Celui qui pense que

Si certaines banques font faillites d’autres n’auront pas de problèmes…..se leurre.

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Les clients changent d’établissements par crainte de voir leurs banques fermer et ainsi perdre ce qui se trouve sur leurs comptes, c’est légitime.

Question: « Où vont-ils ? »

Réponse: « Dans d’autres banques réputées plus solides…… »

Question: « Ces banques, que font-elles de leur cash (la collecte du cash de tous les clients) ? »

Réponse: « Elles le placent sur….le marché ! Auprès d’autres banques….. »

« Tous les banquiers de la planète ont peur du risque systémique et essaient par tous les moyens de colmater les brèches ouvertes. Y aura-t-il assez de rustine ? »

Aujourd’hui, le système doit corriger les excès. En ce qui me concerne, (et c’est sans invention de ma part), j’ai depuis des années avancé que le secteur « banques » était toxique, que les bilans étaient gonflés de dérivés, puis d’immobilier, puis de CDS etc. On trouve assez d’articles sur le sujet dans les médias.

J’avais donc acheté:

Pour la part obligataires: des obligations de débiteurs non-financiers, donc industriels ou pétroliers ou des emprunts d’états.

Pour la part actions: des actions pharmaceutiques suisses, vendus les pétrolières (vers les plus hauts, j’ai eu de la chance), des actions actives dans des secteurs argent, or, uranium ou des small caps de qualité (style Logitech) ou des grandes sociétés (Pfizer, General Electric (malgré son pôle crédit), de la communication (Verizon etc), des Intel, des Swisscom, des Carrefour, des Cisco etc.

J’ai juste acheté des UBS après la baisse de 80.- à 25.-(soit 70%) environ…trop tôt l’achat. L’avenir me le dira. Aujourd’hui elle cote 16,  ce qui fait une baisse de 35% depuis le dernier achat.

Dans l’ensemble, si on compare l’évolution de l’ensemble des titres cités précédemment au secteur des banques, c’est super bien joué, mais cela ne me satisfait pas, car ça baisse aussi ! Imaginez un investisseur qui avait acheté des Fannie, Freddie, Lehman, Merrill, AIG…il perd quasiment 100% sur les positions (sauf sur Merrill) avec l’espoir quasi nul de revoir son capital. C’est bien triste ! 

Pour le cash: S’il s’avère que cette part est importante on peut acheter des treasury-bills ou des bu-bills (Allemagne) ou des créances comptables de la confédération. Les fiduciaires sur des banques avec un bon rating restent (semble-t-il) encore à l’ordre du jour, mais pour mémoire Lehman était A dans sa notation avec de rendre les plaques.

Les fonds de placements: je n’en ai que très peu (sauf actions), car ils intègrent beaucoup de débiteurs financiers (les fonds obligataires). certains fonds détenaient 2% de la fortune dans des obligations Lehman, c’est probablement perdu et 2% du rendement du fonds part en fumée. Si la banque fait faillite, la loi sur les fonds de placment entre en jeu, le fonds est liquidé et la valeur de liquidation distribuée aux détenteurs de parts. Quand aux hedges funds (voir mes articles légumineux sur le sujet), je les ai vendu partout où je le pouvais (parfois six mois pour obtenir l’argent en retour !)

En résumé/conclusion: Eh bien si vous ne le saviez pas…..ça baisse quand même et pas seulement de 1 ou 2% , car quand l’humeur du marché est mauvaise, tout baisse ! (à quelques exceptions comme la biotech US), même les titres réputés « solides ». Les intervenants vendent où ils gagnent ou ne perdent pas encore, sont parfois en appel de marge et c’est la banque qui liquide leurs positions sans discuter.

Les performances des portefeuilles cette année seront lourdement impactées (plus ou moins fortement suivant l’exposition au risque) par la baisse des marchés et seuls les investisseurs (ce terme aujourd’hui prend toute sa signification) qui investissent à long terme et qui ont les moyen de passer et supporter l’écueil survivront. Les spéculateurs ou les traders avec des visions de rentabilité trimestrielle sont entrain de passer un sale quart d’heure.

Je vous souhaite d’avoir du courage à tous (et à moi aussi)

 

La citation: « Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. » Georges Clémenceau (1841 – 1929) (n’a pas vu la suite de la crise de 29!)

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