Risk Aversion
« Risk aversion » ou aversion au risque va devenir un terme de plus en plus utilisé dans les mois qui viennent.
Jusqu’à hier en tous cas, la notion de risque semblait avoir à nouveau disparue comme cela lui arrive de temps à autre. Ainsi, les mesures de volatilité comme le VIX (chart01) ou VXN (chart02) sont basses et les spreads obligataires (chart03) ont beaucoup diminué.
Le TED spread quant à lui est même plus bas qu’avant le début de cette crise. Crise, quelle crise ?
Le put/call ratio est dans le bas sa fourchette et le sentiment des investisseurs, lui dans le haut.
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Les inquiétudes sur de possibles difficultés financières à Dubaï sont-elles le signal de départ d’une nouvelle phase d’aversion pour le risque ?
Certes, les marchés n’ont pas besoin d’éléments déclencheurs pour changer de direction. Mais, tendus comme des élastiques dans un sens, ils pourraient utiliser cette excuse pour partir dans l’autre.
Un rien va suffire pour engendrer la panique, croyez-moi.
Concernant les problèmes de Dubaï, les nouvelles alarmantes ont été annoncées hier déjà comme le prouvent ces dépêches de Bloomberg :
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aVZqEFr1L6WQ
 ou
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=avNNyPlw.NkQ
Les marchés n’ont pas plongé hier car les investisseurs étaient encore d’humeur à faire la fête.Â
Aujourd’hui, les marchés plongent lourdement. Alors pourquoi ?Â
Simple changement d’humeur.
Hier 25 novembre on était d’humeur festive et rien ne pouvait gâcher la fête.
Aujourd’hui 26 novembre, on n’a subitement plus envie de faire la fête et l’on se précipite sur le téléphone pour vendre tout ce que l’on adorait encore il y a quelques heures. Dubaï et ses problèmes ne sont qu’un prétexte.
C’est peut-être le signal du début de la fin de cette hausse artificielle, qui a commencé en mars, surtout financée par les aides étatiques en tout genre.
« The market makes the news » et non l’inverse
Tags: risk aversion, ted spread





Bonjour Olivier.
C’est sûr qu’il doit y avoir des gésiers un peu bloqués à NY. La dinde doit être dure à digérer pour ceux qui ont pris le temps de déjeuner. Les autres ont du, comme vous dites, téléphoner à la City pour se couvrir, et, bazarder.
Je pense que ce Thankgiving va marquer les ésprits.
Bonne fin de WE.
On verra demain s’il est temps de faire des affaires (ou pas). On dehors d’actions non-conventionnelles, les banques centrales n’ont plus de munition. Les Bourses ont beaucoup trop monté, on le dit dans ce blog depuis longtemps. De plus, en fin d’année, pour diverses raisons, on nettoie son portefeuille (on vend) : cela, plus quelques mauvaises nouvelles (qui aurait été bien prises auparavant), plus le sentiment qu’il y a plus a gagner à la baisse qu’à la hausse, plus les grandes institutions financières qui vont essayé de fermer un peu le robinet de la drogue aux liquidités faciles pour voir ce que cela donne ; les petites ruisseaux faisant les grandes rivières… On essayera de tenir pour que le consommateurs achète correctement à Noël ; et après, s’il n’y a pas un grand gadin, c’est que les institutions ont eu comme cadeau des machine à billets toutes neuves à Noël, Continental China Made, of course. Bientôt, les soldes !
Après Dubaï,la suite…..Irlande, Espagne, Pays Baltes ou mieux GB et USA..Non, pas la FRance ?
Dubaî ne coulera pas !!!! Et pourquoi pas justement.Qui a envie d’aller habiter en plein désert au 85 e étage pour n’avoir finalement comme objectif que d’augmenter son niveau en golf ?
Le problème de Dubaî n’est peut être pas finalement que financier mais simplement de projet.Cet ensemble artificiel à un prix exorbitant m e semble tout simplement manquer de profondeur et même d’utilité.Tant que le monde tournait vite, les projets ambitieux (ridicules ?) de monter des tours dans le désert faisaient travailler des milliers de personne et en enrichissaient certaines.L’argent changeait de main.Mais , au moment ou la source se tarit,les investisseurs vont peut être se demander à quoi peut bien servir cette cité des milles et une nuit.Par contre, en ricochet,ne parlons pas de l’explosion de détresse des pays asiatiques ,pauvres et exportateurs de main d’oeuvre dans le batiment.N’en parlons pas, de toute façon les bourses s’en foutent complètement.
La leçon a tirer de cette crise est peut être tout simplement l’utilité de tel ou tel projet.Reconstruire les pays de l’est à crédit vaudra toujours quelque chose car l’obsolescence des satellites soviétiques n’est pas à démontrer mais les cinq appartements à but locatif du dentiste californien payés à crédit pour lui garantir une retraite paisible n’auront pas forcément la même valeur si l’offre et la demande sont déséquilibrés.
Dubaï est un projet ambitieux (qui n’est pas a sa première crise de croissance), comme l’était Las Vegas, même si les pétrodollars remplacent les mafieux dollars et l’énergie bon marché des proches voisins celle de la rivière Colorado. Le terrain ne coutait rien. Maintenant, même problème d’eau et d’immobilier (Las Vegas a le plus profité du boom immobilier US et, conséquemment, se trouve en tête du nombre de saisie immobilière). Il est difficile de savoir ce que Dubaï va devenir, tant les Émirats ont changé depuis qu’ils sont sortis du giron britannique il y a 40 ans. En équivalent historique européen, cela équivaut peut être à 200 ans ( déjà particulièrement dense en innovations, en progression de la population et en niveau de vie). Enfin, les peuples natifs sont très minoritaires par rapport à de la main d’Å“uvre à la civilisation très différente. Dubaï a su devenir aussi un Hub portuaire, aérien (mais pas financier)et a su acheté la paix avec les partisans de la terreur. Mais vouloir être musulmane pratiquante et la ville du péché, est-ce compatible ? Peut être : Las Vegas a un solide socle de travailleurs Mormons honnêtes , travailleurs et où les jeux d’argent sont proscrits. A suivre.