Stress test et dérivée seconde !

Vous avez certainement déjà vu, lu, compulsé, analysé et décortiqué les résultats du stress test américains sur ses banques.

Les résultats:

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Nous faisons face aujourd’hui à une théorie de plus, celle de dire que les modèles peuvent prévoir ce qui va se passer et surtout la réaction des marchés, des banques et du système. Comment peut-on prévoir ce qui n’a jamais été affronté ? On a déjà de la peine à prévoir la météo avec certitude. La seule chose dont on peut être sûre, c’est

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Il y a une semaine, j’ai été convié à une présentation d’une économiste. Elle s’exprimait très bien dans une langue qui n’était pourtant pas la sienne et j’ai trouvé certains arguments intéressants. Par contre, d’autres m’ont étonné et même amusé.

Un des arguments était la dérivée seconde… c’est quoi cette bête là ?

Pour l’expliquer, je vais reprendre un exemple avec une voiture. Une voiture roule à 100 km/h (c’est la récession, la crise). La vitesse est la première dérivée. Soudain on remarque que la voiture ralentit, elle avance toujours, mais à 60 km/h. Le ralentissement, c’est la dérivée seconde.

Vous voyez où je veux en venir ?

Je suis entrain (et pas en voiture) de vous expliquer que la situation s’améliore car ça empire moins vite !!

En résumé loufoque:  »plus on pédale moins vite, moins on avance plus vite. »

Tout ce que je retiens de cette explication, c’est que ça empire encore, un point c’est tout! Et que si une pente se présente,  on va se trouver face à la dérivée tierce qui est l’accélération du ralentissement….comme dirait Elie Seymoun: « J’me comprends ».

Aucun modèle ne tient quand les mouvements sont extrêmes. Demandez aux prix Nobel qui dirigeaient le feu LTCM ou aux intervenants qui veulent vendre des warrants pendant des périodes turbulantes ou des cracks…il n’y a plus de prix et les market makers affichent: « malade » (histoire véridique). Aucun modèle ne peut prévoir ce genre de cas.

Quant aux pertes d’emploi, elles continuent à dériver.

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Autres sujets: Les hedges funds qui ont affiché en moyenne un +3.8% en avril. Ils profitent de revoir leur stratégie de frais ici: hedge-funds-cut-fees. Cela signifie que depuis des lustres on a trop payé ! Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Et pour finir le petit tour, les indicateurs de sentiments sont trop optimistes pour moi, on devrait voir un retournement des marchés. En effet, le sentimentrader (basé sur des indicateurs effectifs: volume, etc..), le dernier indice de confiance de « l’argent intelligent » est à 38, un plus bas depuis deux ans et celui de « l’argent idiot » à 71, un plus haut depuis un an.

Cela signifie que ceux qui ont généralement raison parient sur une correction du marché US alors que ceux qui ont généralement tort sont de plus en plus optimistes et parient sur une poursuite du rally. Ce n’est qu’un question de probabilité ici et rien n’est certain ici bas, sauf la mort et les impôts.

Réduisons la voilure « action » ou achetons des produits qui jouent la baisse.

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6 Responses to “Stress test et dérivée seconde !”

  1. Nic dit :

    Salut Olivier,

    comme tu le dis très bien, on ne peut pas être d’accord sur tout. Sur cette vue et à court terme je pense aussi que tout a été trop vite. Laissons passer quelques semaines jusqu’à la mi-juin avant de revenir à la table de négociation.
    A bientôt, donc

  2. Toledo dit :

    Il y a 2 mois (il y a un siècle!) , on attendait les 2000 points du CAC 40 et la nationalisation de banques US … Il parait (théorie) que la bourse anticipe la reprise 6 à 9 mois en avance. Espérons qu’elle soit assez puissante pour rembourser une partie de la note de cette crise !
    D’une manière générale, je me demande ce qu’il pourrait être fait pour qu’il soit au moins aussi rentable d’investir dans nos propres pays (moins de risque de change en plus), plutôt que dans des pays pionniers. Il faudrait trouver une étude sur l’épargne disponible à investir au niveau mondial : nos pays développés et vieillissants, se dépeuplant sont en train de financer des économies jeunes et dynamiques, maintenant stables. Peut être faudrait-il avoir recours à une immigration importante ou faire un concours de familles nombreuses !

  3. ShereKhan dit :

    Toledo, vous me semblez être dans la confudion intellectuelle la plus totale.

  4. Terminator dit :

    Bonjour à tous,
    Cette histoire de dérivée seconde est assez marrante.D’une maniére générale,on a nettement l’impression que nos gouvernants,ainsi qu’un certain nombre d’économistes cherchent désespérément à monter en épingle la moindre info supposée positive dans cette formidable grisaille économique.Et le plus consternant est que le marché semble n’accorder de l’attention qu’à ces soi-disantes lueurs de reprise.A vrai dire il faut avoir une rétine ultra-sensible pour distinguer des lueurs dans l’opacité du tunnel (de la récession).Enfin,aux innocents les mains pleines….

  5. ShereKhan dit :

    Terminator, vous avez raison. Tout s’est apparemment joué autour du dernier G20: un mot d’ordre d’optimisme a sans doute été donné.

  6. Mendoza dit :

    Un mot d’ordre d’optimisme? C’est peu de le dire… toute cette reprise du marché action est bidonnée avec pour but d’attirer une dernière fois les rares gogos qui n’y entendent rien et n’ont pas été tondus complètements.
    Un lien ci-dessousqui explique bien les manips grossières de la FED et le rôle du trading automatique de Goldman Sachs

    http://www.daily-bourse.fr/analyse-Reprise-des-marches-L-empreinte-de-la-Fed-vtptc-7626.php

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