Contre toute attente (sauf pour le contribuable suisse qui est, bien sûr, au courant) le paradis fiscal ne se situe, de toute évidence, pas en Helvétie.
Pourquoi ? Parce que même si les démagogues de pays entourants la Suisse veulent faire croire en une Confédération Helvétique paradisiaque du point de vue de l’impôt, force est de constater que ce n’est pas le cas.
Les disparités cantonales sont flagrandes et poussent parfois les contribuables suisses à déménager de 500 mètres pour changer de canton ou de commune.
Dans le tableaux ci-après on constate les taux d’imposition des personnes physiques en Suisse suivant les cantons de résidence.
Ne figure pas dans ce tableaux, l’impôt fédéral direct (anciennement appelé la défense nationale) qui fût un impôt en cas de guerre et qui, comme tous les impôts provisiores, est resté.
Simplement on lui a changé sa dénomination.
Pour information, le taux d’imposition global d’un haut revenu et fortune frise les 60% en Suisse, 44% pour les impôts totaux, 0.7% sur la fortune, 10.5% pour l’AVS, 1% pour l’assurance chômage etc..

Ci-après une article au sujet du canton de Zurich, Cela montre bien »l’arbitrage fiscal » (source le temps)
zurich concurrents directs
La concurrence fiscale pénalise ce grand canton.
Il faut savoir que ce canton a soumis, très récemment, à votation l’abolition des forfaits fiscaux.
Les votants ont accepté l’idée et se sont magnifiquement tirés une balle dans le pied.
On peut discuter des heures sur le bien-fondé des forfaits fiscaux, mais ce qui a été occulté, c’est que les bénéficiaires de forfaits dépensent aussi beaucoup d’argent en dehors de leurs cotes d’impôts, ceci pour alimenter leurs trains de vie. Il procurent du travail aux entreprises locales, etc.
En les « chassant », Zurich a perdu des revenus et les cantons alentours en ont gagné. Et les partisants de l’abolition vont voir leurs impôts augmenter prochainement.
L’opposé du paradis, c’est l’enfer me semble-t-il.
Si le paradis(fiscal) existe et qu’il est décrié de par le monde, c’est parce qu’il existe des enfers fiscaux et que leurs habitants les fuient.
Je laisse à tous les lecteurs le soin de réfléchir à ce qui suit:
»We are fast approaching the stage of the ultimate inversion: the stage wherethe government is free to do anything it pleases, while the citizens may act only by permission; which is the stage of the darkest periods of human history, the stage of rule by brute force. »
Ayn Rand