Le sentiment sur les marchés tourne positif

et cela a de quoi inquiéter le contrariant que je suis.

Des graphiques valent souvent plus que des mots. Voici donc une liste non-exhaustive qui montre que l’ambiance est soudainement devenue positive et calme autour du marché américains des actions (qui dicte toujours le tempo)

SP500 investor intelligence

SP500 AAII

sp500 market vane bullish

sp500 bull consensus

sp500 put call

sp550 EPS

ted spread

spreads in bps

Number-US-Companies-Announcing-Dividend-Cuts-Each-Month-Jan2004-Dec2010

vix

Aujourd’hui, les investisseurs lambda achètent comme jamais

suckers or saviors

alors que les insiders vendent: Insiders now aggressively bearish

 

En conséquence, il faut se demander s’il ne faut pas sortir des actions standards avant la correction.

11 Responses to “Le sentiment sur les marchés tourne positif”

  1. Mermoud dit :

    Il n’a pas d’autre choix : si le marché ne monte pas, les investisseurs se jettent par la fenêtre : immobilier au sur-top, trop cher, oblig à 0, pas d’intérêt (si j’ose dire), inflation larvée. Les ordinateurs sont en train d’entretenir la hausse, soutenue par les banques centrales : l’économie s’effondre et le marché s’envole. En passant, Trichet trouve qu’une masse monétaire représentant 25 % du PNB d’un pays c’est trop. Que dire de la Suisse… ! Nouveau proverbe en cours à Pékin : mieux vaut avoir des actions de la caisse d’épargne de Cossonay que des dollars.

  2. Amora dit :

    « Index », « Consensus », « Sentiment », « Equity » et « Spread » sont des valeurs subjectifs et peu scientifiques. Il n’y a que les deux derniers graphiques qu’on peut prendre au sérieux et ils ne sont pas bons.

    N’est-on pas bien installé en mode « décroissance » ?

    L’économie de marché devrait savoir canaliser les pulsions des investisseurs et de ses décideurs. Or il n’en n’est rien. Les arrangements entre « managers » et actionnaires pour augmenter les stock-options, les taux d’imposition des hauts revenus, les revenus des grandes banques, les niches fiscales et les politiques irresponsables n’ont pas respecté le cloisonnement des marchés ni les libertés individuelles tant proclamées par les chantres de la dérégulation que ces instances représentent et protègent, surtout lorsque l’idée de liberté qui y est investie est celle d’une liberté illimitée portant atteinte à la cohésion sociale et à la possibilité pour chacun de vivre et non de survivre.

    Pour aller dans le sens de Mermoud, en chinois « l’humanité » ou la « bienveillance » s’écrit avec les caractères « homme » et « deux ». La logique actionnariale croit que c’est en désolidarisant du « deux », de l’autre homme, le salarié, qu’elle gagnera. Elle se trompe: La finance, telle qu’elle est menée, est une oppression, une tyrannie exercée sur l’autre, y compris les dirigeants ou régents eux-mêmes, sommés de répondre aux ukases que sont le stress, l’accident cardiaque, l’obésité morbide, la violence, les effets néfastes sur la famille et surtout sur nos environnements. Cette forfaiture cherche une dérèglementation paradoxale : des lois favorables à certains pour pouvoir être LIBREMENT des hors-la loi. Que l’on soit Bull ou Bear.

  3. milou dit :

    Bonjour TLM.
    Merci Olivier de cette composition. Je n’en retiendrai que 2 graphs : celui concernant les dividendes, et, celui du vix. Si les entreprises diminuent leurs dividendes en 2013, les actions vont chuter, et, le vix remonter. Je ne pense pas qu’elles vont gonfler le taux des dividendes comme en décembre, pour alléger la fiscalité programmée de la « falaise fiscale »

  4. Joconde1504 dit :

    Bonjour,

    Si on lit le graphique sur les ‘dividend cuts’ attentivement, on peut lire ceci:

    - décembre 2007 (plus haut du marché Equity) = 10
    - mars 2009 (plus bas du marché Equity) = 80

    Autrement dit, c’est lorsque le marché est au plus haut (décembre 2007) que les entreprises réduisent le moins les dividendes ; et c’est lorsque le marché est au plus bas que les entreprises coupent le plus dans les dividendes (mars 2009).
    Vous serez d’accord que c’était en décembre 2007 qu’il fallait vendre et mars 2009 qu’il fallait acheter?

    Alors si on fait le parallèle avec le pic de 92 de décembre 2012, on se dit que c’est précisément à ce moment qu’il faut acheter le marché !!

    Est ce que quelqu’un pourrait challenger le raisonement ? Merci.

  5. billl dit :

    la hausse des « marchés » fait rire tout le monde !

  6. imhotep dit :

    @ Joconde1504

    Tentant effectivement de faire ce parallèle. Cependant cet indicateur m’a pas de valeur prédictive à mon avis.
    En 2007, la montée des « dividends cuts » a commençé au moment du point haut du SP500 pour s’envoler tout au long de la descente aux enfers de l’indice boursier. En 2012, la montée des « dividends cuts » a commençé en milieu d’année et s’est depuis envolée jusqu’au niveau actuel, pourtant l’indice boursier ne s’est pas crashé. La configuration n’est donc absolument pas identique.
    Nous avons donc deux occurences de montée verticale des « dividends cuts » et deux corrélations différentes avec le SP500. Pas de quoi déceler une causalité ou même seulement une concomitance.

  7. Amora dit :

    Merci Olivier! Je retiens ces phrases de l’article: « A bull brain has a massive blind spot. They can’t see the light-at-the-end-of-a-tunnel. Only short-term profits. » et « … everything about what a neuroscientist sees in the brain scans of high-frequency derivative traders … about the all-consuming addiction driving Wall Street bank CEOs … about the obsessions that drive financial lobbyists to block all regulation reforms … even the fierce war against the environment waged by corporate CEOs … everything you can ever imagine about the stock market’s ever-increasing volatility, wild disastrous swings … everything you need to know about why, inevitably, Wall Street’s profits addiction and $100 million trading days will drive America over a new 1929-style cliff and into a new Great Depression II. »

    Il paraît qu’il faut laisser faire le marché… N’est-ce pas grâce au marché qu’on se retrouve avec de la viande de cheval au lieu de boeuf dans de l’alimentation « composée » (donc trop chère) à cause de traders qui s’improvisent éleveurs de bétail ou fournisseurs d’eau douce non potable comme le font Veolia ou Suez ou Nestlé?! Ce sont les politiques paresseux, incultes, égocentriques et cupides qui laissent faire le marché…

    Deux proverbes sur le « marché »:

    1. « Manger est à bon marché, quand un autre paie. » – proverbe russe de 1905, avant la Révolution Bolchevique!
    2. « On n’a jamais bon marché de méchante marchandise. » – proverbe tiré des « Curiosités françoises » de 1640 par Antoine Oudin, linguiste du XVIIe siècle, interprète de Louis XIII, professeur d’italien de Louis XIV et envoyé de mission auprès du pape Urbain VIII.

  8. Colas dit :

    ces critiques du marché marquées du sceau d’un pseudo bon sens sont lassantes et sans intérêt autre que narcissique.

  9. Amora dit :

    Colas, votre réflexion s’est « émulsifiée » au ras du bitume… ;)

  10. merzak dit :

    que passa colas ??? amora es un amigo:)));du respect por fvaor :)