Coucours résultat

septembre 25th, 2014

Bravo à Gautier qui a trouvé (avec d’autres)

Que le graphique représentait:

concours sept 2014

 

  • en bleu, billets de 1000 CHF en circulation (en mios de CHF)
  • en rouge, tous les billets en circulation

http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/pdf/defr/A2_Noten_u_Muenzumlauf.pdf

On peut voir l’accélération du nombre de billets en circulation suite à la crise de 2008 (perte de confiance) et la continuation de croissance (le taux étant tellement bas (voire négatifs) qu’il est impossible de placer l’argent, le cash lui ne coûte que le stockage)

 

Gautier gagne un livre:

sans-titre

 

 

Concours: indice

septembre 23rd, 2014

Voilà un indice pour le graphique: « BNS »

 

bonne chasse

Concours: (délai mercredi 24 septembre 2014 minuit (heure suisse))

septembre 19th, 2014

Voilà un bout de temps que je n’avais mis en place un concours.

La question est:

Que représente ce graphique (à part des points de couleurs bien sûr)?

concours sept 2014

Les réponses sont à envoyer à: concours@crottaz-finance.ch en indiquant votre nom, prénom et adresse pour que le prix puisse vous être envoyé. Je ne conserve rien des données concernant les participants après le concours

La Banque Nationale Suisse au service du public ou des marchés? Par Liliane Held-Khawam

septembre 12th, 2014

Madame Liliane Held-Khawan nous gratifie ce jour (comme à son habitude) d’un excellent article.

La BNS temple de la richesse de la Suisse du 20ème siècle est devenu son talon d’Achille. Depuis une dizaine d’années cette entreprise cotée en bourse semble avoir donné une place prépondérante aux besoins des marchés financiers par rapport à ceux du public. Dans son rapport d’activité de 2012 (p66) on peut lire ceci en réponse à la demande de la création d’un fond souverain : « … associer le placement des réserves monétaires de la BNS à des intérêts stratégiques de la Suisse engendrerait un risque de conflit d’intérêts et mettrait potentiellement en danger l’indépendance de la BNS ». Tout est dit.

Dans un contexte d’union douanière, le marché est roi et le marché financier le roi des rois. Bien avant la populaire crise des subprimes, les gouvernants de grandes puissances ont octroyé une place prépondérante aux banques commerciales. Ceci s’est fait grâce au pouvoir de création monétaire qui leur a été délégué. Cette monnaie qui s’appuie sur des dettes – appelée aussi scripturale (1)- est la racine d’un système financier déséquilibré et malade. Le pouvoir de créer de la monnaie ex-nihilo a permis aux financiers de s’infiltrer dans tous les coins de la vie politique, économique, sociale et privée. Cette monnaie scripturale représente plus de 90% de la masse monétaire mondiale ce qui bouleverse totalement la donne en matière de pouvoir monétaire, financier et politique. Sa portée politico-sociale est majeure!

Ce pouvoir étendu offert à un groupe de personnes a créé un chamboulement dans le métier bancaire rythmé par les crises et les scandales. La Suisse a été par exemple sonnée en 2007 par la découverte de l’implication de la légendaire UBS dans la crise américaine des subprimes et de ses pertes vertigineuses. La première surprise passée, on a expliqué au citoyen qu’il devait payer pour des personnes privées  ayant opéré sur sol américain. Encore plus surprenant, des pratiques criminelles éclaboussant ces grandes banques transnationales ont échappé aux mains de la justice.

Bref, les conséquences pratiques de tout cela se sont cristallisées en 2011 autour du financement des dettes publiques européennes et les risques de défaut de paiement de certains pays. La crise était si aigüe qu’elle menaçait d’emporter avec elle la zone euro et sa monnaie. Les banques européennes lourdement chargées en créances publiques (grecques, espagnoles,..) hautement risquées dans une monnaie qui l’était tout autant ne se faisaient plus confiance. C’en était à tel point qu’elles avaient du mal à se procurer du dollar américain. Elles couraient le risque de devoir vendre leurs actifs en dollars et de stopper le financement de compagnies américaines. Le système était en train de se gripper sévèrement !

C’est donc pour éviter un effondrement des marchés que 5 banques centrales dont la BNS ont décidé de mettre en place l’assouplissement quantitatif de manière massive en septembre 2011. C’est une politique monétaire dite « non conventionnelle » qui consiste en une expansion du bilan de la banque centrale qui rachète aux établissements financiers de manière définitive ou temporaire (REPO) des actifs même toxiques. Ces acquisitions se font en monnaie nationale via les comptes à vue que les banques possèdent auprès des banques centrales. C’est ainsi que la zone euros a pu refinancer à bon compte ses dettes souveraines et que l’euro a été sauvé.

Cette décision de l’assouplissement quantitatif -annoncée par le New York Times le 15 septembre 2011 (2)- explique à elle seule la décision quant à la fixation par la BNS d’un taux-plancher avec l’euro (septembre de la même année). Il semble évident que ce taux plancher lui permet à ce jour de ne pas faire apparaître les pertes comptables liées à la valeur réelle de l’euro. Le mécanisme de l’assouplissement quantitatif se lit dans le bilan de la BNS. On peut relever quelques éléments qui retiennent l’attention.

Le premier élément est l’expansion sans précédent de son bilan sans réalité économique. Celui-ci a été multiplié par plus de 4 entre fin 2004 et fin 2013. Cette tendance expansionniste s’est poursuivie immuablement durant les sept premiers mois de 2014, le bilan passant de 490 à 517 milliards de francs sur cette période !
Un deuxième élément qui interpelle est le soutien massif de l’euro qui occupe quasiment la moitié des devises (46%) pour atteindre la somme vertigineuse de 215 milliards de francs suisses au 30 juin 2014. A titre indicatif, cette rubrique s’élevait à 112 milliards de francs en 2010.

Le 3ème élément fort intéressant est que la BNS investit massivement dans la reprise d’obligations d’État. Ces actifs sont en effet passés de 170 milliards fin 2010 à 340 milliards en juillet 2014 !
Le 4ème élément est un comportement nouveau de la BNS. Il consiste à récupérer des créances d’institutions risquées. Ainsi, les placements avec une notation financière égale ou inférieure à « A » sont passés de 6 milliards de francs en 2010 à près de 37.5 milliards de francs en juillet 2014 ! Voilà une conséquence claire de l’assainissement des banques et institutions financières.

Toutes ces acquisitions/reprises d’actifs des établissements commerciaux doivent être financées. Ceci s’est fait via plusieurs comptes de l’actif ou du passif du bilan. En voici quelques-uns.

  • Lors des subprimes, la BNS a vendu 250 tonnes d’or entre 2007 et 2009.
  • La BNS a augmenté les billets physiques en circulation qui sont passés de 40 à 63 milliards de francs en moins de 10 ans.
  • La BNS a renfloué les banques en Suisse (« compte des virements des banques en Suisse »)  via leur compte à vue auprès de la banque centrale. Cette rubrique a littéralement explosé en même temps que le bilan de la BNS. Elle est passée de moins de 6 milliards en 2005 à 305 milliards en juillet 2014. Elle  constitue la contrepartie apportée par la banque centrale en échange des titres en devises qu’elle assume dorénavant appelés « placement en devises étrangères » inscrits au bilan de la BNS.

Cet argent déposé sur des comptes courants -rémunéré actuellement à 0%- appartient désormais à des banques commerciales (identités non communiquées). Il constitue un actif pour ses propriétaires et un dû pour la banque centrale. Ce sont donc de facto des crédits purs et durs contractés par la BNS auprès des banques commerciales. Celles-ci peuvent grâce à ce « renflouement » développer leur propre création monétaire scripturale et donc amplifier leurs activités plus ou moins spéculatives

  • les « comptes des virement de banques et d’institutions étrangères », autre source de financement des acquisitions de devises et de créances publiques. Le principe est le même que le précédent à la différence près que les établissements se trouvent à l’étranger. Cette rubrique est passée de moins de 2 milliards en 2011 à près de 15 milliards (19 mia en avril 2014). Un bond notable a eu lieu en 2012 (12 mia). Peut-on y voir un lien avec l’ouverture d’une agence de la BNS à Singapour ?

Cette observation du bilan de la BNS appelle plusieurs constats. Le premier c’est que la BNS semble s’être elle-même financiarisée à l’image des Etats ou des entreprises transnationales y c des grandes banques. Son impressionnante expansion sans lien avec l’économie réelle et le PIB donne le sentiment de la constitution d’une bulle spéculative géante.

La présence massive de placements en euros fait perdre de facto l’indépendance tant recherchée dans la loi sur la BNS de 2003. D’ailleurs, quelques semaines avant la fixation du taux-plancher on pouvait relever ce passage dans un article du Temps du 15 juillet 2011 (3):

« Alors que le franc s’envolait mercredi vers de nouveaux sommets, Thomas Jordan, vice-président de la Banque nationale suisse, a fermement rejeté toute idée d’arrimer la monnaie helvétique à l’euro. «Notre mandat principal est d’assurer la stabilité des prix. Lier le franc à l’euro entraînerait de nouveaux problèmes, comme la hausse des taux d’intérêt en Suisse. En outre, une telle opération nécessiterait de modifier la Constitution. Nous ne pourrions plus assurer l’indépendance de notre politique monétaire», a-t-il rappelé mercredi à Zurich lors d’un podium de discussion organisé par l’Efficiency Club. »
La Constitution n’a pas été modifiée, le taux-plancher a été posé et la BNS a perdu son indépendance en matière de politique monétaire. A tout cela s’ajoute une question : que se passerait-il en cas de sortie d’un Etat-membre de la zone euro? Qui supportera les conséquences d’un défaut de paiement d’un des créanciers à risques?

Les risques d’hyperinflation sont réels. Tant que les banques commerciales accepteront de laisser leurs centaines de milliards dormir sur le compte à vue de la BNS à 0%, l’inflation sera en principe contenue. Mais que se passerait-il si ces mêmes banques pilotées en bonne partie par des puissances financières étrangères venaient à retirer leurs dépôts non obligatoires ? Et si elles décidaient de les injecter dans le marché suisse?

Le même septembre 2011, un évènement peu relayé dans la presse a eu lieu à Berne. Les autorités fédérales ont validé une loi appelée Too big to fail. Celle-ci garantit de manière illimitée et sans condition toute défaillance de toute banque répertoriée comme too big to fail. Cette garantie concerne l’argent public du pays mais aussi l’argent des citoyens (épargnes, caisses de pension, assurance-vie…). Le citoyen-contribuable qui gagne son argent grâce à son effort au travail doit garantir un circuit financier représenté par des responsables qui semblent bénéficier d’une impunité à toute épreuve. Les risques liés au concept de la Too big to fail a été remis en question par le FMI (4).

Les enjeux en termes de démocratie et du bien commun sont gigantesques, existentiels et essentiels pour l’avenir. Le travail n’est plus le facteur créateur de richesses. Le danger d’une création d’un circuit fermé créateur de richesses gigantesques réservé à une élite semble être en train de se mettre en place. Les gains basés avant tout sur la spéculation et les « coups » peuvent être si importants que la tentation des banquiers de tourner le dos au financement de l’économie réelle augmente.

A ce stade les questions et interrogations sont nombreuses. Est-ce que le portefeuille gigantesque de la BNS est encore utilisé pour le bien commun compte tenu de son refus de constituer un fond souverain pour la Suisse? Sa force de frappe boursière peut-elle « booster » artificiellement les marchés boursiers? Participe-t-elle alors à enrichir un petit nombre de manière démesurée? Est-elle devenue partie prenante de la finance-casino? Cette politique est-elle compatible avec la mission que le législateur lui a assignée ? Est-il légitime de faire porter des risques majeurs d’un système pour le moins problématique par les petits épargnants, contribuables, retraités? Est-elle en train de transférer son indépendance à des tiers étrangers avec l’assouplissement quantitatif et l’explosion du compte des virements des banques en Suisse remettant alors en cause la souveraineté du pays sans mandat connu? Quel poids politique ce compte de virements des banques donne-t-il à leurs propriétaires?

Surprenante BNS qui nous avait habitués à la prudence. Nous nous retrouvons avec une monnaie quasiment privatisée et une indépendance monétaire pratiquement perdue! La monnaie, la politique monétaire et la banque centrale sont autant de pierres angulaires à l’édifice de l’intérêt public, du bien commun et de la démocratie. Objectivité et neutralité doivent garantir l’équité entre les citoyens. Tout comportement qui ressemblerait à du favoritisme d’un groupe ou d’un autre est contraire à l’esprit d’une économie libre, à la liberté d’entreprendre et à l’Etat de droits.

Au pouvoir illégitime octroyé au marché financier, s’ajoute le fait que la richesse de la Suisse et des suisses est en mode de dilution avancée. Alors qu’une minorité d’individus a acquis un pouvoir de vie et de mort sur la monnaie nationale, un nombre grandissant du peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est par la monnaie que la démocratie est en train de filer…

Liliane Held-Khawam

(1)La monnaie scripturale détruit les États! https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/07/19/la-monnaie-scripturale-detruit-les-etats/

(2) 5 Central Banks Move to Supply Cash to Europe, September 15, 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/16/business/global/borrowing-costs-stubbornly-high-at-spanish-auction.html?_r=0

(3) http://www.letemps.ch/Page/Uuid/823b8ba4-ae59-11e0-8d13-d03d80d505be/Lier_le_franc_%C3%A0_leuro_cr%C3%A9erait_de_nouveaux_probl%C3%A8mes

(4) Le dernier « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacre un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

Source : Global Financial Stability Report, avril 2014, p.102,

http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

  • les « comptes des virement de banques et d’institutions étrangères », autre source de financement des acquisitions de devises et de créances publiques. Le principe est le même que le précédent à la différence près que les établissements se trouvent à l’étranger. Cette rubrique est passée de moins de 2 milliards en 2011 à près de 15 milliards (19 mia en avril 2014). Un bond notable a eu lieu en 2012 (12 mia). Peut-on y voir un lien avec l’ouverture d’une agence de la BNS à Singapour ?

Cette observation du bilan de la BNS appelle plusieurs constats. Le premier c’est que la BNS semble s’être elle-même financiarisée à l’image des Etats ou des entreprises transnationales y c des grandes banques. Son impressionnante expansion sans lien avec l’économie réelle et le PIB donne le sentiment de la constitution d’une bulle spéculative géante.

La présence massive de placements en euros fait perdre de facto l’indépendance tant recherchée dans la loi sur la BNS de 2003. D’ailleurs, quelques semaines avant la fixation du taux-plancher on pouvait relever ce passage dans un article du Temps du 15 juillet 2011 (3):

« Alors que le franc s’envolait mercredi vers de nouveaux sommets, Thomas Jordan, vice-président de la Banque nationale suisse, a fermement rejeté toute idée d’arrimer la monnaie helvétique à l’euro. «Notre mandat principal est d’assurer la stabilité des prix. Lier le franc à l’euro entraînerait de nouveaux problèmes, comme la hausse des taux d’intérêt en Suisse. En outre, une telle opération nécessiterait de modifier la Constitution. Nous ne pourrions plus assurer l’indépendance de notre politique monétaire», a-t-il rappelé mercredi à Zurich lors d’un podium de discussion organisé par l’Efficiency Club. »
La Constitution n’a pas été modifiée, le taux-plancher a été posé et la BNS a perdu son indépendance en matière de politique monétaire. A tout cela s’ajoute une question : que se passerait-il en cas de sortie d’un Etat-membre de la zone euro? Qui supportera les conséquences d’un défaut de paiement d’un des créanciers à risques?

Les risques d’hyperinflation sont réels. Tant que les banques commerciales accepteront de laisser leurs centaines de milliards dormir sur le compte à vue de la BNS à 0%, l’inflation sera en principe contenue. Mais que se passerait-il si ces mêmes banques pilotées en bonne partie par des puissances financières étrangères venaient à retirer leurs dépôts non obligatoires ? Et si elles décidaient de les injecter dans le marché suisse?

Le même septembre 2011, un évènement peu relayé dans la presse a eu lieu à Berne. Les autorités fédérales ont validé une loi appelée Too big to fail. Celle-ci garantit de manière illimitée et sans condition toute défaillance de toute banque répertoriée comme too big to fail. Cette garantie concerne l’argent public du pays mais aussi l’argent des citoyens (épargnes, caisses de pension, assurance-vie…). Le citoyen-contribuable qui gagne son argent grâce à son effort au travail doit garantir un circuit financier représenté par des responsables qui semblent bénéficier d’une impunité à toute épreuve. Les risques liés au concept de la Too big to fail a été remis en question par le FMI (4).

Les enjeux en termes de démocratie et du bien commun sont gigantesques, existentiels et essentiels pour l’avenir. Le travail n’est plus le facteur créateur de richesses. Le danger d’une création d’un circuit fermé créateur de richesses gigantesques réservé à une élite semble être en train de se mettre en place. Les gains basés avant tout sur la spéculation et les « coups » peuvent être si importants que la tentation des banquiers de tourner le dos au financement de l’économie réelle augmente.

A ce stade les questions et interrogations sont nombreuses. Est-ce que le portefeuille gigantesque de la BNS est encore utilisé pour le bien commun compte tenu de son refus de constituer un fond souverain pour la Suisse? Sa force de frappe boursière peut-elle « booster » artificiellement les marchés boursiers? Participe-t-elle alors à enrichir un petit nombre de manière démesurée? Est-elle devenue partie prenante de la finance-casino? Cette politique est-elle compatible avec la mission que le législateur lui a assignée ? Est-il légitime de faire porter des risques majeurs d’un système pour le moins problématique par les petits épargnants, contribuables, retraités? Est-elle en train de transférer son indépendance à des tiers étrangers avec l’assouplissement quantitatif et l’explosion du compte des virements des banques en Suisse remettant alors en cause la souveraineté du pays sans mandat connu? Quel poids politique ce compte de virements des banques donne-t-il à leurs propriétaires?

Surprenante BNS qui nous avait habitués à la prudence. Nous nous retrouvons avec une monnaie quasiment privatisée et une indépendance monétaire pratiquement perdue! La monnaie, la politique monétaire et la banque centrale sont autant de pierres angulaires à l’édifice de l’intérêt public, du bien commun et de la démocratie. Objectivité et neutralité doivent garantir l’équité entre les citoyens. Tout comportement qui ressemblerait à du favoritisme d’un groupe ou d’un autre est contraire à l’esprit d’une économie libre, à la liberté d’entreprendre et à l’Etat de droits.

Au pouvoir illégitime octroyé au marché financier, s’ajoute le fait que la richesse de la Suisse et des suisses est en mode de dilution avancée. Alors qu’une minorité d’individus a acquis un pouvoir de vie et de mort sur la monnaie nationale, un nombre grandissant du peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est par la monnaie que la démocratie est en train de filer…

Liliane Held-Khawam

(1)La monnaie scripturale détruit les États! https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/07/19/la-monnaie-scripturale-detruit-les-etats/

(2) 5 Central Banks Move to Supply Cash to Europe, September 15, 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/16/business/global/borrowing-costs-stubbornly-high-at-spanish-auction.html?_r=0

(3) http://www.letemps.ch/Page/Uuid/823b8ba4-ae59-11e0-8d13-d03d80d505be/Lier_le_franc_%C3%A0_leuro_cr%C3%A9erait_de_nouveaux_probl%C3%A8mes

(4) Le dernier « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacre un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

Source : Global Financial Stability Report, avril 2014, p.102,

http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

Si la Banque Nationale Suisse (BNS) m’était «comptée»

septembre 11th, 2014

Pour mes lecteurs, voici l’article paru sur les Econoclastes il y a deux jours.

Pour commencer voici l’article qui régit les attributions de la BNS :

Article 99 de la constitution fédérale

Art. 99 Politique monétaire

1. La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.

2. En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.

3. La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.

4. Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Il faut ajouter que le Banque nationale est une société anonyme fondée en 1907, cotée en bourse, mais régie par une loi spéciale depuis 2002. Les détenteurs du capital sont :

La Confédération suisse ne possède aucune action.

La surveillance de la Banque nationale suisse est explicitement exclue du mandat du Contrôle fédéral des finances.

La fixation d’un taux « plancher » (floor)

Suite à la hausse vertigineuse du Franc suisse (CHF) depuis des années et de manière beaucoup plus prononcée entre 2008 et 2011, il a fallu que la BNS intervienne de manière drastique pour freiner cette hausse en appliquant un taux de change plancher contre la monnaie du principal partenaire économique (l’UE), ceci afin de stopper la force de la monnaie qui commençait à engendrer des problèmes importants pour les exportations suisses.

En conséquence en date du 6 septembre 2011 un taux de change de 1 EUR = 1.20 CHF a été fixé. La BNS a annoncé qu’elle défendrait ce seuil contre vents et marées.

Pour l’instant cette stratégie a fonctionné et s’est révélée globalement assez payante puisque ce plancher de 1.20 n’a (pour le moment) pas été attaqué.

CHF euro 1998 - 2014

La conséquence, un bilan démesuré

Suite à ce combat engagé par la BNS, le bilan de cette dernière a littéralement explosé depuis cette intervention pour se retrouver à un niveau jamais atteint. (ndlr : La BNS avait déjà acheté des euros à 1.43 plusieurs fois avant 2011 afin de tenter de freiner la hausse du CHF)

bilan BNS 1996 -2014

 

Un ratio Bilan de la BNS /PIB hallucinant 

Cette augmentation du bilan doit être remise en perspective du PIB pour se rendre compte de l’énormité du bilan de la BNS.

Ce dernier est à mettre en perspective avec les bilans des autres grandes banques centrales (toujours en rapport avec le PIB de chacun des Etats).

On constate bien évidemment la gigantesque hausse du bilan de la « Bank of Japan » suite aux injections massives de Yens

Total central bank assets as percentage of GDP 14

Si cela vous paraît déjà démesuré, cela ne m’étonne qu’à moitié. Et bien sachez (pour ceux que ne lisent pas mon blog) que la BNS fait encore plus fort !

La BNS a un bilan de 517.329 milliards de CHF (juillet 2014) et que le PIB suisse est de 151.900 milliards de CHF au 2ème trimestre 2014 (en stagnation).

En conclusion, le ratio Bilan /PIB (estimation PIB 2014) = 517.329 / 607.600 =

85.14%

Le bilan de la BNS c’est quoi ?

De quoi se constitue le bilan de la BNS aujourd’hui pour être devenu si énorme ?

Principalement de devises européennes (46%), américaines (27%) et japonaises (9%)

Et comment sont investies ces devises ? Pour 84% en obligations (73% en obligations d’Etats) et tenez vous bien, en actions et ceci pour un pourcentage de 16% représentant la modique somme de 82 milliards de CHF, soit plus de 10’000 CHF par habitant.

reserves de devises et titres en CHF BNS Q2 14


Et l’or dans tout cela ?

On se doute bien que dans toute cette histoire de devises, il y a un acteur qui a été largement laissé de côté et pour cause…l’or.

Rappel : La BNS a comme mission de conserver de l’or (mais le mandat n’est pas clairement défini puisque ce dernier ne mentionne pas la quantité et pour mémoire la BNS a vendu environ 1’300 tonnes d’or entre 2000 et 2005 (mon article de 2012 à ce sujet :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10238)) et il lui en reste 1040 tonnes aujourd’hui.

En conséquence, une initiative pour sauver l’or de la Suisse a été lancée et le peuple devra se prononcer le 30 novembre 2014: http://www.initiative-or.ch/initiative/index.html

Bien évidemment les milieux politiques demandent de rejeter cette initiative, car elle prive la BNS de liberté de création monétaire sans contrepartie

Depuis des années, la quantité d’or (en pourcent du bilan de la BNS) ne fait que chuter.

reserves monetaires BNS 2006-2013

Alors que son bilan explose de monnaies diverses et variées.

bilan BNS gold devises reserves

Un plancher en papier et un risque monétaire

Ces derniers temps, l’euro s’est passablement affaibli et le plancher de 1.20 se rapproche dangereusement (une intervention supplémentaire de la BNS ne peut désormais plus être exclue).

change euro chf une année

La valeur du franc suisse est indéniable car la dette publique suisse n’est que 35,2% du PIB environ (confédération et cantons) et c’est pour cela que le marché va en acheter (pour probablement se protéger de la chute des autres monnaies. En conséquence, la BNS va devoir se mettre en face des acheteurs en vendant le CHF. Pour combien de temps ? Avec quelle puissance ? Que va-t-elle faire de tous ces euros ? Achetez de la dette des pays ? Acheter des actions ?La BNS se transforme gentiment en hedge funds.

Pourquoi la BNS n’a-t-elle pas allégé son énorme position lorsque l’euro flirtait avec 1.25 CHF ?

Pourrait-on imaginer un scénario de lente intégration (rampante) de la Suisse dans l’euro (ce que veulent les dirigeants mais pas le peuple (souverain je le rappelle !)) ?

Imaginez que soudainement la BNS possède des milliers de milliards d’euros et que son message soit : « Adhérons à l’euro sinon nous sommes ruinés ! »

Et si de toute façon cette création monétaire ex-nihilo ne nous ruinait pas finalement en tuant notre pouvoir d’achat ?

Les prochains temps seront déterminants pour la Suisse, la BNS et sa politique monétaire.

Tous mes articles sur la BNS ici : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Engagements financiers bruts et déficits des administrations publiques en % du PIB (prévision 2015)

septembre 11th, 2014

engagement financiers et deficit ou excédents etats est 2015

Il est ainsi assez facile de visualiser les bons et les mauvais élèves.

Quand je lis les prévisions de l’OCDE de déficits de 3.1% pour la France, de gros doutes m’envahissent…

Olivier (votre serviteur) rejoint les « Econoclastes »

septembre 9th, 2014

http://leseconoclastes.fr/2014/09/banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

 

et je serai content d’échanger avec eux sur les sujets économiques d’importance !

 

Vidéo: Bitcoin c’est quoi ? Bitcoin girl etc.

juillet 21st, 2014

Le blog va reprendre d’ici peu, un peu de recul durant ces périodes estivales ne fait pas de mal.

et toutes les infos historiques: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=11423

bitcoin 21-7-14

Vidéo (anglais): The History Channel discusses « The Gold Conspiracy »

juin 10th, 2014

 

si un lecteur sait où on peut trouver cette vidéo au moins sous-titrée (on comprend assez bien l’anglais dans ce reportage)

 

et un article intéressant (à traduire sur votre navigateur)

 

http://blog.milesfranklin.com/now-we-have-an-answer

 

Signes de top, signes des temps

juin 5th, 2014

Ce jour, la BCE annonce une baisse des ses taux et surtout un taux négatif sur le taux de dépôt, ceci pour forcer les banques à prêter.

LA BCE annonce pour la première fois un taux de dépôt négatif

Est-ce une bonne idée ?

Je ne le sais pas vraiment, mais au moins c’est une idée, car effectivement, comme aux USA, la circulation de la monnaie est très faible.

On se trouve même à des niveaux historiquement bas aux USA.

velocity us money m2 05-06-4 velocity us money m2 05-06-14

 

 

Ce qui montre bien une économie à la peine car la monnaie ne circule pas. Ce sont les banques qui encaissent les rendements (même bas).

L’économie est à la peine.

Et ceci malgré l’explosion des bilans des différentes banques centrales:

bilan banques centrales

Rappel (en rapport avec le PIB, la Suisse est le plus mauvais élève):

total asset en GDP

Petit aparté concernant une initiative qui doit être déposé jusqu’en 2015 (récolte de signature en cours).  Cette initiative vise à empêcher les banques de créer de l’argent fiduciaire ! Seule la BNS en aurait le pouvoir.

Cette initiative doit faire grincer des dents dans les banques.

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

 

Revenons à nos moutons.

Nous sommes en déflation (stagflation peut-être) et personne (presque) ne veut l’admettre. Les banques centrales sont en lutte pour essayer (A tout prix) de faire démarrer l’inflation.

L’inflation, c’est bon, pensent-elles, car cela permet de détruire les dettes en les allégeant, tout au contraire de la déflation qui rend les dettes lourdes, très lourdes.

En ce jour, je vous annonce la prochaine grande correction des marchés (je sais je vous en ai parlé depuis longtemps déjà, mais je ne pensais pas que les banques centrales arriveraient à manipuler les cours et taux afin de tronquer les prix des actifs de cette manière).

 

Rappelez-vous avant 2008 (situation encore enviable par rapport à celle d’aujourd’hui) et regardez la situation sur certain indices (indicateurs).

 

Le TED spread au plus bas (signe de confiance extrême)

Macrotrends.org_TED_Spread_Historical_ChartLe VIX (au plus bas signe de confiance)

vix 05-06-14

Et les bénéfices de entreprises US qui commencent à fléchir

corporate20profits20Q1

Et si on ose continuer du côté de la psychologie (bulls) on remarque l’attirance pour les actifs actions risqués

investor bets in risky safe assets

Le marché US (qui dicte la tendance je le rappelle) est cher en terme de P/E (10 ans) (graphique emprunté à une présentation des retraites populaires de M. Serge Ledermann)

US Market pe

et de l’autre côté du balancier, la seule vraie monnaie: L’or est manipulé et c’est un fait avéré (question: jusqu’à quand ?)

Gold Price Manipulation Was Routine, FT Reports

 

et on assiste (pour certains) à un jet de l’éponge sur l’or (et accessoirement les actions minières)

Kiss Gold Bull Market Goodbye

 

Tout ce qui précède milite pour un retournement important des marchés appelés « standards » et peut-être une hausse du métal précieux (ainsi que des actions minières)

gdx

Vidéo: Arte, La ruée vers l’or (documentaire 2014)

mai 26th, 2014

Taux européens, la grande détente

mai 23rd, 2014

Ce matin les agences de notation relèvent leurs notes sur l’Espagne et la Grèce.

La Grèce et l’Espagne obtiennent un relèvement de leur note

Il y a bien longtemps que je n’ai produit les graphiques des taux à 10 ans et grande surprise…

 

L’Espagne emprunte quasiment au même taux que les USA  (à 0.5% près)

spain generic 10 years 23-5-2014

us generic 10 years 23-5-14

 

Et la Grèce

greece 10 years generic 23-5-14

 

LE TED Spread

Macrotrends.org_TED_Spread_Historical_ChartLes taux semblent démontrer qu’il n’y a aucune crainte quant à l’évolution futur des marchés.

Le VIX est en bas, tout va bien madame la marquise.

On se dirait juste avant 2008.

Alors que les dettes n’ont fait que d’augmenter ! Allez comprendre !

Un jour (demain ? après-demain ? dans des des années ?) , nous regarderons cela en nous disant que c’était évident et que cela ne pouvait pas durer.

Tout ce que nous voyons comme prix est une vue tronquée.

Les taux hyper bas, les injections monétaires, les bilans de banques centrales et les endettements exercent une distorsion sur les prix.

Tout va très bien madame la marquise…..paraît-il

 

 

Que ceux qui sont shorts se lèvent !

mai 23rd, 2014

Comme le dit très bien Warren Buffet: « c’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus »

Voici un article qui avance que les shorts sur l’or vont avoir du soucis à se faire

http://sprottmoneyblog.com/silver-positioning-for-a-massive-move-higher-shorts-will-be-destroyed/

et une vidéo sur la manipulation de l’or (reportage de la TV allemande à heure de grande écoute)

Est-ce que les allemands vont enfin se rendre compte leurs 3’000 tonnes d’or qui se trouvent aux USA n’y sont peut-être plus.

 

 

Et les russes qui accumulent de l’or

http://www.zerohedge.com/news/2014-05-21/russia-dumps-record-amount-us-treasurys-here-what-it-buying

russian central bank reserves

Le ratio Or/Argent (mise à jour 12 mai 2014) et le débat inflation /déflation

mai 12th, 2014

Une petite piqûre de rappel

 

ratio or argent 12 mai 2014

 

 

En règle générale, en cas d’inflation, l’argent sur-performe l’or et le ratio affiche de ce fait un nombre plus faible.

Le graphique semble montrer que nous ne sommes pas en vue d’inflation. Le grand débat inflation / déflation continue

Je reste toujours partisan d’une stagflation (ou déflation/récession) comme je vous le dis depuis des années (depuis 2010: Bienvenue à Stagflation), mais cela peut changer vite.

Inflation vs déflation : le débat est loin d’avoir trouvé une réponse

http://www.contrepoints.org/2014/02/07/155911-apres-la-recession-inflation-ou-deflation

Un peu long mais intéressant

http://blog.turgot.org/index.php?post/Guido-D%C3%A9flation

La zone euro au bord du gouffre déflationniste http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140331trib000822801/la-zone-euro-au-bord-du-gouffre-deflationniste.html

On aura probablement les deux  et probablement dans cet ordre: Monetary_Tectonics_Inflation_vs_Deflation_Incrementum_Liechtenstein_Chartbook

 

Vidéo, RTS: Témoignages de Banksters, banquiers aux pratiques douteuses

mai 12th, 2014

En résumé:

Destruction de la relation de confiance entre le management des banques et les employés.

Gros salaires des PDG (qui ne savent rien) ! Pourquoi sont-ils payés ?

Quasiment toutes les banques donnent les noms des employés (dont ceux des innocents)

Si parjure des dirigeants, 5 ans de prison (NB: Brady Dougan est américain…)

La majorité des employés de banques est honnête

La caisse des pensions

mai 8th, 2014

Ce matin sur RTS, un de mes sujets fétiches : Les retraites et le taux de couverture de nos chères caisses de pensions étatiques.

Les marchés actions sont en hausse (pour l’instant) et cela donne un peu de souffle au rendement des caisses de pensions car du côté de l’obligataire, c’est le désert des taux-tarres

Hé bien ce n’est toujours pas le cas des caisses de pensions étatiques !

Elles affichent des taux de couvertures catastrophiques (Neuchâtel 59% de taux de couverture)

Ceci malgré la hausse de leurs indices de référence (LPP Pictet 2000)

 

evolution indices pictet depuis 1985

En fait, et c’est presque toujours le cas, les caisses étatiques sont très-très-trop généreuses avec les affiliés (notamment les montants de retraites par rapport aux cotisations), car elles savent que le contribuable sera toujours là pour mettre la main à la poche et renflouer.

 

 

Dans les caisses privées en cas de difficultés, on fait appel aux affiliés eux-mêmes et un prélèvement est effectué sur les salaires à des fins des contributions supplémentaires. (je l’ai vécu).

 

Les cantons romands sont les mauvais élèves (1.4 milliards à renflouer pour Vaud, 6 milliards pour Genève) et les suisses allemands font mieux (je ne suis pas étonné par la rigueur germanique).

 

Je me permets de vous remettre un article de  mai 2012 qui date un  peu, mais reste d’actualité: Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je) et qui traite de la caisse de Neuchâtel notamment.

 

ABVL: Le Bateau « Italie », une cause à défendre

mai 8th, 2014

Me voilà de retour après un mois de pause.

Avant de reprendre les articles financiers et boursiers (tout à l’heure !). Je me fends d’une petit billet pour une cause qui me tient à cœur. Les magnifiques bateaux de la CGN !

Ces splendides bateaux à aubes sont à conserver et font partie du patrimoine du Lac Léman

L’ABVL (association des amis des bateaux à vapeur du Léman) lance une collecte de fonds pour restaurer le bateau ITALIE (http://www.abvl.ch/images/stories/pdf/Mailing_ABVL_avril_2014.pdf)

Le flotte lacustre est composé de 8 bateaux:

  • Le Simplon
  • La Suisse
  • Le Montreux
  • La Savoie
  • Le Rhône
  • L’Helvétie
  • Le Vevey
  • L’Italie

Voici quelques photos dans le désordre

Bateaux_CGN Web_vevey--672x359 cgn-la-suisse S/S Montreux arrivant hlp d'Ouchy à Genève (bol d'or) S/S Simplon vu du S/S Savoie, en route pour la parade navale 2012 à Morges CGN_Hv2_high S/S Rhône en course 105 peu après son départ de Rolle, vu du M/S Lausanne en course 102 CGN_It3_high

L’ABVL mène depuis 2008 une recherche de fonds privés en faveur du bateau Italie et grâce aux donateurs 2/3 des coûts de la rénovation générale est assuré.

J’ai donc fait un don. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

J’encourage – tous ceux qui veulent voir nos bateaux continuer de naviguer – à faire de même (et comme d’habitude, je ne touche rien, c’est une démarche personnelle)

 

Merci de votre aide !

Ils étaient huit hier, ils sont six aujourd’hui. Combien seront-ils à l’avenir ? Nous voulons voir naviguer à nouveau les huit bateaux à roues à aubes de la CGN. Merci d’agir aujourd’hui avec nous pour nous aider à sauver le bateau « Italie », fleuron mythique de la flotte historique de la CGN.

Versements depuis la Suisse :

La Poste Suisse compte 17-197675-0
IBAN CH61 0900 0000 1719 7675 0

Versements depuis la Suisse ou l’étranger :

UBS compte en Francs suisses 243-458957.01H
IBAN CH62 0024 3243 4589 5701 H
BIC UBSWCHZH80A

UBS compte en Euros 243-458957.61K
IBAN CH68 0024 3243 4589 5761 K
BIC UBSWCHZH80A

Remarque: Les dons versés à l’ABVL sont déductibles de vos impôts, notre association étant reconnue d’utilité publique.

P.S. Votre soutien et générosité méritent reconnaissance. Si vous choisissez d’effectuer un don de CHF 300.– à l’ABVL, votre nom figurera sur le tableau des donateurs à bord de l’Italie rénové et la CGN vous offrira une carte journalière en première classe. Pour les montants dès CHF 500.– et plus veuillez nous consulter (autres prestations incluses (cartes journalières 1ère classe ou abonnement généraux 1ère classe)

Versements depuis la France, aussi :

Lyonnaise de Banque compte en Euros 00032572501
IBAN FR76 1009 6182 2900 0325 7250 178
BIC : CMCIFRPP

Crown Point Energy update 35

avril 10th, 2014

Bonjour,

voici une petite mise à jour sur le titre qui est beaucoup remonté depuis ses bas (très bas !)

Quelques recommandations avec des objectifs de cours

Crown Point Energy Inc : Canaccord Genuity starts with speculative buy rating

Crown Point Energy Inc : Canaccord Genuity starts with target price C$1.50

28.02.2014: Cormack: Recommendation Target Price: 1 CAD10 Well Drilling Program At Tierra Del Fuego To Begin In April With Rig Contract Signing

28.02.2014: M Partners:  CROWN POINT ENERGY LTD. (CWV-TSXV, $0.79) 12-Month Target: $1.25  CONTRACT SIGNED TIERRA DEL FUEGO DRILLING APPROACHES

27.03.2014: Mac Kie research objectif 1.55 CAD: http://seekingalpha.com/instablog/6360551-malcolm-shaw/2791273-mackie-research-launches-coverage-on-crown-point-energy-with-a-c-1_55-target-price-and-a-buy-rating

CWV

, TIERRA DEL FUEGO DRILLING APPROACHES

 

 

 

Billet invité: Léonard Sartoni sur la chute de l’or de ces derniers jours, la MM 200 jours et le golden cross

mars 25th, 2014

Bonjour,

Je pense que nous arrivons à un test très important pour l’or au seuil des $1300, sans doute le test le plus important de l’année. Les volumes de vente sur le GDXJ (fonds de mines d’or junior) hier ont battu tous les records. La cassure de la MM50jours pour l’indice phare des mines d’or, le HUI, a déclenché une grosse panique et beaucoup d’investisseurs ont sauté par les fenêtres sans se poser de questions.

Pour moi, il y a deux explications possibles:

La première, c’est une correction brutale mais normale pour les mines qui a déclenché un mouvement de panique, pendant que l’or était simplement en train de revenir sur sa MM50jours et sa MM200jours, précisément à $1300. Et coïncidence, ces deux MM sont justement en train de se croiser et d’émettre un puissant signal haussier de golden cross! La volatilité naturelle des mines d’or connaît parfois de brusques épisodes très déconcertants.

La seconde, c’est que deux jours avant le discours de la Fed, les manipulateurs ont décidé de reprendre le contrôle du marché de l’or en lançant de puissantes frappes pour casser sa reprise haussière, dans le but de le faire casser ses MM et détruire le signal haussier qu’allait envoyer le croisement des MM. Le fait que les mines aient si violemment plongé hier pourrait valider un tel scénario.

Pour mémoire, en 2013, les mines avaient agi en indicateur avancé pour les déboires à venir du marché de l’or. Donc on peut encore leur laisser le bénéfice du doute avec cette légère cassure, mais pas trop! Soit les mines
parviennent à re-clôturer assez rapidement au-dessus de leur MM200j (230 points pour le HUI) ou du moins à ne pas excéder 8% de débordement relativement à leur MM200jours, soit il faudra admettre que les  manipulateurs sont de retour et qu’il faudra laisser passer le rouleau compresseur, donc sortir du marché des mines d’or. Quitte à revenir plus tard s’il s’agit d’une fausse cassure.

L’historique des reprises du marché haussier de l’or en 2001 et en 2009, est riche en enseignements sur les légers débordements (false breakdown) sous la MM200jours, juste après le golden cross!

voir les graphiques joints:

gold et golden cross de 2001

golden cross de 2001 pour les mines d'or

 

mines d'or en 2008

gold et golden cross de 2009

 

golden cross de 2014 pour l'or

 

golden cross de 2014 pour les mines d'or

 

Pour l’heure je reste positif sur ce test en cours de la MM200jours pour l’or, mais en gardant un oeil attentif aux valeurs relatives des débordements, autant pour l’or que pour les mines. Une franche cassure indiquerait pour moi le retour en force des manipulateurs pour achever de casser la psychologie de ce marché avant l’entrée en phase de hausse parabolique. Mais contrairement à 2013, les mains faibles ont déjà toutes soldé leurs positions, et l’or restant dans les ETFs va être beaucoup plus difficile à déloger. La tâche pour les manipulateurs va devenir de plus en plus ardue et les déclarations publiques négatives de Goldman Sachs sur les perspectives de l’or risquent de ne plus toucher grand monde. Sur le long terme, plus la manipulation durera, et plus le mouvement de détente sera violent et désordonné pour revenir au prix que fixerait le marché libre, c’est-à-dire bien au-delà des $3000.

Le chemin vers la reprise du marché haussier de l’or ne ressemble pas à un long fleuve tranquille!

Léonard Sartoni

 

 

Vidéo: Ma vie est une statistique, devenir millionnaire

mars 17th, 2014

On peut se baser sur ce reportage pour devenir millionnaire !?!?

L’important – semble-t-il – c’est l’investissement des parents dans les études des enfants (peu importe le niveau social)

…ou sinon devenir banquier (humour)