BNS: ce qui devait arriver, arriva

Bonne année à toutes et tous.

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Voici que l’actualité me donne un article prévisible (que j’avais prévu) ici en janvier 2011 !: Les cantons suisses « assistés » ?

Le « grand argentier* du canton de Vaud s’inquiète (c’est le moment…): Broulis Un coup dur pour la Suisse et les cantons

Tant que la BNS continuera d’être une annexe de la BCE et que la politique de garder de l’Euro, des dollars et des yen en masse sera maintenue, les résultats financiers seront influencés par la monnaie papier.

Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi la BNS ne vend pas les euros quand cette monnaie monte vers 1.25, histoire de diminuer un bilan extra-gonflette !

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La BNS persiste et signe ! Attention le danger se rapproche chaque mois (Iceberg droit devant)

La BNS devra rendre des comptes

 

Only time will tell !

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26 Responses to “BNS: ce qui devait arriver, arriva”

  1. patrick dit :

    Bonne année Olivier et on attend avec impatience les pronostiques 2014…

  2. ben quand je vois mes 2013…….mais je vais revenir dessus for sure

  3. michelandy dit :

    Une année remplie de satisfactions et de réussites !
    ELLE a perdu beaucoup à cause de l’or, non ?
    Quant à l’Euro , on pourrait penser qu’après toutes ses concessions, la Suisse ne dirait plus non à une entrée partielle? négociée ? dans la grande famille…
    Triste évolution !

  4. Yaroslav dit :

    Machtroing qui dirige la BNS pense qu’en passant de 50 à 450 milliards au bilan, nous sommes devenus 9 fois plus riche tel José marchant sur l’eau. Donc BNS a émis 400 milliards en deux-trois ans. Malheureusement, ces bons et valeureux francs suisses, ben on ne les a plus ! On les a donnés ! Notre BNS les a échangés contre des euros et des dollars, même tout récemment pour les dollars. De temps en temps, par ex. entre Noel et Nouvel an, il y en a un à Berne qui bidouille en mettant en circulation quelques milliards de plus, croyant que la pause de Noël détournerait l’attention et qu’il renverserait à lui tout seul la tendance, faisant de lui le nouveau Guillaume Tell. Mais voilà, si les fonctionnaires de la BCE et de la FED, sont -eux- sur leur dinde, leurs ordinateurs -eux- veillent au grain : ah ! tu veux me donner des bons CHF ! eh bien j’en prends et j’en reprends. Merci Monsieur le fonctionnaire de la BNS, vous êtres bien gentil avec nous, presque aussi gentil que l’Evelyne. C’est sympa de nous aider à nous débarrasser de ces dollars et de ce Euros dont on ne sait que faire. Personnellement, je crois que notre héro ferait mieux d’aller s’occuper de sa dinde…

  5. Yaroslav dit :

    … Euh, pardon. Bonne année M. Crottaz. On a bien rigolé en 2013 et 2014 commence avec une lune à la fois montante et croissante. Foi de calendrier lunaire. Cela annoncerait-il la démission de Royal Deutch ? Cette annonce en tout cas boosterait le marché européen. Surtout si c’est Bigard qui le remplace. Allez, François, faites-nous ce petit plaisir ! Moi, je pense que l’Allemagne continuera à peser sur les pays latins et la Grèce pour les pousser à la rigueur et au retour au libéralisme instauré pas Schroeder. L’OTAN a fait sauter la gare de Bologne pour moins que ça. Donc l’Europe du nord devrait suivre les USA et l’Europe latine faire du sur-place jusqu’à le mise à niveau du train de l’Etat. En attendant l’énergie n’est pas chère ce qui favorise l’économie en général. Quant à la Chine, qui devrait ne plus être le moteur du monde depuis un an, elle n’a aucun intérêt à faire état de sa croissance réelle si elle ne veut pas entretenir l’irritation des USA contre elle. Donc il y a un écart entre les chiffres, trop bas, et la réalité. Signé : Watson

  6. Yaroslav dit :

    … car la BNS croit qu’elle fixe le niveau du CHF en vertu de la loi sur la Folie des grandeurs. En réalité le niveau est fixé par la FED et le BCE. Avec tous les CHF en circulation, ils peuvent parfaitement faire monter ou plonger le CHF sans que la BNS n’y puisse plus rien. Un coup à la Sorros est tout-à-fait possible sitôt qu’un pays, comme c’est le cas pour la Suisse, a perdu la maîtrise de sa masse monétaire. Quand et à quel prix ou/et conditions le CHF reviendra-t-il chez l’émetteur, ne dépend plus du tout de la BNS. Son sort est ne mains des grandes banques dont la BNS a déjà imploré le secours. Et les banquiers, on le sait, sont des modèles d’altruisme…

  7. Yaroslav dit :

    Nom d’une pipe, c’est fou ce que les idées fausses sont résistantes. Je répète : HISTORIQUEMENT CHAQUE FOIS QUE LE CHF S EST APPRECIE FACE AU MONDE, LA BALANCE ECONOMIQUE DE LA SUISSE A ETE TRES TRES EXCEDENTAIRE, bon Dieu d’une pipe en bois. Donc notre prospérité actuelle ne doit rien de rien au frein mis à la hausse du CHF. Et si la Suisse va si bien, ce n’est pas parce qu’on est plus-beaux-plus-intelligents, mais bien parce que le coût de nos importations ne cessent de s’effondrer sous le double effet de la hausse de notre monnaie et de la concurrence internationale sur les prix à l’export (vers la Suisse), mille milliard de mille sabord. C’est pourtant simple non ?

  8. Yaroslav dit :

    Pardon. SabordS.

  9. Yaroslav dit :

    Donc, voici le scénario : la BNS s’est rendu compte qu’en mettant en circulation à l’étranger des CHF elle ne maîtrisait plus le sort de notre monnaie, laquelle se trouve précisément désormais à l’étranger en mains étrangères, plus ou moins honnêtes, mais en tout cas affairiste. Elle s’en est rendu compte trop tard. Elle a déjà requis l’aide de l’UBS et du Crédit Suisse pour l’assister dans sa politique monétaire, ce qui revient à dire que la BNS a été en quelque sorte privatisée de facto et qu’elle n’est aux commande que par le pouvoir contraignant qu’elle a sur les banques suisses. Or BNS et CS, si elles ont leur siège en Suisse, n’ont pas nécessairement un actionnariat ou une gouvernance effective à dominance suisse. En plus ces deux banques internationales sont déjà affaiblies par la politique de notre Conseil fédéral, corpus vertueux qui se plie avec zèle aux exigences de l’éthique en matière de finances. (Sachant que l’on estime à 30 % de la capitalisation boursière de Wall Street la part détenue par les diverses mafias et que le suisse n’ont rien, pas même un Starski ou Hutsh muni d’un pistolet à eau pour enquêter). Donc ceux qui vont décider à quel sauce nous allons être accomodés ne sont pas des fonctionnaires assermentés suisses, veillant sagement sur notre petite monnaie, mais des détenteurs de capitaux pour compte de tiers, en d’autres termes, des décideurs qui n’engagent que l’argent des autres (fonds etc.). Ces autres, ils sont prêt à les sacrifier. A parier contre eux. On le sait. Il y même eu des films qui expliquaient comment les banquiers parient contre leurs clients. Le CHF étant très demandé, il ne coûte pas cher de parier contre lui. Une fois les positions prises, rien n’interdit ces décideurs de vendre le CHF détenus pour le compte de tiers en masse, afin de provoquer l’effondrement de notre monnaie. Ils touchent alors une grosse prime sur leur pari, quitte à faire perdre leurs clients ou protégés. Le vent ayant tourné, les détenteurs non pilotés vendent à leur tour accélérant l’effondrement de notre monnaie. Celle-ci remonte à des sommets, renchérissant immédiatement les coûts en Suisse, provoquant l’inflation et entraînant une hausse des intérêts qui paralysent notre économie. Les créanciers hypothécaires font valoir leur clause de sauvegarde et les taux boqués sautent et s’envolent. Le vendeurs sont surendettés et les acquéreurs ne sont plus financés. L’immobilier s’effondre. L’économie ralenti, le chômage augmente. La valeur des investissement font comme au soleil. Les déficits publics s’accroissent. Là, nous aurions intérêts a avoir des devises étrangères, pour soutenir le CHF. Hélas, nous en avons vendu les deux tiers pour racheter les CHF et le tiers restant file, absorbé qu’il est par la balance économique désormais déficitaire. Les banques doivent aller rechercher du financement à l’étranger (‘sur le marché international’ à savoir chez les collègues) qui nous le fait payer très cher. Pour survivre, c’est à dire conserver leurs marges, les grandes banques acceptent de fusionner ou de se vendre à des banques étrangères. Les banques cantonales fusionnent et tentent de s’opposer au dictat des banques étrangères en suisse, mais la capacité de persuasions^’ prend le dessus au point que c’est un cadre de Goldmann Sachs qui est nommé au conseil de la BNS. Mme Widmer Schlumpf prend sa retraite sous les acclamations nourries (si j’ose dire) de l’Assemblée fédérale, avec un bonus de retraite pour les services rendus. Maintenant on sait enfin dans l’intérêt de qui elle a travaillé…

  10. Yaroslav dit :

    Vous croyez que la BCE ou le FED va nous aider ? Eh bien M. Trichet a déjà répondu officiellement, lorsque la BNS a annoncé son intention de boquer la baisse de l’Euro face au CHF : « la Suisse ne devra pas compter sur l’aide de la BCE ». Quand au FED, disons qu’il est plutôt aux ordres des mégabanques américaines qui vont absorber les 2 grandes banques suisses… En plus, les faucons vont probablement être de retour au pouvoir aux USA. Donc, ce sont les concurrents des banques suisses qui mènent le bal. Exclusivement. Comme les valeurs suisses d’effondrent et que le CHF n’est plus cher, il est facile pour les financiers étrangers d’acheter des actifs suisses à bon compte (production électrique, télécom, assurances) seuls les géants résistent : Nestlé Novartis et peut-être ABB. Tous les autres puisent dans leurs liquidités pour survivre, ce qui affaibli leur valeur et finit par les faire tomber sous la patte de concurrents mégafinancés par l’étranger. Les montres suisses passent en mains russe. L’immobilier d’entreprise en mains indiennes. Le Conseil fédéral fini par tenter de reconstruire son réseau diplomatique pour aller, la corde pendante autour du cou, essayer de récupérer des parts de marché pour des PME dont il tente de faire la promotion. L’Assemblée fédérale découvre les vertus des lois allemandes, françaises etc. qui restreignent les prises de participation dans les secteurs stratégiques de l’économie. L’UDC est pour. Le centre-droit est divisé, la gauche s’oppose à « cette nouvelle mainmise scandaleuse du capital sur l’économie au détriment des travailleuses et travailleurs ». Une loi maigrelette, issue d’un itératif compromis vaseux, est adoptée 3 ans plus tard, trop tard, une fois les forces vives toutes vendues à des multinationales étrangères. Les suisses se lamentent sur le manque de clairvoyance de ses dirigeants et noient leur chagrin dans un verre de blanc en contemplant leurs belles montagnes qui ferment le lac… oubliant un instant qu’elles sont françaises et qu’elles auraient pu être suisse depuis la conférence de Vienne de 1815, si la Diete ne s’était pas opposé à ce projet développé par Pictet de Rochemont.

  11. retraiteunefois dit :

    Brr , beaucoup d’avis pessimistes.Et pertinents malheureusement.
    La Suisse a perdu pas mal d’atouts. Le respect de la sphère privée disparaît et personne ne s’en émeut.Or, c’était un argument essentiel.
    Je ne suis pas optimiste pour l’avenir de la place financière ; faut dire qu’avec les défenseurs ??? de la place, à force de céder , ses concurrents s’en donnent à coeur joie.
    Je n’aurais jamais cru que la Suisse se renierait autant depuis 2008 !

  12. tloc dit :

    Meilleurs voeux à tous.En espérant que 2014 soit une année moins triste qu’il y a un siècle.En se retournant, peut être comprenons nous mieux le projet européen ? bien sûr, déjà qu’au sein d’une même famille , il est difficile de mettre tout le monde d’accord, on comprend mieux la tache à accomplir pour faire de l’UE un système optimal.En voyageant dans le monde et en discutant auprès des populations, j’ai pu me rendre compte de l’importance de ce « modèle », « système », « bidule » dans l’imaginaire collectif des autres populations.Peu de gens sont motivés pour copier le système chinois, de même que le modèle américain en a pris pour son grade. Effectivement, j’ai toujours pensé que la Suisse faisait parti intrinsèquement de l’UE. Je reste convaincu que, si l’UE n’explose pas en vol et surpasse ses absurdités (issus des traités d’un autre âge réalisé par des incompétents désireux de s’acheter une gloire nationale),l’administration helvétique négociera (comme elle le fait déjà depuis longtemps) une convergence des directives, réglements etc….En s’accordant sur une certaine parité flottante de la monnaie, n’est ce pas là le signe que vous êtes déjà en quelque sorte dans l’UE ? En regardant la géographie, la réponse me saute aux yeux….

  13. yaroslav dit :

    ‘retraitunefois’ : remarque en plein dans le mille ! En effet, le modèle OCDE indique que les mesures de transparences ne doivent pas porter atteinte à la sphère privée. Incroyable, non ? En favorisant la violation systématique la sphère privée, par exemple avec le transfert « autaumatik » – soit sans cervelle, sans contrôle – des données personnelle d’un client des banques, Dame Widmer en fait beaucoup plus que requis, quitte à porter préjudice aux citoyens. Elle met en place un système qui favorise le crime : il suffit qu’une mafia ou qu’un concurrent obtienne des informations d’un fonctionnaire indélicat recruté dans l’une des 197 nations de la planète pour connaître la situation financière d’un particulier ou d’une entreprise. Ainsi le mafieu saura au centime près ce qu’il pourra demander comme rançon au grand-père des enfants qu’il a enlevés. Le concurrent saura exactement la liquidité disponible pour mieux calibrer son OPA. Et si cette mémère fait ça, c’est pour protéger son administration : s’il fallait une décision, au lieu d’un automatisme, son administration en répondrait. Elle préfère préserver ses amis fonctionnaires, quitte à sacrifier les intérêts de ses compatriotes. Il y a deux catégories de juristes : les fiscalistes qui ne voient que ça et les civilistes qui s’inquiète de cette violation de la sphère privée errigée en système. Les seconds protestent, mais n’ont pas la faveur de la presse, les service de la Widmemère demandant au journalistes de ne pas leur prêter d’attention.

  14. merio dit :

    yaroslav,j’aime bien vous lire mais quand est ce que vous prévoyez le coup à la Soros,et pensez vous qu’il serrait possible que la Suisse abandonne le CHF pour rentrer dans l’Euros,de force si cela devrais ce produit?

  15. merio dit :

    La Bns a 318 milliards en passif,cela doit suffire pour soutenir le CHF,donc un taux qui reviendrait au maximun 1,6ch/euro,d’où une inflation pas exagérée selon moi?

  16. BA dit :

    En Italie, un sondage explosif vient d’être publié.
    Question : « Voulez-vous revenir à la lire ? »
    Réponse :
    44% répondent « non ».
    49% répondent « oui ».

    Jeudi 2 janvier 2014 :

    Les Italiens veulent la lire. Un parti anti-euro obtiendrait 24%.

    La dernière enquête de Scenarieconomici.it révèle que la majorité des Italiens souhaiterait le retour à la lire. Un parti anti-euro ferait aujourd’hui 24% des voix.

    Les Italiens sont de plus en plus eurosceptiques et de moins en moins moins favorables à la monnaie unique. Lors de la dernière enquête réalisée entre le 14 et le 18 décembre par le site Scenarieconomici.it, qui a demandé si les personnes interrogées étaient favorables au retour à la lire et au pouvoir monétaire rendu à la Banque d’Italie, 49% ont répondu favorablement, et 44% ont répondu non. Le score favorable au retour à la lire augmente de 1% par rapport à l’enquête précédente menée en Octobre, alors que l’autre score diminue de 1%.

    Mais le plus surprenant est la polarisation de l’électorat. 77% des électeurs de centre-droit se prononcent en faveur d’un retour à la lire, 73% des électeurs du Mouvement 5 étoiles, et seulement 6% des électeurs du centre-gauche.

    Il est intéressant de constater que les anti-euro sont répartis entre tous les types d’emplois, à l’exception des employés de la fonction publique et des retraités de la fonction publique, avec un pic de 70% chez les ouvriers, et un minimum d’anti-euro de 38% dans le secteur public .

    Autre signal d’alarme pour les partisans de la monnaie unique, 24 % des sondés ont répondu vouloir voter sans aucun doute pour un parti anti-euro, tandis que 32 % des sondés envisagent de le faire. A l’inverse, 44% ne l’envisagent pas. Le pourcentage est étrangement similaire à celui obtenu par le parti de Beppe Grillo à l’élection générale il y a un an, confirmant que les candidats du M5S ont capté les électeurs anti-euro [le M5S avait obtenu 106 députés et 50 sénateurs].

    Les réponses données ne laissent pas de place au doute. L’euro devient de plus en plus impopulaire, à tort ou à raison, et il y a de plus en plus d’espace pour les formations politiques clairement eurosceptiques, qui étaient pourtant reléguées aux marges du débat national il y a quelques mois. Des chiffres très intéressants à observer seront les résultats des élections européennes qui se tiendront dans un peu plus de quatre mois et demi .

    http://www.investireoggi.it/economia/italiani-rivogliono-la-lira-partito-anti-euro-varrebbe-il-24/

  17. AlexT dit :

    Perso, outre le fait assez incompréhensible déjà mentionné par Olivier que la BNS ne semble pas vouloir réduire son bilan en profitant de l’accalmie actuelle sur la parité EUR/CHF, je reste perplexe du gain de 3 mia sur les avoirs « ex UBS ». Franchement ce n’est vraiment pas la mission de la BNS de garder ce type de papiers valeurs dans ses livres – si on a apparemment la chance qu’ils valent maintenant significativement plus que leur valeur d’acquisition (ce que j’ai toujours de la peine à croire…) il faut d’urgence les liquider dans le marché: il y a déjà bien assez de risque dans ce monstrueux hedge fund qu’est devenu la BNS !

  18. bambou dit :

    @Michelandy
    Oui vous avez raison de le souligner la perte de la BNS est essentiellement dû à la baisse de l’or sinon la BNS a gagné de l’argent avec ces monnaies en 2013.

  19. tloc dit :

    Méfiez vous des scores des partis anti euro dans les sondages! le Quebec devait devenir indépendant depuis des lustres et à chaque référendum, malgré les sondages positifs, rien ne change.Une des dernières élections aux Pays Bas devait voir le parti anti euro grossir énormément et il n’aura fait au final qu’un score minable.Les sondages, c’est quelque chose…le vote en est une autre.Expliquez que la dévaluation sera la première conséquence d’un retour aux monnaies anciennes et vous verrez bien la réaction des indécis.Effectivement, la gouvernance de L’UE doit se modifier car elle est largement insatisfaisante mais je pense que la majorité de la population ne croit pas à la puissance des états européens dans un monde globalisé avec la formation de gros blocs économiques.N’oubliez pas qu’en France, la Tour Eiffel devait être démontée quelques années après l’exposition universelle car trop de gens la trouvait hideuse…

  20. BA dit :

    La mort de l’euro est inéluctable. Mais je ne sais pas la date de la mort de l’euro.

    L’euro ira rejoindre au cimetière le florin d’Autriche-Hongrie, la couronne de Tchécoslovaquie, le dinar de Yougoslavie, le rouble de l’URSS, etc, etc.

    Nous savons comment finissent les monnaies supranationales : elles meurent après 50 ans, ou 60 ans, ou 70 ans.

    L’euro ira rejoindre toutes ces monnaies dans le grand cimetière des monnaies mortes et enterrées.

  21. Yaroslav dit :

    Réponse à merio : la seule question en suspens est de savoir si un Soros-bis (ou plutôt un groupe de banquiers anglo-américains) a réussi à maîtriser assez de CHF détenus par des intermédiaires (gestion de fonds de pension, de fonds de placement, opérations à terme) pour les précipiter sur le marché. Et là c’est un mystère impénétrable. Prenez la Chine. On la soupçonne, à mon avis avec raison, d’avoir pris des participations importantes dans des multinationales de niche à partir d’une myriade de sociétés, selon les mêmes canaux utilisés par les mafias, ce qui lui permet d’éluder son obligation d’annoncer ses participations. Elle n’est pas la seule. Brabek se plaignait déjà de ne pas savoir qui étaient les actionnaires de Nestlé lorsqu’il a quitté ses fonctions(question qui suggère la réponse…) Ce type de « back-office des coups tordus » a toujours existé, mais les moyens informatiques les rendent d’autant plus aisés à réaliser qu’ils les rend impénétrables. Vous savez, il y a des fonds qui passent de sociétés en sociétés, de comptes en comptes plusieurs fois par semaine, par jour, par minute, par seconde tout en ayant toujours le même détenteur économique… Et quand on veut enquêter sur la provenance, on trouve des contrats de garantie, des contre-affaires, des compensations, bref, une panoplie de causes juridiques toutes plus fumeuses les unes que les autres. Avec la délocalisation de l’argent, sa libre circulation, les prétendus contrats qui justifient les transferts sont en outre successivement en russe, chinois, farsi, portugais, juridique bien sûr, histoire de corser un peu la difficulté. Des enquêteurs ont parfois retrouvés trois contrats différents pour justifier d’un unique virement. Pour vous répondre, je dirais donc que comme les MIG : on ne les voit pas venir. Ils arrivent quand ils sont prêts. Seule petite chance : qu’ils se bouffent entre eux, ce qui est assez fréquent. Quand au sort du CHF : toutes les monnaies nationales sont exposées. Regardez ce qui se passe avec la livre turque en ce moment. Je dirais que le CHF est plus fragile que l’Euro à cause de ce qu’a déclaré Trichet : la BCE n’aidera pas la BNS. Nous pouvions attendre de l’aide aussi longtemps que nous étions un gros dépositaire défiscalisé. Maintenant que les capitaux sans vont, nous sommes peut-être respectable, mais nous cessons d’être respectés. Notre situation est comparable à celle de la Suède. Il suffit d’un coup dur et nous rejoindrons l’Euro, qui a pour lui la masse. Appelons l’Euro Deutsch Mark et tout devient clair…

  22. Yaroslav dit :

    Blague : Y a des bruits qui courent. Hollande aurait pris des call sur les multinationales françaises. Ah bon, et pourquoi ? Parce que dans 10 jours, il a prévu de démissionner.

    A Alex et Olivier et à merio : non il n’y pas de pause dans la demande en CHF. Il y a un équilibre à flux constants, tendus à la milliseconde près par les ordinateurs. Si la BNS rachète des CHF, le cours du CHF monte. Punkt-schluss. Car le niveau du CHF n’est pas trop haut. Il n’est pas trop bas. Il est là où le marché le met. Essayez donc de le mettre à CHF 1.6 pour un Euro : notre économie s’effondrerait instantanément, car le coût de nos importations grimperaient instantanément de 28 %, calculés sur, disons 40 % de notre PIB, cela ferait du bruit et renchérirait notamment le coût de production, y compris la sous-traitance à l’étranger et donc les marges des importateurs Migros, Coop, Raffineries, agences de voyage, etc , qui seraient contraints de hausser leur prix pour sauver leurs marges … sachant que les salaires ne sont pas nécessairement indexé…brrr. le niveau de vie des suisses baisserait considérablement (10 % environ). Il n’y aurait que les exportateurs pour s’en réjouir. Mais l’argent qu’il gagnent n’est pas nécessairement redistribué en Suisse. L’actionnariat suisse d’une maison comme Nestlé n’est probablement pas majoritairement suisse et en l’absence de hausse de salaires (toujours difficiles à obtenir), le revenu moyen du suisse serait fortement péjorisé.

  23. cn dit :

    CWV se réveille enfin !!