Le coût de la propriété
L’année passée (8 mars 2009) j’avais parlé du cash shiller index qui est un indice immobilier  montrant l’activité de l’immobilier aux USA.
Je pensais qu’il aller contineur sa chute, qu’en est-il aujourd’hui de ces prévisions macabres…
L’indice a stoppé sa descente, mais on ne peut pas dire qu’il a fortement rebondi. D’après ce que j’entends, je lis et anticipe, il semble que ce sont les client ALT-A (les bons débiteurs de l’époque) qui se trouve en difficultés pour payer leurs traites.
Le coûts liés à la propriété ont drastiquement chuté, ce qui signifie qu’aujourd’hui avec les taux extrêmement bas combiné à la chute des prix de l’immobilier, il est possible de s’offrir un bien à des prix au plus bas depuis les trente dernières années. Super!  me direz vous, mais cela occulte ceux qui sont encore et toujours propriétaire.
Qu’en est-il de ceux qui ont acheté lors de cette dernière décennie ?
Ils sont vraiment dans la panade. Non seulement ils ont payé le prix fort, mais en plus ils ont de plus en plus de difficulté à payer. Heureusement les taux sont très bas….pour combien de temps ?
Tags: immobilier us


à quel moment peut on savoir qu’on peut vendre un bien immobilier.peut etre il faut emputer 2.5 pour cent de sa valeur il y a 10ans.
cordialement
Bonjour
Au sujet de la Suisse, pensez-vous qu’il soit judicieux d’acheter de l’immobilier? Ne sommes-nous pas aussi arrivé à une bulle hypothécaire? Les prix des biens ont pratiquement doublés durant ces 6 dernières années sur le bassin lémanique ! Tout le monde veut acheter un bien car les taux sont très bas? 3.2% sur 10 ans fixe…et dans 10 ans…si les taux se trouvent à 5 ou 6?! Le loyer double…les gens ne pourront plus payer…sans parler des personnes qui empruntent au taux libor à 1.2%…
En résumé: En suisse est-il encore intéressant d’acheter ou va-t-on avoir ce que tous les autres pays connaissent actuellement ?
Merci
Ah en voilà une bonne question…..
Je ne sais que trop répondre. D’un côté effectivement le marché de l’immobilier est toujours soutenu en Suisse, le prix baissent peu, les biens sont toujours chers et ceci pour plusieurs raisons
1) le nombre d’objets en vente est faible par rapport à la demande (domestique, mais surtout étrangère)
2) Les taux sont bas, ce qui maintient la valeur du bien à des hauteurs élevées
3) les contraintes de construction sont élevées en Suisse, ce qui décourage les investisseurs à construire et dès lors ils se rabattent sur du « déjà existant »
4) les surfaces allouées aux habitations sont de plus en plus rare, la population augmentant régulièrement (et nous avons des montagnes et pas que du sable plat comme Dubai)
5) les entreprises étrangères « arrachent » le marché
6) les etrangers fortunés quittent leurs pays et viennent s’insaller en Suisse
Moralité et malgré la sur-évaluations, la Suisse reste une niche….donc un prix à payer.
trouvé sur le blog de JPchevallier:
Alan Greenspan rappelle toujours qu’une nation ne peut être forte qu’avec de bons fondamentaux : un Etat réduit à l’optimum (qui est proche du minimum, avec un endettement public dans les normes et un budget public excédentaire si possible) et des banques qui respectent les ratios d’endettement.
Seuls deux pays sont dans ces normes : l’Helvétie et Singapour. L’argent y est sain
Les taux bas crées une bulle, ou plutôt ralentisse la baisse des prix, le rythme de production de crédit est actuellement de +80% à celui de l’année dernière à la même époque certes si la référence est basse le chiffre est surprenant. Mon analyse rejoint celle d’Olivier, la phénomène est transitoire, les prix se stabiliseront puis diminueront pour rester bas qq années. Les cycles immobiliers précédents ont été en moyenne de de 7 à 10 ans . 1990 sommet, 1997 creux, 2007, sommet, 2014,2015,…,, creux,
on peut y voir juste un petit rebond technique avant le retour à la baisse…comment trouver le prix normal ?! je pense que l’immobilier est typiquement un marché à bulle ! et une bulle c’est une hausse brutale et décorrélée de la croissance du PIB…traçons une courbe du PIB en base 100 et la courbe des prix des transactions et on peut faire une prévision du retour à la normale, c’est à dire le retour vers la courbe du PIB, ensuite cela représente le point bas et comme en bourse, on est certain d’avoir passé ce point bas lorsque l’on remonte sensiblement, c’est à ce moment là qu’il faut acheter !….j’ai fait l’exercice pour le marché français, cela donne : point bas entre 2013 et 2015, et ensuite de 2015 à 2016, prise de positions. Ainsi, on est certain de faire des plus values lors de revente, ou plus-balues locatives potentielles. On réduit également son risque !
Il faudrait préciser que dans certains états américains, un particulier peut quitter sa maison et la laisser à la banque, tout en ayant plus de prêt à rembourser.
Ce n’est pas la même chose qu’en France, où même si la maison est saisissable, tu dois rembourser quoiqu’il arrive.
Donc le problème de l’américain englouti sous la dette de sa maison qui vaut moins que sa dette, n’en est pas forcément un.
Il faudrait voir quel est la proportion d’abandons volontaires des maisons par leur propriétaire.
À Fabrice -
au sujet des USA, c’est exacte, le problème est alors transféré aux banques, c.-à -d. à leur déposants.
À ce sujet je conseille un long rapport récent, bien que concernant les immeubles commerciaux, :
http://cop.senate.gov/documents/cop-021110-report.pdf
Les charts aux pages entre 70 et 74 donnent la prévision du nouveau trou à venir.
En Suisse en 1989 les intérêts hypothécaires sur l’habitatif dépassaient 7%, après les prix ont chuté et ont employé environs 20 ans pour recupérer le niveau d’antan ; certes il y a des micro régions où les prix ont courus différemment, mais à part pour ceux qui y vivent, le marché immobilier suisse est-il un marché ? à mon avis non.
Tout de même : Crédit Suisse vient de publier un rapport très intéressant et détaillé sur ce « marché ». Les variation de prix internes sont considérables.
Pas tout le monde mange que du caviar.