Le Portugal ne peut plus prêter à la Grèce

Les nouvelle s’enchaînent et tout semble aller de plus en plus vite.

Depuis quelques jours, le Portugal ne peut plus prêter à la Grèce, pourquoi ?

Parce que la grande Europe a décidé de prêter de l’argent aux grecs à un taux de 5% et qu’aujourd’hui le Portugal doit emprunter à 10 ans à 5.25% (et cette hausse de taux portugais n’est peut être pas finie)

En conclusion, il faudra soit laisser le Grèce choir, ou avoir de plus en plus de casserole attachées au carosse européen

Les taux Portugais à 10 ans:

Et l’Espagne dans tout cela ? Le taux montent aussi

Le sort en est-il jeté ?

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17 Responses to “Le Portugal ne peut plus prêter à la Grèce”

  1. Jean Michel dit :

    Je suis lecteur assidu de votre blog et de beaucoup d’autres. Le problème de la Grèce est connu et quelque part il n’ont que se qu’ils ont cherché. Cette période est finalement une bonne chose car des pays comme la France découvre ou font de mine de découvrir les vertus de l’orthodoxie budgétaire. Néanmoins ne soyons pas dupe, la spéculation sur les CDS bat son plein et nous l’apprendrons dans qq mois ou qq années des fortunes se font en ce moment sur cette spéculation.Je sais que j’ouvre un débat sur l’utilité du spéculateur et du pari sur les prix. Vous trouverez sur le blog de Paul Jorion de nombreux articles sur le sujet, il prévoit depuis qq mois que le suivant sur la liste sera le Portugal pas nécessairement « que » pour des questions de rigueur budgétaire mais par opportunisme.
    Pour conclure j’aimerai vous raconter l’histoire vraie relatée dans la presse en Aôut 2008. Un « seul » trader de matières premières d’une filiale Goldman Sachs a touché 100 millions de dollars. Goldman Sachs était à l’époque sous perfusion du contribuable, GS a spéculé sur la hausse du pétrole rendant ainsi pour des dizaines de millions d’américains l’essence plus cher. Fondamentalement quelle est la raison économique de cette opération ? Bilan la richesse s’est quelque peu concentrée entre les mains de quelqu’uns au détriment d’une majorité.
    Vous pourrez toujours me dire que ces pays n’ont pas été rigoureux pendant des années et qu’il paie aujourd’hui la note du laisser aller, complètement d’accord mais laissons les investisseurs en décider, pas les spéculateurs, pas les fonds vautours ou les hedges funds. Ce qui fait avancer le monde chaque jour c’est l’investisseur qui met de l’argent sur des projets pour créer de la richesse pour eux et la société.

    A nous bravo pour la qualité de votre blog
    Jean Michel

  2. BA dit :

    Mardi 27 avril 2010 :

    Grèce : le recul du PIB pourrait dépasser 2 % en 2010.

    La Banque de Grèce, qui tablait jusqu’à présent sur un recul du PIB de 2 % en 2010, a estimé mardi que la récession pourrait être supérieure compte tenu du « grand niveau d’incertitude » entourant le redressement de l’économie du pays.

    Un « recul » du PIB « plus grand » que celui prévu par la Banque de Grèce dans son dernier rapport, soit 2 %, « est très probable du fait des conditions actuelles, caractérisées par un grand niveau d’incertitude », a indiqué le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, devant l’assemblée générale de la Banque centrale.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a0d397e2fe4f1ce359bc531e0be58c2d

  3. merci bcp de vos commentaires et vos compliments, pour mémoire un trader sur le gaz avait empoché 1 milliards de bonus (oui c’est vrai) sur le gas et ensuite comme il y avait de l’eau dans le gas, il est parti sur une île se dorer la pilule.
    et ce dernier article 2.5 milliards de CHF de bonus (1.6 milliards de livres….) http://www.thisismoney.co.uk/markets/article.html?in_article_id=496373&in_page_id=3

  4. BA dit :

    Mardi 27 avril 2010 :

    Grèce : le taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans atteint … 15,04 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND

  5. croc dit :

    Et notre pauvre Belgique suivra…
    Je lis mais n’aime pas ces commentaires a tendance de gauche qui cherchent a stigmatiser des boucs-emissaires et reviennent avec la theorie du grand complot. Il ne faut pas se tromper, si les taux montentsi vite, c’est parce que les pays d’Europe sont tellement mal geres qu’ils ne sont plus capables de rembourser et vont faire defaut; ce n’est pas le « mechant trader qui specule sur une faillite »qui entraine une hausse des taux. Il aurait tort de ne pas en profiter. Dans un monde dominé par l’economique, le monde politique est totalement impuissant.
    Rendez-vous le 19 mai, la grece devra emprunter 9 mia, et ce sera probablement une date-charniere dans son histoire.

  6. Trustee dit :

    Faut-il s’inquiéter pour le CHF autant qu’il est maintenu stable par rapport à l’EUR ?
    En effet par cette situation de stabilité notre industrie en profite, tandis que si on le laissait monter se serait le secteur financier à en profiter, avec les banques en première ligne, grâce à un afflux de capitaux.
    Avec la stabilité forcée du CHF l’on nous regardera comme ceux qui profitent du côté commercial sans participer aux coûts/poid des PIGS et autres éventuels;
    en laissant monter le CHF, l’on nous accusera de stimuler la fuite de capitaux et ainsi de contribuer à affaiblir la situation déjà critique de Pays de l’UE ;
    de toute façon nous seront considérés fautifs.
    Mais de quoi en fait ?

    À cause de notre poids décroissant nous serons de jour en jour plus sujets à des chantages et risquerons de devoir entrer de force dans l’UE, fait auquel je suis contraire depuis toujours ; nous pourrons alors en remercier nos to big to fail.
    D’une chose je suis convaincu : quoi qu’il arrive en Europe, nous en serons involvés.

  7. BA dit :

    Mardi 27 avril 2010 :

    La Grèce « ne peut pas » emprunter sur les marchés.

    La Grèce a besoin de l’argent de l’UE et du FMI d’ici au 19 mai, car elle « ne peut pas » emprunter sur les marchés, a affirmé mardi le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou.

    « La date butoir est le 19 mai car c’est à cette date qu’une obligation grecque souveraine d’une valeur de 9 milliards d’euros arrive à échéance », a rappelé le ministre.

    Or, « étant donné notre incapacité à accéder aux marchés, la procédure devra être achevée, approuvée et signée à cette date, et l’argent débloqué par le FMI et nos partenaires européens », a dit le ministre, qui s’exprimait devant des députés socialistes grecs.

    Dans ce contexte, la « situation politique de l’Europe n’aide pas » car « souvent, des voix différentes s’expriment » et l’attitude de l’Europe « manque de clarté », a-t-il reconnu.

    Le ministre avait indiqué la veille que les conditions auxquelles la Grèce pouvait emprunter sur les marchés étaient devenues « prohibitives », sans aller jusqu’à dire que son pays était « incapable » d’emprunter.

    Georges Papaconstantinou a par ailleurs prévenu que le déficit public de la Grèce en 2009, déjà réévalué par Eurostat à 13,6% jeudi dernier, pourrait atteindre 14 % du PIB.

    L’Office européen des statistiques (Eurostat) l’avait déjà laissé entrevoir jeudi en affirmant qu’il pourrait procéder à une « nouvelle révision de l’ordre de 0,3 à 0,5 point de PIB » à l’issue de l’enquête qu’il mène en collaboration avec les autorités statistiques grecques.

    L’origine de la crise financière dans laquelle se débat la Grèce est précisément le doublement, par le gouvernement socialiste à son arrivée au pouvoir fin 2009, de la prévision de déficit public à 12,7 %.

    Athènes, qui a de nouveau réévalué ce chiffre en janvier, se bat depuis pour regagner la confiance des marchés.

    http://www.romandie.com/ats/news/100427143218.9s22ewgz.asp

    Mardi 27 avril 2010 :

    Grèce : le taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans atteint … 15,14 %.

  8. Jean Michel dit :

    A CROC

    Je ne suis ni de gauche ni de droite, ton commentaire est très réducteur. La solution sera nécessairement politique, je te rappelle que se sont des décisions politiques qui ont amenées à cette situation, comme par exemple la fin du glass steagall act mis en place pour stopper les excès de la crise de 1929.Dernier point, je ne me réjouis lorsque la maison du voisin brûle.

    PS Le lien sur ton blogue est intéressant.
    JM

  9. BA dit :

    Mardi 27 avril 2010 :

    Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 10 ans : 9,78 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

    Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans : 15,35 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND

  10. ShereKhan dit :

    Je ne suis pas sûr que la solution soit nécessairement politique (étatique), je crois au contraire que l’étatisme ambiant et qui était montant – y compris dans les pays néo-libéraux – risque d’en prendre un coup. L’impuissance des Etats sera telle qu’il faudra trouver d’autres solutions que d’y avoir toujours recours. Une promotion de la société civile qui nous ferait à tous beaucoup de bien.

  11. Alcide dit :

    Toujours ces affirmations venant de toutes parts comme quoi l’on doit payer la DETTE.
    Comme si cette dette était réelle et issue d’un processus équitable , alors qu’en réalité il n’en est rien cette dette est illégale .
    Le principe en est simple et pourtant soigneusement dissimulé aux yeux de la majorité :
    Les banques privées nous prêtent des morceaux de papier qui sont considérés obligatoirement comme une Monnaie par des gouvernements qui ont eux-mêmes édictés ce mode d’emploi et les lois obligeant à s’y conformer !
    C’est une arnaque.
    Alors, rembourser une dette créée de toutes pièces sans se poser la moindre question est une monstrueuse connerie .
    Je résume : les états ont abandonné la création monétaire à des banques privées, les banques centrales sont des banques privées, l’emprunt d’État doit être souscrit auprès des banques privées , en vertu de l’article 123 du traité de Lisbonne , issu de l’article 104 du traité de Maastricht, qui reprend lui-même les dispositions des lois des 3 janvier et 4 août 1973 (Pompidou/Giscard) qui ont interdit à la Banque de France de faire des avances au Trésor, sans intérêt.
    La dette est une virtualité car issue d’une autre virtualité : la création monétaire privée et l’utilisation abusive des réserves fractionnaires ,l’usage obligatoire d’une monnaie à cour forcée obtenue avec l’aimable complicité des ordures politiques qui ont abandonné les prérogatives régaliennes de l’État .
    Ils ont volontairement abandonné une monnaie libérale comme l’or ou une monnaie convertible adossée à l’or qui rendait toute manipulation impossible.
    Le dernier acte avait été l’oukase de Nixon en 1971 qui a rompu la convertibilité du dollar en or mais maintenu le dollar comme monnaie d’échange internationale, ce qui est accessoirement a permis aux États-Unis d’acheter du pétrole, des matières premières, des écrans plats des voitures avec une imprimante qui fait des billets verts !!!
    Car cette pratique n’a rien de libéral, elle s’en éloigne totalement. C’est une forme de communisme monétaire à l’usage et au bénéfice exclusif de quelques oligarques bancaires mondiaux .
    En France ,le noeud gordien en sont les lois de Pompidou /Giscard de 1973, non abrogées par Mitterrand, qui nous ponctionnent un pourcentage de notre création de richesses.
    Et bien évidemment ces lois sont anticonstitutionnelles car créées au seul profit des banquiers et ne servent absolument pas le bien public . La dette publique est illégale pour au moins trois raisons:
    -elle est faite contre la constitution et son Titre « de la souveraineté »,car elle attribut la compétence, a titre exclusif monétaire à une entité tiers.
    -elle est fait contre la liberté contractuelle, car elle oblige a emprunter; or cette liberté suppose qu’on puisse emprunter ou ne PAS emprunter.
    -elle faite contre le referendum de 2005, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
    Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
    Quoi que , d’après la définition qu’en donne un spécialiste en la matière :
    « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
    Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
    Si les créatures du Bilderberg ,présidente de l’Europe et présidente du FMI, nous promettent encore plus de privations en nous mettant aimablement sur le chemin de la servitude, car « Les réformes nécessaires pour réduire les déficits budgétaires dans les pays de l’Union européenne imposeront des mesures impopulaires » c’est bien la démonstration récente du paragraphe précédent.
    Le système créé une dette de toutes pièces ,ce qui est visiblement une escroquerie et la quasi totalité de la population doit être assujettie au remboursement ruineux de cette dette.
    Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois
    Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)
    « Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
    James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)
    Le procédé par lequel les banques créent l’argent est si simple que son entendement est rendu impossible.
    Payer la dette n’est pas un projet de vie d’une société , c’est une fumisterie criminelle .

  12. BA dit :

    Mercredi 28 avril 2010 :

    Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 10 ans : 10,89 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

  13. BA dit :

    Suite du message précédent :

    Mercredi 28 avril 2010 :

    Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans : 18,50 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND

  14. BA dit :

    Mercredi 28 avril 2010 :

    La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière à l’Allemagne (Hans-Werner Sinn).

    La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière que l’Allemagne entend débloquer dans le cadre d’un mécanisme de soutien européen à Athènes, a prévenu mercredi un influent économiste allemand.

    A la question de savoir s’il croyait au remboursement de l’aide financière à l’Allemagne, Hans-Werner Sinn, président de l’institut de recherche économique Ifo, l’un de ceux qui conseille le gouvernement, a répondu sur la radio MDR : « à dire vrai, non ».

    http://www.romandie.com/ats/news/100428075546.8077m5az.asp

    Conclusion :

    l’Allemagne ne prêtera pas un seul euro à la Grèce.

    je parie une choucroute que l’Allemagne ne prêtera pas un seul euro à la Grèce, car l’Allemagne sait que la Grèce est bien incapable de rembourser quoi que ce soit.

    On prend les paris ?

  15. BA dit :

    Voici une information très importante concernant le conseiller officieux d’Angela Merkel, Hans-Werner Sinn.

    Hans-Werner Sinn est un économiste allemand, président de l’institut de recherche économique Ifo. Il vient de dire tout haut ce que tous les dirigeants européens n’osent pas dire à leurs opinions publiques :

    la Grèce ne remboursera jamais les prêts que pourraient lui accorder les Etats européens.

    Lisez cet article :

    La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière à l’Allemagne (Hans-Werner Sinn).

    La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière que l’Allemagne entend débloquer dans le cadre d’un mécanisme de soutien européen à Athènes, a prévenu mercredi un influent économiste allemand.

    A la question de savoir s’il croyait au remboursement de l’aide financière à l’Allemagne, Hans-Werner Sinn, président de l’institut de recherche économique Ifo, l’un de ceux qui conseille le gouvernement, a répondu sur la radio MDR : « à dire vrai, non ».

    http://www.romandie.com/ats/news/100428075546.8077m5az.asp

    Nous pouvons donc maintenant prévoir ce qui va se passer :

    1- l’Allemagne ne prêtera pas un seul euro à la Grèce, car l’Allemagne sait que la Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit ;

    2- l’Allemagne laissera la Grèce se déclarer en défaut de paiement ;

    3- l’Allemagne préfèrera renflouer les banques allemandes ruinées par le défaut de paiement de la Grèce ;

    4- la France la jouera de façon plus sournoise : elle commencera par prêter quelques centaines de millions en urgence, puis, quand la Grèce aura fait défaut, la France renflouera les banques françaises.

    De cette façon, les dirigeants français pourront dire :

    « Vous avez vu ? La France a prêté à la Grèce ! La France a fait preuve de solidarité ! La France n’a rien à se reprocher ! »