Les obligations allemandes ne voient pas la reprise annoncée
En regardant l’évolution des taux moyens et longs, sur lesquels les banques centrales n’ont aucun pouvoir, force est constater que les taux d’intérêts longs à dix ans ne montent pas.
Pour rappel, les banques centrales ont le pouvoir de baisser les taux courts, mais n’ont absolument pas la possibilité ou capacité d’influencer les taux longs.
Ces derniers ne sont que le reflet de l’offre et de la demande.
Il est donc clair que le marché pense que les taux court dans 10 ans seront toujours bas, car les taux que nous observons sur les obligations allemandes à 10 ans aujourd’hui sont l’anticipation du niveau du taux court qui sera affiché dans 10 ans.
Conclusion simpliste: Les taux ne devraient pas monter beaucoup durant les prochaines années.
voici les taux d’intérêts à dix ans sur les emprunts allemandsÂ
Il est aussi possible de constater que les taux allemand et le Dax ont évolué « parallèlement », à savoir le marché monte, les taux montent.
Mais depuis quelques mois, il est apparu une grande divergence dans l’évolution. Les taux baissent alors que le marché monte.
2 solutions.
soit les « obligataires » se trompent et les taux vont monter (krach obligataire), soit le marché des actions chute.
Nous serons fixé prochainement.
Tags: allemagne, dax, taux 10 ans


Pourtant les taux longs sont les premiers qui monteront lorsque l’inflation montrera le bout de son nez.
Je plaide pour un krach obligataire, spécialement sur les bons d’Etat, long et peu rémunérateurs.
Une tres grande CLARTE, dans un domaine difficile et que j’ai toujours tres mal appréhendé.En quelques mots , la « clé de la comprehension des taux,et des enseignements qu’ils recelent, est donnée.
Merci.
D
Pareil que CROC,j’ai même entendu sur BFM que la France avait eu du mal à lever la totalité des 9 milliards voulu au taux souhaité.Verrons nous bientôt le début de la prise de conscience collective sur l’escroquerie des bons des trésors ?
Question simpliste .
Je ne connais pas de Krach Obligataire ?
Quand a t on connu le dernier ?
Que s’est il passé au niveau des actions ?
Peut on imaginer un forte montée des taux si les Etats ont besoin de fonds(compétition entre état) ou cette situation n’est que purement utopiste dans la mesure ou les banques centrales peuvent émettre autant d’argent qu’elles le souhaitent ?)(dévaluation compétitive).
Toujours merci de vos informations.
Une question :
ne pourrait-on pas considérer que le DAX monte parce que les taux restent bas ?
En effet si les taux devaient monter cela devrait causer une crise de liquidité chez les entreprises, voir de nouvelles faillites, chômage, etc. Mais cela devrait être en connection aux taux court, donc quelle est-elle la relation effective entre taux long et DAX ?
l’anomalie se trouve de mars à juin, époque où les investisseurs ne croyaient pas à une reprise de l’économie.
Après par contre on leur a « expliqué que la croissance « jobless » était bien là ». A force on y croit, et, on se précipite vers les actions plus rémunératrices. Il s’est passé un peu la même chose sur les rendements des obligations à 10 ans US
Vous affirmez que « les banques centrales ont le pouvoir de baisser les taux courts ». Ma question : comment le font-elles ? À mon avis, les banques centrales n’ont guère de moyen de le faire; le marché, lui et lui seul, décide du niveau des taux d’intérêts.
Soros est investi dans l’énergie. Pour lui la remontée récente dans les bénéfices des banques est une fraude et que ces gains ne sont pas la réalisation des preneurs de risques. Ces sont des cadeaux, des dons cachés, par le gouvernement.
THE GURU OUTLOOK: GEORGE SOROS SAYS MARKET AT RISK OF DOWNTURN
http://pragcap.com/the-guru-outlook-george-soros-says
en 1994, les taux sont fortement montés et les obligations ont perdus (pour les longues échéances) plus de 20%.
Certains dossiers gérés par des banques avec des profils 100% défensifs (obligataires uniquement) ont perdus plus de 10%.
Les clients étaient paniqué (alors qu’en 1993 la baisse des taux avait offert des plus-values importantes sur les obligations et là les clients ne se sont pas posés de question…
Cher Monsieur, merci de votre message. Je vous rejoins quand vous dites qu’elles n’ont aucun pouvoir. Ce que je voulais dire (et je le préciserai) c’est que les banques centrales peuvent agir en baissant (ou montant) les taux courts (repo rate) et de ce fait n’ont effectivement pas d’autres choix que de suivre ce que dicte le marché lorsque les conditions sont stables (je pense savoir ce que vous pensez. elles ne font que bêtement suivre ce que le marché leur indique (futurs)).
Je vous rejoins totalement si vous pensez que quand plus personnes ne voudra leur prêter de l’argent, elles seront obligées de monter les taux (en suivant les futurs). Aujourd’hui les banques centrales ont joué leurs cartes de:
J’empêche la suchauffe ou je relance l’économie. Désormais, elles joueront le jeu de : j’obéis aux conditions que l’on m’impose.
article interessant de Vincent Bernard a lire :
Crise financière 2.0, la suite: lente glissade ou nouvel épisode de panique ?
http://www.objectifliberte.fr/2009/10/armageddon-bancaire.html
http://www.reichmantv.com/page1.html
émission dont la deuxième partie est vraiment très instructive.
On y parle de l’euro, des grands mécanismes financiers, etc…
Est-il possible que nous ayons les 2 ?
Une violente correction boursiere ET un crack obligataire ??
Le plus grand propriétaire de bonds du trésor américains se nomme … la FED, très très loin devant la Chine. Cela, bien avant la mise en place de méthodes non conventionnelles de soutient au marché, informations qui veulent dire que plus de T-bonds ont été acheté, de manière non-officielle. Quand c’est la FED qui le fait, c’est de la gestion de crise. Quand c’est un organisme financier (et que cela se sait), c’est un délit. Les investisseurs suivent la tendance et reprennent confiance. A aucun moment, on ne réfléchit sur la raison d’acheter de manière continu des bonds à taux réels négatifs … Le marché dicte sa loi , sûrement. Mais qui est derrière le marché ? Il n’y a pas que Goldmann Sachs (soit le gouvernement américain…). En Europe, c’est plus simple, la BCE ne publie pas en détails ses chiffres. Il n’est pas sûr toutefois que nous souhaitions savoir. Après tout, nos dirigeants sont là pour nous diriger (d’où le nom) et le secret est une de leur arme. Il est toujours facile de critiquer après (même si la critique est justifiée, voir juste) : c’est la différence avec la Chine. Je remarque que, malgré l’apparente réussite du gros dragon, personne ne parle encore de les imiter ! Un taux de change Yuan ¤ = remininbi fixe , pas de filet social, la tôle au mieux si on parle politique, mais 8% de croissance (officielle)
Souhaiteriez vous vivre en Chine avec ces 8% de croissance ?
Son joli régime tout en douceur et ses nombreuses régions qui sont très solidaires les unes avec les autres….
On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance mais plutôt d’un niveau de vie et d’une qualité de vie.D’ailleurs, les augmentations des inégalités laissent entrevoir de sacrés défis pour la chine, d’autant plus qu’à leur tour, ils commencent à délocaliser vers les pays voisins qui ne les apprécient pourtant pas .
De plus,l’immense privilège octroyé à la Chine lors de son entrée à l’OMC est son taux de change fixe.Avec les américains qui font n’importe quoi avec leur monnaie, il va bien falloir un jour que l’UE trouve elle aussi sa place dans les magouilles des devises mondiales afin de ne plus être le dindon de la farce.
oui pourquoi pas….un crack car les taux montent (pas à cause de l’inflation, mias à cause de la remise en cause de la qualité des débiteurs étatiques…)
« Je remarque que, malgré l’apparente réussite du gros dragon, personne ne parle encore de les imiter ! Un taux de change Yuan ¤ = remininbi fixe , pas de filet social, la tôle au mieux si on parle politique, mais 8% de croissance (officielle) ». Il fallait prendre cette rapide analyse au second degré. De plus, je n’ai pas d’appétence particulière pour les « noodels », s’il fallait donner une justification définitive. Ceci dit, les chinois (et les pays anciennement dit emergeants) ont un objectif bien défini, pour lesquels ils se donnent de moyens, facilité en cela par un certain consensus : celui de rattraper notre niveau de vie. Quels est le notre ?
Je pense que le seul objectif certain en France dans le brouillard et la cacophonie ambiantes est…..la qualification pour la coupe du monde.Vu les déficits, tout objectif plus lointain n’est que de la science fiction.
et ce n’est pas gagné !