Je suis tombé sur cet article:

L’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales) publie, enÂ
collaboration avec l’association Contribuables associés et l’EuropeanÂ
Center of Austrian Economics, un ouvrage pédagogique qui explique la «Â
flat tax » (l’impôt à taux unique) :La Flat Tax. La révolution fiscaleÂ
de Robert E. Hall et Alvin Rabuschka (avec une introduction de Jean-
Philippe Delsol et Pierre Garello, administrateur et, respectivement,Â
Directeur des études de l’IREF). Une excellente démonstration sur lesÂ
bienfaits de cette taxe : plus d’équité, fin des niches et deÂ
l’évasion fiscales et plus de rentrées fiscales pour l’Etat.
Cet impôt à taux unique consiste à imposer de manière proportionnelleÂ
tous les contribuables, individus comme entreprises, indépendamment deÂ
la provenance de leurs revenus ou de leur hauteur. La déclarationÂ
fiscale tiendrait sur une carte postale. Notre gouvernement, ainsi queÂ
l’administration fiscale, soucieux de faire baisser les déficits,Â
devraient comprendre que la France aurait tout à gagner en instaurantÂ
cette « flat tax » grâce à laquelle les niches fiscales seraientÂ
supprimées et les fraudes diminueraient.
Les deux auteurs, professeurs à l’Université Stanford et chercheurs à Â
l’Institution Hoover, démarrent leur démonstration à partir deÂ
plusieurs constats. Premièrement, tel qu’il existe aujourd’hui,Â
l’impôt fédéral américain sur le revenu est un désastre complet car ilÂ
est inefficace, inéquitable, complexe et incompréhensible. IlÂ
encourage l’évasion et la fraude fiscales. L’impôt fédéral que JimmyÂ
Carter avait nommé « une honte pour la race humaine » est d’uneÂ
complexité qui tient en plus de 6 000 pages réunis dans le Code desÂ
Impôts de l’IRS (l’équivalent de notre DGI). Le fisc américain délivreÂ
chaque année plus de 500 formulaires fiscaux avec des explicationsÂ
pour les contribuables. Trois maisons d’éditions sont mises à Â
contribution tous les ans pour éditer toute cette paperasserie.Â
Environ 10 milliards de pages sont donc envoyées tous les ans auxÂ
contribuables américains. Le fisc est un véritable destructeur deÂ
l’environnement par sa consommation d’encre et de papier.
Les coûts de la collecte de cet impôt sont extrêmement élevés car onÂ
les estime à environ 65 % des montants prélevés soit 400 milliards deÂ
dollars. Il s’agit là des coûts directs. Mais les contribuables –Â
individus et entreprises – passent beaucoup de temps à remplir lesÂ
formulaires : 46 heures (deux jours) en moyenne. Ce coût estÂ
difficilement quantifiable mais les auteurs l’estiment à plus de 100Â
Mds de dollars par an (cela inclut aussi les dépenses englouties parÂ
les conseillers fiscaux). A cela s’ajoutent la fraude fiscale etÂ
l’évitement fiscal (les niches fiscales) nourris par l’incroyableÂ
complexité de l’impôt. On estime à plus de 18 % le montant de l’impôtÂ
dû par les contribuables et non collecté par le fisc. Aux Etats-Unis,Â
les niches fiscales sont extrêmement nombreuses. Certaines sont trèsÂ
utiles et contribuent à l’épanouissement de l’économie et de laÂ
société civile américaine : les déductions pour les fondations, lesÂ
think tanks, les charities, les Universités, les hôpitaux, etc… MaisÂ
beaucoup d’exemptions fiscales sont complètement farfelues et leurÂ
coût est estimé à 250 Mds de dollars.
Les auteurs montrent très clairement que la « flat tax » est aussiÂ
l’impôt le plus équitable car il touche toutes les personnes mais lesÂ
plus riches toucheront plus d’impôt que les moins riches. Des milliersÂ
de formulaires et de réglementations disparaîtront grâce à cet impôt à Â
taux unique. Ils seront remplacés par deux formulaires de la tailleÂ
d’une carte postale. Enfin, la « flat tax » serait un excellent outilÂ
au service de la croissance économique. Et aussi au service de l’Etat.Â
Tous les pays – plus d’une vingtaine dans le monde – qui l’ont mise enÂ
place ont vu leurs recettes fiscales augmenter.
L’IREF s’emploie à faire passer cette réforme fiscale (une taxe à 15Â
%) indispensable au développement économique.
Pour en savoir plus, consultez le site www.irefeurope.org et achetezÂ
l’ouvrage :
Editions du Cri
42, rue des Jeûneurs 75 002 Paris
Mail : lecri@contribuables.org
Tél : 01 42 21 16 24 – Fax : 01 42 33 29 35
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Quant on sait que, par exemple, le canton de Vaud emploie (en comparaison cantonale) le plus grand nombre de fonctionnaires par habitant (paraît-il), je me dis qu’en plus de faciliter l’imposition, il y a des économies importantes qui pourraient être réalisées. Le débat est vaste et je suppose que les détracteurs de cette idée (qui n’est d’ailleurs pas nouvelle) diront que les riches sont avantagés par la flat tax.
Le système est corrompu, il décourage ceux qui veulent travailler. J’en veux, un fois de plus, pour preuve cet article du 24 heures (et là ce n’est pas un riche qu’on décourage, au contraire) : working poor
On veut travailler plus, mais on reçoit dès lors moins d’aide. Le système est de plus en plus débile (désolé) et tout cela pour aider des Etats gloutons et faire croire qu’on aide les gens. Oui, on les aide momentanément, mais sur le long terme ce n’est pas une aide. Ils finiront par être assisté toute leur vie et ne s’en sortiront jamais. Là aussi le débat est vaste.
Je ramène tout cela aux belles retraites qu’on nous promet, alors qu’il est fort probable que si le système ne parvient pas à payer le plus grand nombre de retraités (financé par moins en moins d’actifs), nous aurons bientôt de forts mauvaises surprises.
Je ne peux que recommander de se débrouiller seul (quand c’est possible) pour se concocter un bas de laine pour plus tard.
Les politiques qui me lisent à l’instant doivent ne pas être satisfaits, eux qui veulent relancer l’économie par la consommation. Je suis complétement à l’opposé de ces idées de crédits et croissances.