portefeuille, dont la performance est exprimée en CHF, obtient un rendement de 5% ou plus, vous pouvez féliciter votre gestionnaire (et si c’est vous le gestionnaire, vous pouvez vous congratuler avec une bonne bouteille de vin).

Le seul moyen d’obtenir un gros gain était l’or et …surtout l’argent ! Quant au pétrole avec +15%, si les produits jouant le brut à la hausse ont répliqué le gain, ce fût aussi un moyen d’avoir un rendement positif.

Quant aux rendements obligataires, ce n’est très certainement pas avec ces derniers qu’un portefeuille a pu produire un quelconque rendement, surtout avec des obligations, grecques, irlandaises etc..

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10 Responses to “Courte retrospective 2010”

  1. olivier dit :

    Bonjour
    Sauf erreur, il ne me semble pas que l’euro soit en chute libre.
    Son niveau est encore eleve et rappatrier des benefices obtenu dans d’autres pays me parrait encore eleve.

    De plus, quel credibilite accorde a un marche qui repose sur
    4000 milliards de dollards, qui ne sont voue que pour la speculation. Carry trade etc …
    Decidement j’ai du mal avec les chiffres. Vu les montant il y a forcement des forces qui agissent en sous main.
    Exemple soros qui a en son temps specule contre la livre.
    Et aucun service de renseignement des pays developpe qui a retenu la lecon ?

  2. merzak dit :

    salut olivier.
    formidable article.je vous félicite.
    cordialement.

  3. Vous pouvez noter mes anticipations, cela me permettra de constater ai j ai vu juste avec mes notes.

  4. lelievremilou dit :

    Bof ! L’Eur/USD a « plongé » de seulement 7% (1.43/1.33)depuis le 1er janvier. Il nage dans le petit bassin quoi.

  5. jef dit :

    l’or et l’argent….ça peut continuer longtemps ?

  6. Eldon dit :

    Jef,

    ce n’est ni l’or , ni l’argent qui montent !

    ce sont des « invariants » de la nature, ce qui fait leurs forces.

    Ce sont les monnaies de « singe » dans lesquelles nous sommes payées qui baissent et ce n’est pas fini.

    à part le CHF, $ singap, NOk, CAD, …et Mat Prem , quoi faire avec des imposteurs comme la FED et BCE qui poussent l’endettement jusqu’à l’overdose ?

    l’issue est certaine , seul le timing est difficile mais au plus tard 2020, grand maxi ….

    Bonne année

  7. jeanluc dit :

    @eldon

    Alors,en quoi consistera l’issue ultime?

    JL

  8. Eldon dit :

    l’issue va etre une depreciation massive de pratiquement toutes les monnaies fiduciaires ; ton litre d’essence te coutera tj plus d’€ car chaque € perd de sa puissance d’achat vis à vis des biens indispensables perissables et non stockables jusqu’à ce que le « delerraging » ( du à l’exces d’endettement des 25 denieres années ) soit resorbé.

    je ne vois pas d’autres options pour « conserver/ stcoker » le fruit de son travail passé ( à savoir l’epargne ) de le basculer en MP precieuses

    biensur les taux longs sont lentement monter malgré les QE de FED et BCE car « ils » savent que l’on fera default sur au moins 50 % du nominal ou que l’on rembousera en monnaie de singe « imprimée » via creation monetaire et dont or, argent , platine …monteront jusqu’à l’etablissement d’une refonte monetaire…

    A+

  9. dan_y44 dit :

    justement les seules obligations qui offrent du rendement sont celles des PIGS en raison de leur effondrement (rendement élevé = risque important = valeur de l’obligation faible)! Les investisseurs actuellement cherchent à investir sur les obligations dont les rendement chutent le plus lors des QE successifs. ils spéculent sur la valeur des obligations et non sur leur rendement dont ils se foutent pas mal. les gains sur la spéculation obligataire sont importants vu les montants en jeu.

    dépression = or et obligations d’état refuge (obligation d’état adossées aux grandes monnaies comme Euro et $). La planche à billet empêche tout effondrement des dettes publiques quand le secteur privé est en dépression. La BCE peut faire chuter les taux longs quand elle le souhaite (elle l’a d’ailleurs fait en 2010), tout comme la FED d’ailleurs, et d’autres. Il n’est pas possible de connaître à l’avance les limites de ce genre de politique (ça peut durer des années avant de conduire à l’inflation des prix).

    pour ceux qui voient de l’inflation là où c’est juste leur salaire qui stagne et que leur assurance à monte de 2% l’an (presque l’hyperinflation!!!!), je crois qu’ils devraient demander à leurs parents ce que c’était avant de raconter n’importe quoi. Déflation = taux bas et revenus stagnants. Vous croyez vraiment que les Américains ont gagné 70% de pouvoir d’achat dans les années 30 quand les prix de l’immobilier et de la production agricole ont fait -70% ? Les biens de consommation ne baissent que très peu tandis que les prix à la production et les revenus stagnent ou pire, s’effondrent (cf agriculteurs revenus -50% en 2008, prix en magasin inchangés voire en hausse). Les impôts augmentent pour financer des déficits publics donc en conséquence pas de gain de pouvoir d’achat. C’est la dépression ou la stag-déflation, certainement pas l’inflation.

    L’or progresse dans un contexte de dévaluations compétitives et d’inflation monétaire qui n’ont rien à voir avec la spirale prix-salaires des années 70. Il n’y a pas d’inflation des prix. Le pétrole à fait 150-35 en 2008-2009.Ca peut refaire la même chose en 2011-2012. Vaut mieux tondre les investisseurs deux fois qu’une. 1929-1931-1933 / 2008-2010-2012

  10. BA dit :

    Dette publique : la Grèce négocie un délai.

    La Grèce négocie avec des banques commerciales l’allongement du délai de remboursement de sa dette, après avoir conclu un accord semblable avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE), rapporte vendredi 31 décembre un hebdomadaire athénien.

    Les craintes d’une restructuration de la dette grecque après l’arrivée à terme en 2013 d’une aide d’urgence de 110 milliards d’euros maintiennent les spreads grecs à un niveau élevé. Le gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises ne pas envisager une telle opération, mais sans pour autant parvenir à convaincre le marché obligataire.

    Plus de 70 % de la dette grecque est détenue par des investisseurs étrangers. Selon Realnews, qui ne cite pas de sources, l’ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos, qui conseille actuellement le Premier ministre George Papandréou, est en discussion avec les banques et les fonds qui détiennent de la dette grecque.

    Le journal rapporte que la restructuration envisagée impliquerait un allongement du délai de remboursement compris entre 10 et 30 ans, notamment pour les papiers dont l’échéance était fixée entre 2013 et 2015.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/12/31/97002-20101231FILWWW00516-dette-la-grece-negocie-un-delai.php

    En clair : la Grèce ne peut pas rembourser ses emprunts.

    La Grèce sera le premier Etat européen à se déclarer en défaut de paiement en 2011.

    Après la Grèce, d’autres Etats européens se déclareront en défaut de paiement en 2011.

    Bonne année.