Les vagues d’Elliott annoncent un gros creux

Ou trois zigzags et un enterrement.

Par zigzag,  on entend la figure corrective la plus simple de la théorie des vagues d’Elliott. 

Un zigzag est composé de trois vagues : deux vagues qui vont dans une certaine direction séparées par une vague qui va dans l’autre. Un zigzag s’effectue vers le bas dans un marché haussier ou vers le haut dans un marché baissier.

Les zigzags peuvent se succéder et l’on rencontre parfois des doubles zigzags, plus rarement des triples, mais jamais plus. Le triple zigzags est le maximum autorisé. 

Or, sur de nombreux indices boursiers (comme le S&P 500, le Dow Jones, le MSCI World Index, l’Euro Stoxx, Dax, CAC 40), nous pouvons voir clairement que le rallye boursier de ces derniers dix mois a pris la forme d’un triple zigzags.

Pour les adeptes de la théorie des vagues d’Elliott,  les plus hauts de l’année 2010 sont déjà derrière nous!

Au mois d’octobre dernier, ces mêmes indices finissaient ce qui semblait être un double zigzags, d’où la décision de recommander de sortir des marchés. La baisse n’avait pas duré et les indices avaient ensuite repris le chemin de la hausse jusqu’à atteindre de nouveaux sommets dans la première moitié du mois de janvier. 

Depuis, la baisse s’est faite de manière impulsive (en cinq vagues, indiquant que le trend a changé) et a déjà effacé la performance de plusieurs mois. On se retrouve à des niveaux d’octobre, septembre ou même d’août de l’année dernière selon les indices. Tout cela ne surprend que ceux qui ne suivent pas l’humeur de la masse.

Un rebond provisoire des marchés est à attendre, mais pour l’instant, ils ont été incapables d’en produire un de conséquent (signe de faiblesse ?). Après ce rebond, la baisse reprendra et la grande question est jusqu’où ? Parmi les rares baissiers, il y a deux écoles à ce sujet. Personnellement, je me suis préparé au pire car cette crise est loin d’être terminée malheureusement…

« Primary wave 3 in world equity markets is underway. This week’s bounce has been minimal. A larger decline now implies that markets are much weaker than most people think. »

In Elliott Wave, third waves are the strongest and broadest. As Bob Prechter wrote in his book “third waves are wonders to behold. They are strong and broad, the trend at this point is unmistakable… It follows, of course, that the third wave of a third wave… will be the most volatile point of strength in any wave sequence.” 

Take the chart of the S&P, Dow, Dax, CAC 40 or the EUR/USD. What you see is that recent declines are getting more and more powerful, rebounds are miserable. These are typical characteristics of third waves. 

Logical conclusion: The declines are not over. And do not try to play the rebounds, surprises will be on the downside…

Conclusion logique: Les déclins ne sont pas terminés et n’essayez pas de jouer les rebonds, les surprises seront vers le bas…

PDF Creator    Envoyer l'article en format PDF

Tags:

7 Responses to “Les vagues d’Elliott annoncent un gros creux”

  1. BA dit :

    A propos de la faillite de la Grèce, Nicolas Barré écrit dans le journal « Les Echos » un article intéressant :

    Aider la Grèce ?

    Cette fois, nous y sommes. Onze ans après sa création, la zone euro subit un test majeur, de survie pourrait-on dire, puisque l’un de ses membres – la Grèce aujourd’hui, le Portugal, l’Espagne ou un autre peut-être demain -risque d’être privé d’accès au marché des capitaux. Si un Etat de l’union monétaire ne peut plus honorer sa dette, ceux qui partagent la même monnaie doivent-ils se porter à son secours ?
    Il est politiquement correct de répondre par l’affirmative. Et de rejeter du même coup l’hypothèse jugée humiliante de voir le Fonds monétaire international voler au secours d’un pays de la zone euro. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, vient d’ailleurs de le dire au G7 : les Européens feront leur affaire de la crise grecque sans l’aide du FMI.
    Cette posture se veut forte : ne cédons pas au diktat des marchés ! Elle se voudrait même populaire auprès de ceux pour qui les marchés ne sont qu’une coalition de financiers sans visage ou une meute de traders assoiffés de bonus.

    La réalité est différente. Les marchés ne représentent rien d’autre que l’internationale des épargnants. Des épargnants, retraités ou futurs retraités, qui ne veulent pas placer leur argent n’importe où. Qui préfèrent tenir de bonnes obligations de l’Etat allemand plutôt que des dettes de l’Etat grec. L’épargne mondiale, c’est ainsi, va au plus sûr. Elle préfère la dette allemande à la dette française, la française à l’italienne, l’italienne à l’espagnole et ainsi de suite.
    Dès lors, la crise grecque pose à l’épargnant-contribuable européen un dilemme. Puisque l’épargnant ne veut pas prêter à Athènes, préparons-nous à convoquer le contribuable ! C’est ce à quoi nous invitent ceux qui plaident pour une aide directe à la Grèce. Oubliant un peu vite que les traités interdisent explicitement tout transfert de richesse pour venir en aide à un pays en difficulté budgétaire. Oubliant aussi que l’interdiction vaut pour la Banque centrale européenne.
    L’appartenance d’un Etat à la zone euro, les peuples européens l’ont voulu ainsi par traité, ne saurait constituer une assurance contre le risque de défaut. Les Allemands, en particulier, ont toujours été très clairs sur ce point et se sont inquiétés, à chaque étape de l’élargissement, que cette règle dite du « no bail out » soit bafouée.
    Ces craintes, on le voit aujourd’hui, étaient justifiées. L’Europe ne se grandirait pas en violant les traités pour éviter une intervention du FMI. A l’évidence, le FMI est mieux placé que Bruxelles pour imposer les mesures d’austérité que la Grèce aurait dû prendre depuis longtemps au titre d’un Pacte de stabilité qu’elle n’a jamais respecté.

    http://www.lesechos.fr/info/analyses/020353840196-aider-la-grece-.htm

  2. joseph dit :

    Salut Olivier,
    au delà des prévisions apocalyptiques de Prechter avec lesquelles je ne suis pas d’accord (j’espère qu’il se trompe sinon ça finira par la pire des solution), quel est ton avis sur le sp500 pour les prochains mois? Jusqu’où selon toi pourrait il refluer?
    Merci.

  3. DANIEL dit :

    Bonjour et merci pour votre blog
    pouvez vous nous donner le code et la place ou acheter cette valeur crown point ventures merci

  4. BA dit :

    Mardi 9 février 2010 :

    Ewald Nowtotny, l’un des membres du Conseil des gouverneurs de la BCE, a expliqué que le mandat de la BCE l’empêchait d’intervenir pour aider la Grèce ou tout autre Etat membre.

    « La BCE a un mandat clair. Nous avons une clause de non-renflouement claire », a-t-il déclaré lors d’un entretien au site FT Alphaville, qui dépend du Financial Times.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=42d56f739756128987ffd2a7fc828f67

  5. sevy-yves dit :

    Bonjour,

    Juste un commentaire un peu hors propos pour vous signaler que firefox n’aime pas trop le site vers lequel vous dirigez les lecteurs concernant le concept du zigzag. Voici le message qui apparaît quand je suis le lien:

    « This web site at http://www.accrobourse.com has been reported as an attack site and has been blocked based on your security preferences.

    Attack sites try to install programs that steal private information, use your computer to attack others, or damage your system.

    Some attack sites intentionally distribute harmful software, but many are compromised without the knowledge or permission of their owners. »

    Par sécurité, je ne suis pas allé plus loin.

    Du reste, j’apprécie toujours vos billets qui sont réalistes et vont à l’encontre de l’opinion générale et officielle telle qu’on la retrouve dans les médias classiques.

  6. ShereKhan dit :

    Ce type de messages sont balancés un peu à tort et à travers par les moteurs de recherche et/ou les browsers. Nous en avons fait l’expérience. Ce faisant ils font un grand tort aux sites concernés. Il vous est possible de passer outre.

Leave a Reply